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COUPE DU MONDE FÉMININES - Les Bleues ont "vraiment envie de passer ce cap" des demi-finales

Face à l'Angleterre, les Bleues ont "vraiment envie de passer ce cap" des demi-finales
Par AFP

Le 22/08/2017 à 08:01Mis à jour Le 22/08/2017 à 16:54

COUPE DU MONDE FÉMININES - L'équipe de France féminine de rugby, épatante en poules du Mondial 2017, a un immense défi à relever mardi (20h45) à Belfast : sortir l'Angleterre, tenante du titre, et accéder enfin à la finale après six échecs. Les spécialistes des finales (6) contre les expertes ès demi-finales (6).

Un coup d'oeil au palmarès de la Coupe du monde permet de mesurer rapidement le fossé qui sépare les deux nations majeures du rugby féminin en Europe. L'Angleterre a déjà remporté deux couronnes (1994 et 2014) alors que la France n'a jamais fait mieux que 3e (1991, 1994, 2002, 2006, 2014). Les demies, une fatalité ? En 2014, à domicile, la France partait confiante face au Canada, et avait de nouveau échoué aux portes de la finale (16-18). Gaëlle Mignot, Caroline Ladagnous, Safi N'Diaye et les autres actrices du drame de Jean-Bouin encore présentes dans le groupe ont digéré leur déception et sont reparties de l'avant.

Souviens-toi l'hiver dernier

Intégrant une nouvelle génération prometteuse avec l'ouvreuse Caroline Drouin, l'arrière Montserrat Amédée, le pilier Anaëlle Deshayes ou la 3e ligne Romane Ménager, toutes quatre âgées de 21 ans. Mieux encadrées, mieux préparées, elles ont bénéficié d'une préparation physique poussée qui a porté ses fruits au premier tour, franchi haut la main avec trois démonstrations face au Japon (72-14), l'Australie (48-0) et l'Irlande (21-5). Les Françaises ont séduit et marqué les esprits. De là à battre l'Angleterre pour retrouver certainement la Nouvelle-Zélande, immense favorite de l'autre demie face aux Etats-Unis ? "On a vraiment envie de passer ce cap", a déclaré Gaëlle Mignot samedi. "On a été euphoriques, un peu, après la victoire sur l'Irlande. Cela n'a duré que le soir. Dès le lendemain matin, on l'a vu dans le visage des filles : tout le monde a attaqué direct les vidéos, le travail, la récupération. On a vraiment basculé", a affirmé la capitaine.

Gaëlle Mignot (France) - 4 février 2017

Gaëlle Mignot (France) - 4 février 2017Icon Sport

Implication maximale, car les Françaises n'auront pas le droit à l'erreur face au dernier vainqueur du tournoi des six Nations, qui a réussi le Grand Chelem cet hiver. À Twickenham, la France avait pourtant excellé une période (0-13), avant de s'écrouler après la pause (26-13). La deuxième période, ce fut aussi le temps faible face à l'Irlande, où les Bleues ont subi, dépensé toute leur énergie à défendre et été trop pénalisées, à l'image de Lenaïg Corson exclue dix minutes. À ne pas reproduire. Car la redoutable ailière Kay Wilson, qui en est déjà à quatre essais dans la compétition, se chargera de les sanctionner.

" On a été euphoriques, un peu, après la victoire sur l'Irlande. Cela n'a duré que le soir. (Mignot)"

Wilson était déjà présente en 2014 lors du triomphe à Paris, comme la charnière composée de la numéro 9 Natasha Hunt et la numéro 10 Katy McLean, les 3e ligne Sarah Hunter (la capitaine) et Alex Matthews, la centre Emily Scarratt ou l'arrière Danielle Waterman. Autant de cadres - et de poisons pour l'adversaire - qui ont survolé la poule B avec des succès contre l'Espagne (56-5), l'Italie (56-13) et les Etats-Unis (47-26). Motif d'espoir : les Américaines sont parvenues à inscrire quatre essais, prenant de vitesse les Anglaises, en particulier côté gauche. De quoi inspirer les trois-quarts (Ladagnous, Shannon Izar, Elodie Poublan, Chloé Pelle) et les avants (Corson, Ménager) françaises dont les courses ont régalé un rugby tricolore en mal de frissons chez les hommes.

Kay Wilson (Angleterre) - 9 août 2017

Kay Wilson (Angleterre) - 9 août 2017Getty Images

Le programme des demies :

18 heures : Nouvelle-Zélande - États-Unis
20h45 : Angleterre - France

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