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Coupe d'Europe

Stade toulousain, risque maximum

Stade toulousain, risque maximum

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 06/04/2012 à 14:26 -
Par Rugbyrama - Le 06/04/2012 à 14:26
Toulouse se déplace ce samedi à Édimbourg pour y disputer un quart de finale européen. Avec dix succès en onze confrontations, l’histoire semble plaider en la faveur des Toulousains. Sauf que les déplacements à l'étranger pour des quarts européens ne leur réussissent guère...
 

Vous pourrez rabâcher à Guy Novès que son équipe est favorite samedi face à Édimbourg. Vous pourrez lui répéter à l’envi qu’en onze confrontations, son équipe l’a emporté à dix reprises. Vous pourrez lui parler de la supposée faiblesse des Écossais en mêlée fermée. Le technicien toulousain ne vous écoutera pas. Un entraîneur qui vivra ce samedi son cent vingt-cinquième rendez-vous européen, plus de dix-sept ans après le début de l’aventure, ne se laisse pas berner par les chiffres. En revanche, il sait une chose: les quarts de finale à l'étranger ne réussissent pas à son équipe. En effet, Toulouse n'est jamais parvenu à se qualifier pour les demi-finales en s'imposant hors de l'Hexagone. Deux sorties de route, en 1998 en Ulster et en 2009 à Cardiff, en témoignent. Un risque auquel se sont exposés les Toulousains en s’inclinant à deux reprises en phase de poule: à domicile face aux Harlequins (24-31), et à Gloucester (34-24).

Alors pas question de sous-estimer l’adversaire : "Édimbourg a toujours été une équipe dynamique, devant laquelle il faut toujours rester concentrer. Je ne me souviens que de matchs avec des petits scores, où tout n’avait pas été maîtrisé". Le technicien n’a pas tort: hormis un sévère 30-9 infligé en 2002, le Stade toulousain n’a remporté que des courtes victoires à Édimbourg: 29-25 en 1997, 20-13 en 2005, sans oublier cette défaite en 2003, 23-16. Dynamique, et donc plus légère et faible dans le défi physique ? Novès se remémore: "Je me souviens que l’on s’est toujours dit : « Ok, ils courrent beaucoup alors on va les prendre sur la puissance ». Sauf qu’on a jamais réussi à le faire. Ils ont progressé, et appris de leurs erreurs. Aujourd’hui ils sont plus forts, et sont capables de répondre dans le registre du défi physique".

L’enfer de Murrayfield

Samedi, les Toulousains ne rencontreront pas une simple équipe de rugby. Ils défieront tout un peuple. Un peuple frustré par de longues années de disette: voilà neuf ans qu’Édimbourg attend un quart européen: "C’est une occasion unique, une de celles où tout le monde sera fier d’être Écossais. C’est le plus grand match de l’histoire du rugby de club écossaise et le premier quart à être disputé en Écosse. C’est une grande fierté que ce soit Édimbourg qui ait réussi ça", s’enthousiasmait l’entraîneur Michael Bradley en début de semaine.

Dans le chaudron bleu, les Toulousains devront garder leur sang-froid: "Il faudra être patient, tolérant, et ne pas se mettre à la faute après trois temps de jeu, comme cela a été le cas à Paris. Je me suis d’ailleurs énervé à ce sujet... Contre Édimbourg, il faudra lever la tête et se redistribuer défensivement", avertit Guy Novès. Dans ce contexte, l’expérience toulousaine des rendez-vous européens sera précieuse: "Toulouse compte peut-être quatorze quarts de finale européens, mais ce ne sera pas le cas des vingt-deux joueurs de samedi. Certains découvriront même le très haut niveau, comme Christopher Tolofua, alors que la quasi-totalité de l’équipe d’Édimbourg a disputé le Tournoi des 6 Nations. On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres" conclu le technicien.

 
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