Coupe du monde

Nés un 1er octobre

Les Bleus joueront la finale de la Coupe du monde dimanche prochain à l'Eden Park. Une qualification qui, au vu de leur début de compétition, paraissait utopique. Mais c'est justement dans l'adversité que le groupe s'est construit. Et la défaite face aux Tonga a, paradoxalement, été salutaire.

 
Nés un 1er octobre - Rugby - Coupe du mondeIcon Sport
 

Du chaos a surgi la lumière. Du pire, le meilleur. Qui aurait cru, le 1er octobre dernier après l'humiliante défaite face aux Tonga (14-19), que cette équipe de France se hisserait jusqu'en finale de la Coupe du monde ? Pas grand monde. Et pourtant... A y regarder de plus près, la claque tonguienne est sûrement la meilleure qui soit arrivée aux Bleus. "Cette compétition a été tout sauf linéaire, elle a été parsemée d'embûches, à l'image de nos quatre dernières années. Mais si on devait ressortir un moment, ce serait le match contre les Tonga avec les mots et la semaine qui l'ont suivi."

Quelque chose s'est passé sur la pelouse du Wellington Regional Stadium il y a deux semaines, qui a profondément changé le groupe France. Les non-dits ont éclaté, les joueurs se sont responsabilisés, ont arrêté de se poser des questions et sont revenus à l'essentiel. "On s'est reconcentré sur les bases, sur l'état d'esprit, la solidarité, ça a payé", détaille Dimitri Yachvili. Cette contre-performance, qui suivait des débuts de compétition déjà mitigés, a mis les Bleus au pied du mur. Et engendré une réaction salutaire, sans laquelle ils n'en seraient certainement pas là aujourd'hui.

Barcella : "On a besoin de prendre de grandes bouffes pour se secouer"

Jean-Baptiste Poux, sans langue de bois : "Si on avait gagné contre les Tonguiens, on aurait perdu contre les Anglais en quart de finale. C'est sûr. C’est le mal des Français. La défaite contre le Tonga nous a fait le plus grand bien. On a pris conscience que le rugby, c’est avant tout de l’engagement et le don de soi." Fabien Barcella va plus loin : "Ce groupe a besoin de claques pour avancer, c'est comme ça. Peut-être qu'on n'est pas de grands adultes, qu'on a besoin de prendre de grandes bouffes pour se secouer."

Depuis un an, la France se construit dans l'adversité. De la déculotté australienne à la honte italienne, avec le match contre les Tonga en sommet du néant. "Notre année de mauvais sorts, de défaites, de matchs remportés au couteau nous a aidés. C'est ce qui nous a permis de ne pas paniquer sur la longue séquence de jeu à la fin du match, analyse aujourd'hui le capitaine Thierry Dusautoir. On n'a peut-être pas beaucoup de talents mais on a du coeur. A partir d'aujourd'hui, on peut dire que ça suffit pour être en finale Coupe du monde."

Les Français ont aussi eu de la chance, beaucoup de chance ce samedi. "Après les Tonga, si on nous avait dit que l'on serait en finale, on aurait signé de suite. J'ai l'impression que le destin nous a fait une fleur", lâche, réaliste, Pascal Papé. Il sait que son équipe est passée tout près de la mort subite, mais elle est toujours vivante. Plus que jamais.

 - Rugbyrama
 
 
 
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