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Coupe du monde

La messe noire

La messe noire

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 23/10/2011 à 15:41 -
Par Rugbyrama - Le 23/10/2011 à 15:41
Quelle folie ! Quelle ambiance ! A Auckland, des centaines de milliers de personnes ont salué la victoire des All Blacks, ce dimanche soir. De mémoire de Kiwi, on n'avait jamais connu de tels mouvements de foules. Pour l'éternité...

On se serait cru dans les rues de Paris à la libération. Au coup de sifflet final, 300 000 personnes ont envahi les rues d'Auckland. Des feus d'artifice illuminaient la nuit, par centaines. Toutes les routes étaient saturées. Queen street, l'artère principale, débordait de monde. Les bars de Ponsonby, le quartier branché, étaient pris d'assaut. La capitale économique du pays était devenue noire. Noire de monde. Ivre de bonheur. "Je peux mourir, maintenant !", nous criait James, un antiquaire du North Shore. "Il y a 24 ans que l'on attend ça, reprenait Amy, son épouse. Cette Coupe du monde était la nôtre ! Personne n'avait le droit de nous la voler !"

Sous les coups de 23 heures, la Nouvelle-Zélande a donc basculé dans une folie douce, oubliant les frayeurs causées par la bande à Thierry Dusautoir, les galères de Piri Weepu et la blessure d'Aaron Cruden. "C'est le plus beau jour de ma vie, hurlait Peter, un quadragénaire exilé à Liverpool. J'ai fait 20 000 kilomètres et payé 200 euros ma place au stade pour assister à ça !" A ses côtés, une poignée d'adolescents interrompaient leur chanson (Go All Blacks, Go!) pour saluer la performance des Français. "Ils nous ont fait peur jusqu'au bout ! On ne vous aurait pas laissé rentrer à Paris si vous nous aviez volé le trophée !" La folie d'une nuit d'ivresse devait perdurer jusqu'au petit matin, donnant à Auckland, aux premières heures de l'aurore, des allures de champ de bataille...