Virimi Vakatawa lors de l'étape de Glasgow - 5 mai 2014 - Icon Sport
 
Rugby à 7

Seven, Jeux olympiques, VII - France à 7: derniers essais avant la saison fatidique

France à 7: derniers essais avant la saison fatidique

Par Thomas PEROTTO
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 07/05/2014 à 10:28 -
Par Thomas PEROTTO - Le 07/05/2014 à 10:28
Le staff de l’équipe de France à VII aimerait débuter la saison prochaine, qualificative pour les Jeux olympiques de Rio, avec un groupe renforcé. Plusieurs joueurs vont dont être testés sur les derniers tournois. A Glasgow ce week-end, ils étaient quatre "extérieurs" dans l’effectif. Dont le Racingman Virimi Vakatawa et le Castrais Paul Bonnefond, qui pourraient intégrer les Bleus.
 

En 2013, ils disputaient une coupe du monde. En 2014-2015, ils joueront une place pour les Jeux olympiques. Avant ils l’espèrent, de se rendre à Rio en 2016. Forcément, au milieu de tout ça, la saison en cours avait des airs "d'année de transition", comme le répète l’entraîneur de l’équipe de France de VII, Frédéric Pomarel. Ce dernier a donc profité de cette année 2013-2014 pour tester de nouveaux joueurs attirés par la discipline et le projet, avec l’idée, à terme, de les intégrer à son groupe. Il s’explique : "Dans l’idéal, on aimerait le faire passer à 18 éléments, tout en conservant notre partenariat avec le pôle, et en restant ouvert aux joueurs extérieurs". Avec un effectif aujourd’hui à 14 unités, le coach connaît notamment un problème récurrent à l’entraînement : pas toujours facile de mettre en place des oppositions à 7 contre 7 dès qu’un joueur est blessé…

Pour l’avant-dernier tournoi du circuit mondial de la saison, à Glasgow le week-end dernier, Frédéric Pomarel avait ainsi décidé de sélectionner quatre "nouveaux". Le Castrais Paul Bonnefond a effectué sa toute première sur le circuit IRB, et notamment débuté la demie et la finale de la Bowl. "Il connaissait le VII en universitaire, mais découvre le très haut niveau, éclaire l’entraîneur. C’est un joueur très intelligent, un puncheur, un gratteur, un bon défenseur, mais il manque de continuité dans l’effort spécifique à la discipline". Et de se montrer positif, en attendant de voir la capacité de réaction du centre à Londres, dès samedi : "Mais il a sa place dans l’équipe et il y mettra de l’intelligence. Il sera vite au niveau". Sa participation à cette tournée au Royaume-Uni est en tout cas le fruit "d’échanges intelligents avec le Castres olympique qui voit les intérêts du joueur, de l’équipe de France, et du club", se réjouit Pomarel.

C’est aussi le cas avec le Racing Metro 92, qui a laissé Virimi Vakatawa disputer son troisième et quatrième tournoi. En Ecosse justement, l’ailier a été plus surveillé et plus sollicité au service de l’équipe qu’en Asie. "Il se fait oublier un peu, et puis il va montrer autre chose", attend le sélectionneur. Puissant, rapide, avec d'excellents appuis, il dispose des qualités recherchées par le coach des Bleus pour compléter son groupe. Pourtant, il n’était que le 16e rugbyman issu de la formation française contacté par Frédéric Pomarel cette saison. "J’ai essuyé refus sur refus pour des raisons très différentes". Pour Vakatawa, reste désormais à concrétiser un éventuel contrat avec la FFR. "Tout le monde a l’air d’accord pour trouver un accord", souligne Pomarel. Mais, comme pour les autres, les discussions reprendront au retour de Londres.

Certains joueurs sous contrat en tant qu’apprentis ?

Déjà sélectionné en Australie en début de saison, Jérémy Aicardi a également été revu à Glasgow, après une saison à Saint-Nazaire (Fédérale 1). Très déterminé, il rappelle Mathieu Acébès à son entraîneur : "Je suis intéressé par son mental et son punch. D’autant plus que je cherchais un ouvreur qui défendait de manière agressive, comme lui". Blessé en demi-finale, le joueur formé à Oyonnax a dû rentrer en France au moment où, lundi, les Tricolores ont pris leurs quartiers à Chelsea. A Londres enfin, l’ancien espoir de La Rochelle Bryan Dimeck devra de nouveau profiter de chaque minute de temps de jeu. "On va doucement avec lui, détaille Pomarel. Il n’est pas prêt sur le plan tactique et technique pour ce niveau. Mais il dispose de la base athlétique, de force et de puissance, c’est indéniable. Il végétait en Fédérale 3 (à Tours, N.D.L.R.), notre projet l’intéresse. Sa simplicité et sa rusticité nous feraient du bien. En tant qu’apprenti, on aimerait bien le garder."

A l’heure des discussions, différents types de contrats sont envisagés, en partenariat, par exemple, avec les clubs. En fonction du budget destiné aux Bleus du VII, la phase de négociations s’annonce compliquée dès la fin de ce tournoi de Londres. "Il y a des règles que l’on ne violera pas. Je ne suis sûr que tout aboutira", confie le coach, originaire du Lot. Frédéric Pomarel compte au moins sur deux recrues. "J’attendais un joueur de plus du calibre de Virimi, avoue-t-il. Je n’en ai pas trouvé. Ces quatre-là, c’est la meilleure option que l’on a". Il espère que l’intégration de certains nouveaux installera aussi une nouvelle concurrence : "Le groupe s’était un peu renfermé sur lui-même. Je veux qu’ils règlent des comptes entre eux sur certains comportements". En Ecosse, ils ont au moins prouvé, en allant chercher une Bowl, que l’intégration des "extérieurs" s’était bien passée. A confirmer, dès samedi, à Londres, où il reste une infime chance d’aller chercher la 8e place à l’IRB, qui permettrait aux Tricolores d’attaquer la saison prochaine tête de série.

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