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Rugby - Jonah Lomu: "Mon objectif, c'est de tenir jusqu'aux 21 ans de mes fils"

Lomu: "Mon objectif, c'est de tenir jusqu'aux 21 ans de mes fils"

Mis à jourLe 02/09/2015 à 10:11

Publiéle 01/09/2015 à 17:30

Mis à jourLe 02/09/2015 à 10:11

Publiéle 01/09/2015 à 17:30

Article de Marion Lot

COUPE DU MONDE - La vie de Jonah Lomu, l'ancien ailier des All Blacks, ne tient qu'à un fil. Malade depuis plus de 10 ans, l'ancienne star du rugby s'est confiée sur son combat quotidien au journal britannique le Daily Mail dimanche. Poignant.

Atteint d'un grave, et rare, dysfonctionnement rénal depuis 2004, Jonah Lomu avait d'abord reçu une greffe, que son corps avait rejeté en 2011. Aujourd'hui, il est maintenu en vie grâce à des dialyses. Mais pour combien de temps ? "Mon but est de tenir jusqu'aux 21 ans de mes fils", a expliqué Lomu au Daily Mail. "Il n'y a pas de garantie que ça arrive, mais c'est mon objectif. C'est une étape importante que tous les parents veulent voir". Ses séances de dialyses, de six heures, trois fois par semaine, sont contraignantes, mais ne l'empêchent pas de s'occuper de ses enfants et de sa femme, avec qui il vit aujourd'hui en Angleterre.

Ses deux fils, Brayley, 6 ans et Dhyreille, 5 ans, sont ses "miracles". "Je n'étais pas censé pouvoir avoir d'enfant à cause de ma maladie. Maintenant, quand je me lève le matin, au lieu de me dire 'Qu'est ce que je vais faire aujourd'hui ?', je me dis 'J'ai deux fils. Lève toi, bouge toi et essaye d'être le meilleur père que tu peux'".

Battu par son père quand il était enfant et chassé de chez lui alors qu'il n'avait pas 14 ans, Lomu entoure ses fils de toutes les attentions. "Je veux donner à mes enfants une meilleure enfance que la mienne et leur faire comprendre qu'on n'a rien facilement et qu'on doit travailler pour avoir ce qu'on veut" .

Jonah Lomu et sa famille - aout 2011
Jonah Lomu et sa famille - aout 2011 - Icon Sport
" Cette maladie est un challenge, soit tu te couches et tu meurs, soit tu l'acceptes et tu continues"

Sur le terrain dans les années 90 comme à l’hôpital aujourd'hui, Jonah Lomu a toujours détesté la défaite. "Quand vous détestez perdre, vous trouvez une manière de gagner. Quand vous vous retrouvez acculé dans un coin, vous avez deux options: vous acceptez la défaite ou vous vous bougez. Je n'ai jamais pu accepter d'être deuxième derrière qui que ce soit ou quoi que ce soit. Y compris une maladie". Malgré le rejet de sa greffe en 2011, qui avait failli lui coûter la vie, le jour de l'ouverture du Mondial en Nouvelle-Zélande, Jonah Lomu est toujours dans l'attente d'une deuxième greffe.

Il aborde sa maladie comme il abordait ses adversaires sur le terrain, en combattant: "Cette maladie est un challenge, soit tu te couches et tu meurs, soit tu l'acceptes et tu continues". Mais l'ancien champion reconnaît qu'il s'agit de son combat le plus dur. "Parfois, ça vous démoralise. C'est difficile. Chaque patient de dialyse est différent, mais nous avons tous un point commun: nous n'avons pas d'autre choix. Vous deuxième option n'est pas vraiment un choix. C'est l'abandon".

Jonah Lomu lors de Nouvelle-Zélande-Angleterre - 9 octobre 1999
Jonah Lomu lors de Nouvelle-Zélande-Angleterre - 9 octobre 1999 - Icon Sport
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