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Pro D2 - A la recherche d’un club, Matthieu Nicolas s’entraîne avec Bourgoin

A la recherche d’un club, Nicolas s’entraîne avec Bourgoin

Par Laurent Genin
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Dernière mise à jour Le 17/07/2014 à 11:54 -
Par Laurent Genin - Le 17/07/2014 à 11:54
Non conservé par Grenoble à la fin de saison dernière, le trois-quarts aile Matthieu Nicolas est depuis au chômage, en quête d’un club professionnel qui serait prêt à l’accueillir. En attendant, il participe depuis une grosse dizaine de jours aux séances du CSBJ, où il s’est révélé.

Les dernières nouvelles de l’ailier Matthieu Nicolas remontaient à début juillet, où il prenait part au stage organisé à Colomiers par Provale, le syndicat des joueurs professionnels, pour les chômeurs. "C’était intéressant pour plusieurs aspects", explique Nicolas, que l’on a retrouvé à Bourgoin mercredi. "Le premier, c’est de rencontrer des joueurs dans sa situation. On se rend compte qu’on n’est pas tout seul. Ensuite, c’est de pouvoir côtoyer un club. S’entraîner avec Colomiers pendant deux jours, de retrouver un esprit d’équipe, un collectif, c’est important. Et puis, on a commencé aussi à parler de reconversion car on se rend compte qu’une carrière de rugbyman peut s’arrêter à un moment que l’on n’a pas choisi. Ça nous a fait prendre conscience qu’il y a pas mal de possibilités pour l’après-rugby."

Malheureusement pour l’ancien Castrais et Grenoblois, depuis ce stage, il n’a toujours pas retrouvé de club. Et la situation devient très compliquée. "En France, le marché est clôturé pour moi en Top 14 et Pro D2. Maintenant, c’est soit j’attends une place de joker médical ou de joueur supplémentaire en Top 14 ou Pro D2, soit c’est une piste à l’étranger, en Angleterre. Les mutations en Fédérale sont aussi ouvertes jusqu’au 30 septembre. Pour l’instant, j’essaie de bien me préparer pour être prêt si un club pro m’appelle."

Péclier: "Il est en très bonne forme"

Justement pour se maintenir en forme et être opérationnel très rapidement en cas de coup fil libérateur, il a demandé à pouvoir s’entraîner au CSBJ, où il a évolué de 2005 à 2009. "Quand j’ai vu que je n’avais pas de club, j’ai pensé spontanément à Bourgoin pour venir m’entraîner avec eux. J’ai pris mon téléphone, j’ai appelé Camille Levast (ancien joueur du CSBJ et désormais manager du club) et je lui ai demandé s’il était d’accord pour que je vienne m’entraîner au CSBJ le temps que je retrouve un club. Il a gentiment accepté de m’accueillir pour que je continue de me préparer dans de bonnes conditions. Je connaissais Camille, les entraîneurs et beaucoup de joueurs aussi", précise Matthieu Nicolas.

Matthieu Nicolas, en rouge au premier plan, discute avec Jérémy Gondrand, assis sur le ballon avec la chasuble bleue
Matthieu Nicolas, en rouge au premier plan, discute avec Jérémy Gondrand, assis sur le ballon avec la chasuble bleue - Rugbyrama

Les Ciel et Grenat sont heureux de pouvoir rendre service à un garçon qui avait laissé de bons souvenirs en Isère. "Humainement, c’est un bon mec", indique Alexandre Péclier. On le connaît bien à Bourgoin. Il a les vraies valeurs de la 'Berjallie'." Et physiquement, il semble en bonne condition, à écouter l’entraîneur des trois-quarts du CSBJ. "Il est en très bonne forme. C’est un joueur qui était en Top 14 à Grenoble, physiquement, il y a zéro souci. Et puis, après, on connaît ses qualités rugbystiques. Il fait partie entièrement du groupe pendant les entraînements. S’il peut même nous amener un plus pendant les séances, ça nous fait plaisir."

Nicolas: "Peut-être qu’on n’a pas visé les bons clubs au départ"

Pourquoi ce joueur qui a quand même une petite côte dans le milieu, se retrouve-t-il dans une situation si difficile aujourd’hui ? L’intéressé donne des éléments d’explication. "Comme je l’ai déjà dit, peut-être qu’on (avec son agent) n’a pas visé les bons clubs au départ. On a peut-être trop attendu de gros clubs au départ. Et puis il y avait des pourparlers qui n’ont finalement pas aboutis au dernier moment. On s’est retrouvé tard dans la saison… Il y a aussi de gros écarts entre des budgets de Top 14 et de Pro D2. Les clubs de Pro D2 n’ont pas forcément de budget pour des postes de trois-quarts aile qui ne sont pas leur priorité." En tout cas, Matthieu Nicolas fait le maximum pour essayer de poursuivre sa carrière dans le rugby, sa "passion".

Matthieu Nicolas face à Jonny Wilkinson - Grenoble Toulon - 31 août 2013
Matthieu Nicolas face à Jonny Wilkinson - Grenoble Toulon - 31 août 2013 - Icon Sport
 
 

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  • Bestiassou21/07/2014 19:38

    Le problème c'est qu'il ne baissera surement pas son salaire à cause des indemnités chômage. Il touchera moins en jouant en ProD2 qu'en restant couché sur son canapé. Et si il va en fédérale, il touchera certainement plus qu'en ProD2! Bref, seul un club de Top14 peut lui assurer des revenus équivalents sauf que, vu le niveau (joueur/TOP14), personne n'en veut malgré son statut "Jiff" que son agent doit en plus avoir cherché à monnayer.

  • Babakoul20/07/2014 03:34

    C'est le contraire : on n'a pas assez de talents aux ailes. Et dès qu'un mec est un peu bon, avec son statut Jiff, il demande un salaire d'international. Il le dit lui-même dans l'interview : lui et son agent se sont "peut-être" un peu planté. En décodé : je me suis vu beau et j'ai demandé un salaire que je valais pas. Il y en a marre de tout mettre sur le dos des étrangers !

  • Pizzapanucci18/07/2014 15:00

    Tomamichel, c'est un cousin éloigné de Jacquieetmichel? Alors, Merci qui? (oui oui je sors, mais c'était obligé)