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L'édito de J. Verdier

L'édito de J. Verdier

Par Rugbyrama
Par Rugbyrama - Le 18/10/2007 à 11:37
Le directeur des rédactions de Midi Olympique s'inquiète des réglements de compte qui se profilent dans le rugby français.
 

Tensions

Il fallait s'y attendre. La cuisante défaite contre l'Angleterre n'allait pas manquer de jeter un grand froid sur le paysage du rugby français. Rancoeurs, amertumes, dissensions : tout allait ressortir, inévitablement, entre désillusions et colère. Les lampions du Mondial ne sont pas encore éteints, le match de la troisième place contre l'Argentine pas encore joué, que déjà se profilent les règlements de compte et les petites phrases assassines. Là, c'est Michalak qui dit sa façon de penser du jeu de Laporte et égratigne au passage le Stade toulousain qui ne l'aurait pas fait progresser en quatre ans. Ce sont d'autres joueurs qui prétendent vouloir attendre la fin du Mondial pour donner leur sentiment sur une aventure qu'ils jugent ratée de part en part. Là, ce sont des dirigeants (de clubs, mais aussi des membres de la FFR) qui s'insurgent contre le choix solitaire de Bernard Lapasset concernant le futur entraîneur du XV de France, sinon le maintien dans ses fonctions de Jo Maso sans qu'aucun inventaire du Mondial n'ait été réalisé.

Ici, c'est Serge Blanco, le président de la Ligue, qui souhaite être entendu et n'admet pas davantage que la nomination de l'entraîneur du XV de France soit le seul "fait du prince" du président de la FFR. La Ligue reproche au boss de la FFR, non sans quelque apparence de raison, de fonctionner en 2007 très exactement comme il le faisait en 1991, lors de sa prise de pouvoir.

Je ne le souhaite évidemment pas, mais je sens monter sur fond d'élections à la FFR (Bernard Lapasset doit devenir président du Board et laisser son poste à la tête de la fédé dans les mois à venir) et de succession de Bernard Laporte aux commandes du XV de France une de ces révolutions de palais comme le rugby français sait, mieux que quiconque, les concevoir.

Or, c'est justement le moment qu'a choisi Bernard Lapasset pour annoncer, le nom du successeur de Laporte. La chose devrait être faite, mercredi prochain, à Tarbes.

Deux choses alors : 1 - pourquoi Tarbes et pourquoi pas Maubeuge ou Lons-le-Saunier ? C'est vrai ça ! Après le succès médiatique que fut ce Mondial, la première annonce d'importance de la FFR va se faire au fin fond des Pyrénées... Je n'ai rien contre les Pyrénées, Dieu sait, elles m'ont vu naître. Mais quand même...

2 - pourquoi se précipiter ? Le Tournoi a lieu dans trois mois et rien ne presse. Le meilleur Lapasset aurait entendu le mouvement de colère qui se dessine, feint d'écouter ses partenaires et détracteurs pour choisir, in fine, seul. Mais au moins aurait-il donné le change. Tandis que là, j'ai peur que la colère ne s'exacerbe et que les choses ne s'enveniment douloureusement...

 
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