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Coupe d'Europe

Quart de finale H Cup, Munster-Stade toulousain - Au Munster, la "Red Army" sera un autre obstacle

Au Munster, la "Red Army" sera un autre obstacle pour les Toulousains

Par Fabien Pomiès
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 03/04/2014 à 15:34 -
Par Fabien Pomiès - Le 03/04/2014 à 15:34
Samedi, les Toulousains vont devoir affronter des adversaires de taille en quart de finale de H Cup: le Thomond Park et la "Red Army" du Munster.

La "Red Army" des supporters du Munster, réputée pour sa ferveur à travers l'Europe, revendique fièrement son identité populaire et sa force conviviale pour peser sur les destinées de son équipe, qui affronte samedi Toulouse en Coupe d'Europe. "L'armée rouge" est connue pour ses légions qui déferlent dans toutes les villes du continent à chacun des matches de leurs protégés. Ils étaient 7.000 l'an dernier à Montpellier pour la demi-finale de Coupe d'Europe contre Clermont. Un de leurs déplacements en avril 2013 a même fait polémique. Le club londonien des Harlequins a demandé une enquête pour comprendre comment une marée rouge, bien supérieure aux quotas de places alloué au club, a pu déferler sur son stade du Twickenham Stoop devenue une enceinte du Munster.

Si environ 11.000 membres sont officiellement encartés au Munster Rugby Supporters Club (MRSC), la "Red Army" compte d'innombrables fantassins qui débarquent de tous les coins de la région, Limerick, Cork, Tipperary ou Clare, et parfois de l'étranger où de nombreux habitants ont émigré pour des raisons économiques. Le MRSC compte d'ailleurs des branches à Londres, Bruxelles, Sydney ou encore aux Etats-Unis. "Ce match chez les Harlequins, c'est l'exemple parfait de quand on s'empare d'un stade. On a noyé leurs supporters sous les encouragements et les chants. Et on a gagné ce match qu'on ne devait pas gagner", sourit Martin Doyle, 23 ans, casquette rouge vissée sur la tête et maillot frappé des trois couronnes et du cerf sur le dos. "On prend des villes et des stades pacifiquement", ajoute cet employé du Trésor dans le bus qui l'amène à Dublin pour le grand match de l'année face au rival dublinois du Leinster, samedi dernier. La rivalité avec la capitale est fondatrice.

Intimidant Thomond Park

"Le Leinster, c'est Dublin, ils sont tellement +posh+ (chic, ndlr) là-bas qu'ils n'ont pas le temps pour les gens du peuple. Au Munster, on n'est que des gens du peuple et on n'a pas de barrière", lance Mike Ryan, retraité de 70 ans. "Au Leinster, les gens qui supportent le rugby sont souvent d'écoles privées, avec de l'argent. Au Munster, tout le monde soutient le rugby", confirme Helena Joy. "Limerick est une ville ouvrière. Le Leinster joue un peu comme Toulouse, avec un beau jeu d'arrières. Au Munster, on aime nos avants, nos mauls. On aime le rugby de labeur", ajoute celle qui n'a "raté aucun match de Coupe d'Europe à l'extérieur depuis 2000". La légende du Munster - et de sa "Red Army" - s'est bâtie en Coupe d'Europe avec notamment quatre finales, pour deux titres en 2006 et 2008.

S'ils se font remarquer en déplacement, les supporters ont aussi leur forteresse, le Thomond Park à Limerick, où le Munster a perdu seulement deux de ses 58 matches de Coupe d'Europe avec notamment douze ans d'invincibilité entre 1995 et 2007. "Les supporters savent instinctivement qu'ils ont un rôle à jouer. C'est un public qui connaît le rugby et sait quand mettre la pression sur l'équipe adverse. Ce n'est pas hostile ou agressif mais c'est vraiment intimidant", explique Kieran Hartigan, réalisateur de documentaires sur le Munster. Les supporters haranguent leurs joueurs avec le célèbre "Stand up and fight", chant de comédie musicale qui reprend l'air du Toréador de Carmen de Bizet, et le traditionnel "Fields of Athenry". Mais cette ferveur se transforme en un silence religieux, "The sound of silence" ("le son du silence"), quand un buteur - du Munster ou de l'adversaire - tape une pénalité ou une transformation.

Mais dans les rangs des anonymes de la "Red Army", les dents grincent en voyant les places pour les grands matches, comme celui de samedi, vendues à prix d'or à des entreprises partenaires plutôt que mises à disposition des fidèles grognards. Ceux qui seront présents se sont donné pour mission d'imposer "l'expérience Thomond Park" aux Toulousains qui découvriront l'enceinte et de repartir en campagne en demi-finale.

Simon Zebo - Munster - 2014
Simon Zebo - Munster - 2014 - Icon Sport
 
 

commentaires


  • Youl61505/04/2014 00:04

    ohhhh oui je crois qu'on s'en souvient tous :)

  • lobjectif8604/04/2014 18:08

    Je chambre un peu Pigne , après je n'est rien contre les Toulonnais.

  • tistou6304/04/2014 15:08

    Il y a le même article dans La Montagne d'aujourd'hui ^^