Pau signe un parcours impressionnant avec huit victoires en autant de journées - Icon Sport
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Pro D2 - Cinq raisons qui font de Pau une machine à gagner

Ces cinq raisons qui font de Pau une machine à gagner
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 10/03/2015 à 16:48 - Publié le 21/10/2014 à 15:20
Par Marc Bruno - Le 10/03/2015 à 16:48

Invaincue après huit journées, la Section Paloise mène un train d'enfer en tête du championnat. Mais comment cette équipe qui a échoué deux fois en finale et joué deux demi-finales ces cinq dernières saisons a-t-elle franchi un tel palier ?

Une nouvelle méthode

Elle s'appelle la méthode Mannix. Le Néo-Zélandais a pour maîtres mots: la rigueur, le travail et l'exigence. Cette méthode est basée sur des entraînements plus courts, mais plus intensifs, durant lesquels l'exigence est permanente. On ne rigole pas sur la plaine du Hameau. Pendant les séances, le manager sportif est tout aussi capable de monter dans les tours quand un joueur laisse échapper un ballon, que d'applaudir, quand un mouvement est rondement mené. La venue d'Eliott Corcoran, dans les bagages de Simon Mannix, en tant qu'analyste vidéo a également chamboulé la vie du club. "Aujourd'hui la vidéo est utilisée à la Section paloise comme jamais elle ne l'a été auparavant", assure Mannix. Éliott Corcoran filme tout. Dans un souci d'améliorer chaque détail, quinze minutes après une séance d'entraînement les joueurs ont les images à disposition sur des ordinateurs.

L'apport des recrues

En misant sur la qualité plutôt que sur la quantité, le staff a mis dans le mille. Vincent Campo au talonnage, Abdellatif Boutaty, en deuxième ligne, James Coughlan, en numéro 8 et Damien Traille, trois-quarts centre, ont énormément apporté en expérience et sérénité. Le plus charismatique est sans nul doute Damien Traille et ses 86 sélections en équipe de France. Le numéro 12, âgé de 35 ans, qui a fait ses classes à la Section avant d'évoluer à Biarritz, impressionne par son professionnalisme. "C'est un bonheur de travailler avec ce grand monsieur du rugby français, se réjouit Simon Mannix. Son implication au terme d'une si belle carrière est impressionnante". À ces recrues de choix, il convient d'ajouter le retour au club de Samuel Marquès, mûri par ses deux saisons passées à Albi, et l'arrivée au poste de pilier droit de Giorgi Natsarashvili. Ce dernier moins connu que les autres s'avère être un précieux élément.

Damien Traille, l'une des recrues phares de Pau
Damien Traille, l'une des recrues phares de Pau - Icon Sport

Un staff étoffé

Jusqu'à présent le staff était composé d'un trio: Joël Rey, David Aucagne et Christophe Savio en tant que préparateur physique. À l'intersaison, cette petite équipe a été multipliée par deux. Désormais une armada est au service du groupe. Au-delà de Simon Mannix, patron du sportif, Andrès Bordoy assure un travail spécifique avec la mêlée, sous la houlette de Joël Rey, et Frédéric Manca, s'occupe du jeu au pied en lien avec David Aucagne. Quant à Eliott Corcoran son œil traîne partout. Sa présence permanente caméra en main permet à l'Irlandais de dire à tout moment aux entraîneurs où se situe physiquement tel ou tel joueur.

Une mêlée qui avance

Souvent malmenée ces dernières saisons, la mêlée paloise était en souffrance. Aussi, au-delà du recrutement de Natsarashvili, fallait-il renforcer ou pas la première ligne ? Un moment sur la piste de Falefa, la Section n'a pas donné suite en raison des atermoiements de ce dernier. Pas sûr d'ailleurs que ce joueur, a priori fantasque, aurait apprécié la rigueur Mannix. Les retours de Julien Jacquot, remis d'un souci récurrent aux côtes et celui de Péni Fakalelu, rétabli d'un pied, ont favorisé les desseins palois. Là aussi le travail a payé. Avec les mêmes hommes que l'an dernier, plus le Géorgien, la mêlée paloise est désormais conquérante. "Joël et Andrès font un excellent travail, souligne Mannix. Nous sommes justes plus exigeants avec ces joueurs. Du coup, ils sont mieux préparés et ça se voit le week-end".

David Aucagne et Joel Rey, les deux entraîneurs de la Section paloise
David Aucagne et Joel Rey, les deux entraîneurs de la Section paloise - Icon Sport

De la constance

La constance à Pau est devenue un leitmotiv. Constance dans les résultats et au niveau de l'effectif. Avant d'entamer le championnat, Simon Mannix avait indiqué la voie. "Je ne veux plus que cette équipe ait des résultats en dents de scie, prévenait-il. À l'exemple des All Blacks, elle doit être performante sur la durée". Force est de constater que le message a été reçu cinq sur cinq. La Section est toujours invaincue après huit journées de compétition. Du jamais vu en Pro D2 en ouverture de championnat. Côté effectif, les années précédentes Joël Rey et David Aucagne avaient l'habitude de faire tourner les joueurs. Simon Mannix a une stratégie diamétralement opposée. Il a constitué un groupe de 23 à 28 joueurs sur lequel il s'appuie en permanence. Malheur à ceux qui ne sont pas montés dans le train au bon moment. Parmi ceux restés sur le quai de gare figurent Damien Fèvre, Clément Bourgeois, Jean-Marc Mazzonetto et à un degré moindre Martin Prat et Nicolas Décamps. En revanche, Simon Mannix n'hésite pas à faire confiance aux jeunes quand des cadres sont blessés. Ainsi Kévin Firmin, Bastien Pourailly et Marika Vunibaka, tous trois pensionnaires du centre de formation, ont été appelés depuis le début de saison.

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