Coupe d'Europe

Toulouse a eu chaud

Toulouse s'est fait une bien belle frayeur pour son entrée en H Cup en s'imposant de peu devant une équipe de Gloucester redoutable en défense et qui a cranement joué sa chance (21-17). Les Toulousains ont buté sur un mur anglais et multipliaient les maladresses. Copie à revoir pour Toulouse.

 
Toulouse a eu chaud - Rugby - Coupe d'EuropeIcon Sport
 

Que ce fut compliqué ce dimanche après midi à Ernest-Wallon face à Gloucester. Face à des Anglais joueurs et accrocheurs, les Toulousains ont dû enfiler le bleu de chauffe pour ne pas se faire cueillir dès leur rentrée européenne. Une victoire au forceps (21-17) pour le Stade qui laisse à Gloucester le bonus défensif. Pas forcément une bonne opération mais le résultat aurait pu s'avérer bien pire.

La première mi-temps des champions d'Europe 2010 était pour le moins compliquée. Évoluant contre le vent, ils ne pouvaient pas exploiter au mieux le jeu long de leur ouvreur Luke McAlister. A l'inverse, Burns se régalait et ouvrait le score sur une pénalité consécutive à une touche trouvée depuis son camp dans les 22 mètres adverses. Dominés en conquête, les joueurs de Guy Novès ne parvenaient pas à prendre le jeu à leur compte et connaissaient quelques alertes. Ils craquaient logiquement après un très beau mouvement collectif conclu par Sharples (32e). Sonnés, les Toulousains réagissaient juste avant la sirène et marquaient grâce à Matanavou, servit chirurgicalement au pied dans l'intervalle par McAlister, jusqu'ici pas toujours inspiré dans ses choix. Ils basculaient toutefois à la pause avec un retard de deux points (10-8).

Des ratés qui auraient pu coûter cher

Les Rouge et Noir entamaient la seconde mi-temps avec d'autres intentions. Le troisième ligne anglais Strokosch recevait un carton jaune pour anti-jeu (51e) et Toulouse repassait devant sur la pénalité. S'en suivait alors deux énormes occasions d'essais. Par Donguy tout d'abord suite à une percée de Nyanga bien relayé par Burgess, et qui commettait un en-avant sur son aile alors que l'essai semblait acquis (57e). Puis c'était Poitrenaud qui aplatissait après un raid côté droit de Matanavou, mais l'essai était refusé par M. Fitzgibbon pour un en-avant de passe du Fidjien (61e). Et comme souvent dans ces cas là le scénario se transformait en cauchemar quand Tindall se saisissait du ballon après une série de maladresses de part et d'autre, raffutait Galan et transmettait au supersonique Trinder qui concluait (69e). A 17-14, on voyait alors poindre la catastrophe.

Poitrenaud-Matanavou, duo gagnant

Au pied du mur, les Toulousains s'en remettent souvent à leurs individualités. Ce fut une nouvelle fois le cas, deux minutes seulement après l'essai de Trinder. Le ballon arrivait à Matanavou côté droit à 50 mètres de l'en-but anglais. Le Fidjien éliminait deux défenseurs sur sa seule pointe de vitesse. Il donnait alors à Poitrenaud, une nouvelle fois venu au soutien, et ce dernier crochetait l'ultime rempart pour aplatir. Plus aucun point n'était marqué et Ernest-Wallon pouvait alors pousser un grand ouf de soulagement. Leurs protégés venaient de remporter une victoire dans la douleur, mais au combien importante.

 - Rugbyrama
 
 
 
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