Pro D2

Agen avance caché

Demi-finaliste malheureux face à Oyonnax, le SU Agen revient avec beaucoup d’appétit dans le championnat de Pro D2, sans pour autant céder à un enthousiasme excessif. C’est avec pragmatisme que le club lot-et-garonnais aborde ce nouvel exercice.

 
Agen avance caché - Rugby - Pro D2  Eurosport
 

Non, Agen n'a pas attrapé la folie des grandeurs. La qualification pour la phase finale la saison dernière n'a pas fait tourner les têtes. Il faut dire que le club a inscrit son projet sportif dans des délais à moyen terme, et personne "n'a le couteau sous la gorge" pour travailler comme aime à le rappeler l'entraineur, Christian Lanta. Bref, le groupe prépare sereinement le prochain exercice, ce qui n'empêche pas le club de se fixer des objectifs : "Nous travaillons pour une montée en trois ans. La première année s'est très bien passée. Maintenant, ce qu'il ne faut pas faire c'est se mettre une pression bête et précipitée, nous devons nous restructurer à tous les niveaux. Le groupe est jeune - 24 ans de moyenne d'âge - et nous ne comptons que 28 contrats pros. C'est peu et c'est fragile. On ne peut pas avoir la prétention de jouer la première place. Restons crédible et réaliste."

Le refus de l'étiquette de favori

Lanta refuse donc de placer son équipe comme un épouvantail potentiel du championnat, et préfère faire monter la côte des anciens pensionnaires du Top 14. Ainsi il n'est pas avare quand il s'agit de vanter les mérites de Dax, premier adversaire des Agenais pour la reprise : "Oui on appréhende ce déplacement. Ils sont favoris pour la remontée. Ils ont une gestion intelligente de leur équipe et ont gardé un groupe stable. De plus, ils ne sont pas traumatisé par la descente. Bref, on s'attend à jouer une équipe qui est sur un rythme de Top 14. La vraie surprise de ce championnat serait que Dax et Mont-de-Marsan n'assume pas leur statut de favoris." Pourtant, il est obligé de concéder que son équipe, compte tenu de sa deuxième place, ne sera pas perçue de la même façon par ses adversaires : "C'est bien d'apprendre à jouer avec une certaine pression et d'être attendu. Cela fait partie de la marge de progression de nos jeunes, ils doivent réussir à gérer l'événement." Une qualité qui leur a fait défaut lors de la demi-finale face à Oyonnax.

Des joueurs fidèles

Le coach va en tout cas pouvoir s'appuyer sur la majorité du groupe de la saison passée. C'est l'option de la continuité qu'ont choisi les dirigeants du SUALG. Hormis le départ du troisième ligne Fabrice Culine parti pour le Racing, le club a réussi le pari de garder toutes ses forces vives, qui ont fait d'Agen la meilleure attaque du dernier championnat, avec la bagatelle de 87 essais marqués. C'est d'autant plus frappant, que tous les joueurs ont resigné très tôt dans la saison. Un signe de la confiance qu'ils portent au club. Au rayon renfort, Agen pourra compter sur l'apport de deux anciens pensionnaires du Super 14, les centres de la Western Force, Scott Daruda et Junior Pelesasa. Bien qu'étant assez jeunes, leur expérience sera un bonus important pour guider les trois-quarts lot-et -garonnais.

Agen monte en puissance, et a gagné ses deux premiers matchs amicaux, avant celui vendredi prochain contre les Saracens, un vrai test pour "aller dans le dur", dixit Lanta. Doit-on croire le technicien agenais quand il déclare qu'une cinquième place le contenterait ? Est-ce un excès de prudence ? Pas à en croire Christian Lanta : "Non, je suis juste réaliste, pas prudent. On ne peut pas gagner en étant prudent."

 - Rugbyrama
 
 
 
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