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La chronique de H. Broncan

La chronique de H. Broncan

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 07/09/2007 à 12:24 -
Par Eurosport - Le 07/09/2007 à 12:24
Retrouvez les pas perdus d'un coach, la chronique d'Henry Broncan, l'entraîneur du SU Agen. Avec son avis sur les Bleus, bien sûr.
 

Cette semaine, j'ai été invité à tenir une chronique quotidienne dans l'HUMA ; rassurez-vous, il ne s'agissait que de légers articles... en dernière page mais comme je commence toujours la lecture d'un journal par la dernière page ( !), j'ai essayé de m'appliquer. Pris par le temps - il y a beaucoup de travail pour constituer un pack compétitif au SUA - et comme vous n'avez pas lu l'HUMA, je vais me contenter de reporter sur Rugbyrama le contenu de cette chronique.

Simplement, je voudrais ajouter que je n'ai jamais eu le loisir de faire de la politique, sans doute influencé par l'avis d'une grande tante : "Henry, ne fais jamais de la politique : tu es trop fragile ! "... Elle ne connaissait pas le monde du rugby !!! Sous la tutelle d'un Président de génie, PB, bien sûr du LSC, à partir de l'âge de 18 ans j'ai toujours voté communiste au premier tour, socialiste au second... sauf une fois où comme vous, j'ai porté Chirac. Par contre comme j'ai toujours refusé de porter un uniforme - ça va être dur au SUA - de rester enfermé dans un salon, devant la TV et même dans une salle de classe - je voulais toujours faire des sorties avec mes élèves - je n'ai jamais accepté d'être encarté dans un parti. L'histoire du XXème siècle, les progrès sociaux, ma passion pour la Résistance... m'ont conduit vers le PC... français tout en restant parfaitement critique sur son passé.

Lundi 3 septembre :

Ils sont rentrés, ce matin, les profs de France : les anciens jouant les blasés, vieux cartable retrouvé la veille, à peine dépoussiéré ; les " bleus " à la volonté de s'intégrer - dans ce métier, pas de cavalier seul - tenues soignées - surtout elles -, même dans la désinvolture apparente. Dans la salle à casiers qui leur est attribuée, déjà tapissée par les affiches syndicales : bises, accolades, brouhahas, présentations : "Je suis la nouvelle enseignante en latin..." Le briscard lâche : "Si j'avais eu une prof comme elle, je crois que j'aurais apprécié les déclinaisons..." Et chacun de raconter ses souvenirs de vacances : les sables de Valras et du Kalahari, la ferme auberge de Mussidan et le camping de Moliets, la country de Mirande et le jazz de Marciac (je suis gersois !), les fjords de Norvège et le lac de Samatan... L'université d'été du PS et les éléphants du Congo.

Neuf heures, la ponctualité est de mise, la première sonnerie et l'assemblée générale autour du principal et de son équipe administrative. Discours d'ouverture lourd, long, confus malgré les paquets de polycopiés distribués mais illisibles... Les habitués échangent à voix basse sur les déboires de l'athlétisme français, sur la composition de l'équipe de France de rugby : Skrela ou Michalak à l'ouverture ? Mignoni ou Elissalde à la mêlée ? "Sarkozy tranchera !" Quelques "fayots" nous font les gros yeux ; aucun effet, la vieille garde ne se laisse jamais impressionner.

Vers 11 h 30, quelques murmures, concentration : c'est le début des lamentations. "Une seule demi-journée de repos...", "Des maths le vendredi soir à 16 heures...", "Et toujours les mêmes qui sont professeurs principaux."

Pas d'inquiétude, ils seront là demain devant leurs élèves. J'ai été prof pendant trente-cinq ans, bien sûr mal payé, mal considéré - les vacances ! -, mais je sais que c'est le plus beau métier du monde, qu'on l'exerce au pied de la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine - je pense à cet ami qui n'a jamais voulu en partir -, ou bien en plein air du Gers, au collège d'Aignan. Je n'ai jamais rencontré que des enseignants formidables, même s'ils sont tous différents - et bien attachés à leurs différences, passionnés -, et ceux qui ne le sont pas quittent vite le navire - inquiets, volontaires, têtus, insoumis... Je sais que les enfants dede mon pays ont la chance de pouvoir compter sur eux... Bonne année scolaire à tous.

Mardi 4 septembre :

Vendredi, la Coupe du monde va démarrer, au Stade de France, avec ce choc si particulier qui verra s'affronter notre équipe nationale, favorite de l'épreuve - avantage territorial oblige -, aux outsiders et fiers Argentins. Stade plein malgré la cherté des places : le rugby se vend et il sera de bon ton, surtout si nos coqs l'emportent, de se montrer près d'eux, aux premières loges. C'est un autre rugby que j'ai connu, en 1960, lors de la signature de ma première licence, dans un club de sous-préfecture, Mirande, capitale de l'Astarac. J'avais seize ans et l'école de rugby n'existait pas.

Notre apprentissage, nous l'avons fait avec de vieux cuirs de récupération, dans le pré commun du village, en jouant à 4 contre 4, parfois à 1 contre 1 et même à 1 contre 0, ce qui nous permettait d'acquérir un mental de vainqueur.

Les arbres eux-mêmes se mêlaient de la partie et je me souviens très bien d'un plaquage plein-bois qu'un de mes camarades avait subi de la part... d'un ormeau.

Je ne devais pas avoir atteint mes dix-sept ans lorsque je fus convoqué pour occuper le poste de demi d'ouverture de l'équipe 1. J'en étais si fier que je me crus obligé de me fendre d'une longue lettre pour en aviser celle qui, à l'époque, était l'élue de mon coeur. L'a-t-elle gardée ? Jouer avec les grands que j'admirais, c'était mieux que réussir le bac 1re partie.

C'est surtout la discussion technique qui suivit le premier entraînement qui me fit le plus d'impression. Elle eut lieu dans la grande salle du café Glacier qui servait de siège social. Parole au coach : " Les gars, nous rencontrerons, dimanche, (...), club des Hautes-Pyrénées..."

Nous, Gersois, nous ne pouvions pas "encadrer" nos voisins et rivaux bigourdans ; là-bas, on prenait des claques et chez nous on leur rendait ! À la suite du briefing (terme inconnu à l'époque) :

"Je sais - au mystérieux - que cette équipe dispose d'un bon 9 et d'un bon 10 ; toi, X..., tu seras chargé de descendre le premier et toi, Y..., le second... "

Je connaissais Y, par ailleurs charmant moniteur d'auto-école dans la ville ; en rugby il était célèbre par la façon dont il écrasait avec ses crampons les doigts des mains de ses adversaires quand ils avaient le malheur de les placer au sol ! Suite : "Toutes les mêlées, au "casque", tu as compris Victor ?"

Victor ne comprenait que ça : il avait vingt ans de rugby derrière lui et n'avait pu inscrire le moindre essai.

Autre recommandation aux deux centres :

"Et vous, pas de voyage pour rien ; sur toutes les chandelles, je veux un type à terre... "

Le coach m'avait gardé pour la fin : " Et toi, petit, tu passes ton ballon et tu mets le pied en avant, direction la tête des premiers 3es lignes qui te montent dessus : il faut que tu apprennes à te protéger... " Retour sur les " gros " : " et vous, si on touche un seul cheveu de la tête du petit, vous arrivez, tous ensemble, et que votre justice tombe ! ".

Le dimanche suivant, je crois que nos adversaires avaient reçu les mêmes consignes. Ce fut un beau pugilat sous les yeux d'un arbitre débonnaire qui laissa faire, se contentant de distribuer trois ou quatre pénalités, dont deux nous permirent de l'emporter 6-3... Il y a prescription, l'arbitre était le boulanger du village !

Après le match, nous avons failli nous rebattre : nous nous lavions dans le ruisseau près du stade et il était trop petit pour contenir les trente acteurs !

C'était le rugby de mon enfance, un rugby heureusement disparu, mais dont je conserve quand même un excellent souvenir !

Mercredi 5 septembre :

Hier matin, nos chères petites têtes blondes et... brunes ont, quelques jours après ceux de la semaine à quatre jours, repris les chemins des écoliers. Je devine votre soirée passée, parents, à compléter le matériel indispensable à l'éducation de vos enfants. De son côté, Sarkozy, cet homme à tout faire, n'a pas hésité à participer, à sa façon, à la rentrée. Nul doute qu'il sera aussi, vendredi soir, à pousser derrière les Coqs opposés aux Pumas... Présidence, omniprésence !

Nos " petits " Français sont prêts pour affronter les " danseurs de tango". Tout est faux dans la phrase : les nôtres sont des gaillards superbes, et les Argentins sont d'âpres combattants. Ne nous fions pas à la partie de plaisir que les Bleus et les Blancs ont livré, à Bruxelles, le 26 août : ce sera très dur, à Saint-Denis, même si nous paraissons, actuellement, un bon ton au-dessus d'eux.

L'équipe annoncée lundi : un maximum d'expérience en première ligne ; Milloud, Ibanez et De Villiers, incontournables pour contrer les fils de la Bajadita ; la force des Pumas est bien là : dans le retors Roncero, le bouillant Ledesma et le solide Scelzo. Derrière, confiance au duo Pelous-Thion, garantie, là aussi, de métier et d'épaisseur. Chabal devant remplacera le premier pour apporter du dynamisme en seconde mi-temps. En troisième ligne, l'indispensable Betsen est accompagné par Martin, très solide dans le jeu de proximité, et Harinordoquy, sans doute plus habitué au poste de numéro 8, devance Bonnaire, le cueilleur de cerises, et Dusautoir, le ramasseur de fraises. Du beau monde, partout, devant ! À la mêlée, Mignoni, plus dense, est préféré à Elissalde mais ce dernier, plus stratège, saura, depuis le banc, déceler les failles du jeu adverse avant d'entrer.

Triangle d'attaque hyper-solide, à la Fouroux, à la Laporte : Skrela, Traille et Jauzion, puissance, défense et technique et tant pis pour la vivacité. Aux ailes, Rougerie associé à Dominici : toujours le métier mais aussi la récompense logique pour l'implication dans la vie de groupe, le rôle de leader sur et en dehors du terrain, dimensions pas forcément visibles pour le spectateur. Heymans sera immédiatement sollicité par les up-and-under Pumas mais il est en confiance. Michalak rongera son frein sur le banc des remplaçants. Est-il un véritable joker ? N'a-t-il pas besoin - et Chabal peut-être aussi ? - d'être titularisé d'entrée pour s'exprimer pleinement ?

Toute la France du rugby - elle est encore étroite - sera mobilisée, vendredi soir. Nos règles si rébarbatives gênent les non-initiés mais elles sont indispensables : notre jeu est un jeu de combat et ces règles ne sont là que pour protéger l'intégrité physique des joueurs... sinon !

"Allez les petits ", comme disait notre chantre gersois - Mauvezin - du rugby !

Jeudi 6 septembre :

La femme et le rugby ? Longtemps - encore ? - Le rugby fut - est ? - le symbole de la pratique sportive virile par excellence tout comme il fut le symbole du pouvoir blanc en Afrique du Sud : ce rapprochement peut paraître choquant : est-il vraiment inexact ?

Comme beaucoup de joueurs de ma génération, j'ai trouvé normal que ma grand-mère puis... ma mère puis... ma première femme... puis ma seconde femme - un peu plus difficile avec elle - préparent mon sac d'entraînement puis de match et soient les responsables du nettoyage des crampons, chaussettes, shorts, maillots, survêts, K-way, etc. 3 à 4 fois par semaine...J'ai même vu, récemment, des épouses, après les matchs, porter les sacs de leurs champions afin que ces derniers puissent se rendre aux joies de la troisième mi-temps sans bagages superflus et sans... elles ! Par contre, quand le héros réputé invulnérable se blessait physiquement ou mentalement, qui le soignait ? Qui le consolait ?

En 2000, aux Éditions de la Maison des sciences de l'homme de Paris, Anne Saouter, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, a écrit un ouvrage remarquable, Être rugby : jeu du masculin et du féminin. Quant au jeu pratiqué par les femmes, nous l'avons considéré comme une pâle et lointaine copie de " notre " sport, une pratique amusante à regarder, sourire en coin et ironie futile.

Les temps ont changé et les (anciens) machos battent leur coulpe. Elles ont d'abord investi le cadre des dirigeants, comblant les vides laissés par les lassés du bénévolat.

Les voilà secrétaires, trésorières et même présidentes : dans mon Gers, deux clubs, Bassoues - son donjon - et Panjas - son Armagnac - ont le bonheur, à la satisfaction générale, d'être dirigés par deux d'entre elles. Puis, c'est au niveau de l'encadrement sportif qu'on les a découvertes, principalement dans l'encadrement des écoles de rugby (encore mamans ?) ; la meilleure éducatrice du FC Auch est une femme qui pourrait, sans problème, conduire des seniors. C'est chez ceux-ci qu'elles ont du mal à être admises mais ça viendra très vite. D'autres sont devenues journalistes ès-sciences rugbystiques (exemple : Judith Soula, Pascale Lagorce).

Leurs compétences sont reconnues. Alors que les hommes s'embrouillent et se noient dans des expertises physico-technico-tactiques, les femmes comprennent très vite la dimension mentale, essentielle dans ce sport. Elles pigent plus vite que nous les relations des joueurs entre eux, leurs excès ou leurs manques de confiance, l'individualisme de certains, etc. J'ai souvent besoin de leurs yeux neufs pour améliorer mes yeux fatigués !

De plus, le rugby féminin a considérablement progressé : tandis que chez les hommes, les "petites " séries cherchent à copier le haut niveau sans tenir compte des lacunes physiques et techniques, il y a maintenant un rugby de haut niveau, chez les femmes, propre à leurs qualités et le spectacle suit et nous sommes admiratifs ! Il y a quinze jours, invité à un tournoi de rugby à 7 à Buzet-sur-Baïse, j'ai découvert une jeune demi d'ouverture plaquant à la perfection, jouant au pied par-dessus le rideau, attaquant la ligne... je l'ai désignée " meilleure joueuse " du tournoi et il n'y avait aucune galanterie dans mon choix !

Vendredi 7 septembre :

Merci Bernard : grâce à Bernard Lapasset, président de la Fédération Française de Rugby, nous avons ce bonheur de voir la Coupe du Monde se disputer sur notre sol ; longtemps, j'ai cru, qu'avec la domination des anglo-saxons sur notre sport, nous n'aurions jamais cette occasion. Grâce à son opiniâtreté, grâce aussi au travail de son équipe, Monsieur Lapasset va nous permettre de connaître, chez nous l'évènement dont on rêvait. Tout le rugby français va être en fête : dans le Sud-Ouest, à Habas, Fleurance, Samatan... Les commerçants ont décoré leurs vitrines, les écrans géants envahissent les stades pour réunir les supporters et comme le soleil se réveille enfin, nous n'attendons que du bonheur dans cette épreuve.

Nous sommes heureux aussi que de petites nations puissent y participer. Bien sûr qu'il y aura des rencontres disproportionnés et on pense tout de suite au Portugal promis au pire face aux All-Blacks mais quel honneur pour Penalva et les siens d'affronter les meilleurs joueurs du monde.

Je suis consultant des Géorgiens ; ils savent les difficultés qui les attendent : Argentine, Irlande, France mais jouer à Marseille, match au vélodrome plein jusqu'à la gueule et disputer leur finale, à eux, contre la Namibie, à Lens, quels souvenirs !

Hier, j'ai passé la soirée avec Harry Dumitras, ancien numéro huit de l'équipe de Roumanie : 3 Coupes du Monde, 2 en tant que joueur, 1 en tant qu'entraîneur. Son fils Iulian sera l'arrière de la formation des Carpathes. Je ne saurais reproduire la formidable richesse des mots qu'il a exprimée pour me parler des compétitions qu'il avait connues et tout ce qu'il attendait, pour son pays, de celle qui arrivait. Il est question de réduire à 16 les engagements pour la prochaine épreuve : ce serait vraiment dommage de se priver du Portugal, de la Géorgie, de la Namibie, du Tonga...

Il faut aider ces petites nations du rugby à se développer. Elles ont du potentiel ; il y a d'excellents joueurs chez eux ; la preuve, les recruteurs français y font leur marché.

Ce soir, parce que nous sommes largement favoris, attention aux Pumas.

Côté Agen, comme nous n'avons plus aucun international dans l'équipe de France, on suivra, avec amitié, la prestation de Lucas Ostiglia, à l'aile de la 3ème ligne argentine : un beau joueur Lucas, appliqué, excellent en touches, très intelligent. Nous comptons beaucoup sur lui au SUA pour la saison à venir. Curieusement Loffreda a pris le contre-pied de Laporte : 5 remplaçants devant et 3 derrière alors qu'on attendait 3 joueurs en première ligne ; l'ex-auscitain et agenais Omar Hasan fait les frais de ce changement de stratégie.

Je suis déçu pour lui ; le coach argentin craint notre jeu de mouvement alors que Bernard Laporte en plaçant 5 remplaçants devant se méfie du jeu dans l'axe des bleus et blancs. Et si nos adversaires, roublards comme leur capitaine Pichot, décidaient autour d'Hernandez et des frères Contepomi de nous attraper sur les largeurs et si les Français avaient décidé de corriger les Pumas sur leur point fort, le pack ?

Réponse cette nuit ; souhaitons beaucoup d'étoiles dans le ciel. Et parce que nous avons gagné, je conclue : Merci Bernard... l'entraîneur !

Pour terminer, je vous avais dit que j'avais eu la chance de rencontrer deux femmes exceptionnelles au début de l'été : dans mon bureau, pour m'interroger, une journaliste indépendante SG travaillant la plupart du temps pour une grande agence de communication. Elle venait me poser des questions et j'ai passé un long et formidable moment à l'écouter : participation, dans le cadre de son métier, à... 8 Jeux Olympiques ! Ça vous parle d'athlétisme, canoë kayak, gymnastique, hand-ball, bobsleigh... ça sait tout sur tous les sports et tout ce qui tourne autour. Quelques jours auparavant, dans le cadre d'une invitation de l'Académie du SUA, auprès de Michel Serres, Francis Cabrel, Philippe Sella etc.

J'ai fait la connaissance de Béatrice Uria-Monzon dont je vous ai également parlé ; j'avais eu l'idée de les faire se rencontrer. De cette aventure, SG a réussi un superbe article repris par quelques quotidiens. Quelques extraits : "Ainsi la voix de Carmen à l'opéra Bastille, la voix de Vénus dans Tannhauser et la voix de Dulcinée dans Don Quichotte se trouvent même des points communs avec les grandes gueules de l'ovale... Béa : "Finalement nous faisons tous un métier public, sur une scène devant des spectateurs à toucher, à émouvoir, à conquérir. Même si j'ai un public aux réactions plus discrètes, nous sommes dans le même délire.

Comme au rugby, un opéra est un sport d'équipe avec les mêmes problématiques comme dépendre de l'autre, communiquer avec l'autre, le comprendre, l'entendre, savoir dans quel état il est, savoir où il se trouve et où il en est puis, savoir l'attendre et le rattraper ". A propos d'Agen " même si vous ne vous intéressez pas, quand une ville respire ainsi le rugby, vous avez toujours une oreille pointée vers la flamme qui l'anime ". Elle se souvient du titre de 1976 " comme tout le monde je suis alors descendue dans le défilé avec le tee-shirt et les chaussettes aux couleurs du club, bleu et blanc. Aujourd'hui encore, j'en conserve un souvenir très précis et très émue, impatiente d'ne revivre un "...

Je me rappelle qu'elle m'avait dit avec fierté : " vous savez au lycée Palissy, mon professeur d'EPS était René Benesis ! " Les Agenais peuvent être heureux d'avoir une telle compatriote !

PS :

Je pars dimanche rejoindre les Géorgiens à Villefranche sur Saône... Nous serons à Gerland contre l'Argentine mardi soir... Nous allons nous accrocher !

 
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