Coupe d'Europe

Biarritz s'enferme encore

En trois rencontres, le BO n'a marqué qu'un seul essai. Comme l'an dernier, il développe un jeu stéréotypé où l'offensive n'est pas à la fête. Un jeu qui inquiète avant la réception des Saracens en Coupe d'Europe et qui pourrait faire vivre au club basque

 
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Biarritz n'est pas en crise. Loin de là. Le club basque cache en effet la pauvreté de son jeu derrière ses victoires à Brive (15-12) et à Viadana (19-11), et surtout, derrière la botte de Dimitri Yachvili, auteur de 38 des 46 points inscrits par son équipe. Biarritz n'a en effet marqué qu'un seul essai depuis le début de saison. C'était en Italie le week-end dernier, par Ashwin Willemse, sa recrue sud-africaine. En 240 minutes de jeu, c'est bien peu, surtout pour une formation qui repart à la conquête d'un Brennus perdu l'an dernier.

Traille: "On se cherche"

Pourquoi une telle inefficacité? Le jeu de Biarritz est-il, comme l'a dit la semaine dernière Shaun Edwards, l'entraîneur des Wasps, "devenu daté et trop orienté vers le jeu au pied sous Lagisquet" ? Possible. Mais n'y aurait-il pas aussi un manque de complémentarité entre avants et trois-quarts? Car si les éléments du pack biarrot, et notamment la première ligne, ont des qualités indéniables en mêlée et en touche, ils sont malgré tout assez statiques. Moala, Lecouls, Avril ou Balan ne sont pas des exemples de vivacité. Difficile dans ces conditions de trouver ses arrières.

Biarritz s\'enferme encore - Rugby - Coupe d'Europe Chez les joueurs, on est conscient du problème. "On sait ce que l'on doit faire, expliquait Benoit Auguste après le succès arraché à Viadana. On doit trouver des solutions offensives car la conquête est bonne". Pourtant, comme la plupart des grosses cylindrées, le BO retient surtout qu'en cette saison post-Coupe du monde, le retour des internationaux n'est pas encore complètement assimilé. Tout comme l'arrivée des recrues. "On se cherche encore, on manque de repères", avoue Damien Traille. "Il faut du temps pour l'intégration des nouveaux", ajoute August.

Revenir aux fondamentaux

Excuses de façade car le mal n'est pas nouveau. L'an dernier, Biarritz ne comptait déjà pas parmi les formations les plus offensives. Parmi les quatre demi-finalistes, c'est le seul qui ne tournait pas à plus de deux essais en moyenne par rencontre en saison régulière*. Les Basques n'avaient d'ailleurs inscrit le bonus offensif que trois fois en 24 journées avant de le prendre lors des deux dernières, face à Montpellier et Castres, qui n'avaient plus rien à perdre. Il faut aussi rappeler que l'Usap maintenait à ce moment la pression pour le dernier strapontin en demies.

Patrice Lagisquet ne veut pas revivre la même saison, sans titre et avec une élimination dès les quarts de finale de la Coupe d'Europe. "C'est vrai qu'on commence un peu comme la saison dernière, on ne sait pas garder le ballon..." L'entraîneur biarrot a donc décidé d'en remettre une couche avant d'affronter les Saracens vendredi: le jour de repos jeudi a été supprimé pour une séance supplémentaire. Pour quoi faire? "Il va falloir que l'on travaille les choses simples, explique Lagisquet. Cette semaine, les fondamentaux." Pour le BO, ce n'est pas tout reprendre à zéro mais presque...

*2006-2007, en saison régulière: Clermont (3,08 essais par match), Stade français (2,38), Stade toulousain (2,35), Biarritz (1,92). 1,96 pour le 5e du classement, Perpignan.

 - Rugbyrama
 
 
 
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