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PREMIERSHIP - Finale : Face au prétendant Exeter, les Saracens veulent poursuivre leur règne

Face au prétendant Exeter, les Saracens veulent poursuivre leur règne

Le 25/05/2016 à 11:33Mis à jour Le 25/05/2016 à 12:16

PREMIERSHIP - Cette finale du championnat anglais est avant tout une histoire de grande première. Pour Exeter, ce sera l'occasion d'ajouter son nom au palmarès du rugby anglais tandis que pour les Saracens, le but est de confirmer leur règne sans partage sur l'Europe et l'Angleterre en réalisant le doublé.

"Si quelqu'un m'avait dit, quelle équipe souhaites-tu jouer si tu accèdes en finale du championnat, j'aurai répondu sans hésitation les Saracens", confiait Rob Baxter peu après la victoire d'Exeter sur les Wasps (34-23) en demi-finale. Un vœu devenu réalité pour celui qui a emmené les Chiefs vers les sommets.

Encore en deuxième division, il y a 7 ans, le club du sud-ouest de l'Angleterre réalise un parcours météoritique. Monté en Premiership à l'issue de la saison 2009-2010, Exeter progresse année après année, de la finale de deuxième division gagnée face à Bristol à la première qualification en Coupe d'Europe en 2012. Les Chiefs remportaient ensuite leur premier titre majeur en 2014 (la coupe anglo-galloise), avant de chuter cette saison en quart de finale de Champions Cup face aux Wasps.

Il semblerait que plus rien n'arrête la tribu de Rob Baxter pour qui tout est histoire de "première" comme ce samedi ou ils affronteront les Saracens en finale sur la pelouse de Twickenham à 16 heures. Les Sarries qui pourraient bien réveiller Exeter en plein rêve, les Londoniens possédant deux atouts indéniables sur leurs futurs adversaires. Des atouts psychologiques car les hommes de Mark McCall ont vaincu à deux reprises les Chiefs cette saison et possèdent l'avantage de l'expérience pour avoir déjà disputé des finales.

La joie d'Exeter après la victoire contre les Wasps en demie

La joie d'Exeter après la victoire contre les Wasps en demieIcon Sport

Un paramètre qui n’effraie pas Henry Slade. Étincelant depuis son retour de blessure, le jeune arrière polyvalent des Chiefs croit en la force du collectif d'Exeter : "On a surpris beaucoup de monde mais au fond nous ne sommes pas étonnés par nos performances. On sait tous que l'équipe en est capable, on a emmagasiné beaucoup de confiance et on va s'en servir ce samedi".

Les Saracens à l'heure du couronnement

"On savoure le fait d'avoir la possibilité de défendre notre titre et de réaliser le doublé. Jouer une finale, c'est avant tout une chance et je ne me fait aucun souci quant à l'état d'esprit des joueurs pour cette rencontre", expliquait Mark McCall au micro de BBC sports après la victoire contre Leicester (44-17) en demi-finale. Chez les Saracens, la volonté d'aller chercher le doublé ne fait aucun doute et ce malgré l’interrogation autour de la participation de leur ouvreur, Owen Farrell, à la finale. Touché aux côtes sur un énorme plaquage de son futur coéquipier en sélection nationale, Ellis Genge, le buteur pourrait manquer le grand rendez-vous.

Un problème pour les Sarries dans leur quête d'un troisième titre de champions d'Angleterre, d'autant qu'Owen Farrell sait se montrer précieux lors des matches couperets. Rappelons que c'est son adresse au pied qui a offert la Champions Cup face au Racing (9-21) avec 7 pénalités réussies, soit tous les points de son équipe.

Charlie Hodgson jouera son dernier match ce samedi à Twickenham

Charlie Hodgson jouera son dernier match ce samedi à TwickenhamIcon Sport

Mais les Saracens ont-ils besoin de s’inquiéter ? Pas vraiment. Question tirs aux buts, Mark McCall pourra s'appuyer sur la botte de Charlie Hodgson - meilleur réalisateur de l'histoire du championnat avec 2 525 pts - qui jouera le dernier match de sa carrière. En plus, il y aura fort à parier que la défense des Sarries fera encore des ravages. Le "Wolf Pack" voudra dévorer les Chiefs, comme il l'a anéanti Leicester. Avec pour chefs de meute Brad Barritt, auteur de 12 plaquages contre les Tigers, ou Schalk Brits (10 plaquages) et surtout le tenace Will Fraser et ses 15 plaquages sur les 128 réussis par les Saracens en demie.

Les Londoniens pourront aussi compter sur un Chris Ashton revanchard après sa non-sélection en équipe nationale et sur le meilleur joueur du championnat en la personne d'Alex Goode. Déjà sur le toit de l'Europe, il reste 80 minutes à la machine à gagner du rugby anglais pour espérer poursuivre son règne.

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