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Coupe d'Europe

Coup de froid au Racing-Metro

Coup de froid au Racing-Metro

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 17/12/2010 à 23:29 -
Par Rugbyrama - Le 17/12/2010 à 23:29
Sous une neige abondante et dans un froid polaire, le Racing-Metro s'est incliné 14-19 sur sa pelouse face aux Saracens ce vendredi. Menés 16-0 à la pause, les Français ont réagi en deuxième période mais n'ont pas pu refaire leur retard. La qualification semble s'éloigner pour de bon...
 

La brillante victoire à Londres le week-end dernier (24-21) n'aura donc servi à rien. En s'inclinant sur leur pelouse lors du match retour face aux Saracens, les joueurs du Racing-Metro ont réduit à néant l'avantage né de leur bon coup en Angleterre il y a huit jours. Et le bonus défensif ne sert à rien. Avec neuf points au compteur, les Franciliens ont beaucoup de retard sur les deux premiers de la poule 2, le Leinster et Clermont, et il faudrait un miracle pour qu'ils décrochent une place en quarts de finale cette saison.

Les Racingmen peuvent s'en vouloir. Car ils étaient largement capables de vaincre ces Anglais une nouvelle fois. Mais pour cela, ils auraient dû jouer 80 minutes. Et n'en ont en fait disputé que 40. En effet, les coéquipiers de Lionel Nallet – qui n'aurait pas dû faire son retour mais qui a été intégré dans le groupe après les forfaits de Chabal, Chavancy et Qovu, victimes d'une gastroentérite -, ont été inexistants durant le premier acte. Incapables d'entrer dans la partie, ils étaient menés 16-0 après quarante minutes de jeu dominées par les Anglais, aussi bien territorialement que dans la possession de balle. Le jeune ouvreur Owen Farrell (19 ans, le fils d'Andy) les baladait parfaitement de sa botte précise tandis qu'ils s'entêtaient à mettre du mouvement malgré des conditions climatiques exécrables. Deux pénalités, un drop et un essai plus tard, les Français faisaient bien pâle figure...

Deux essais en cinq minutes

Mais le recadrage du staff à la mi-temps portait ses fruits. De retour des vestiaires, le Racing-Metro changeait de stratégie, insistait plus dans l'axe et dans l'occupation du terrain. Un revirement payant puisque le club francilien inscrivait quatorze points en cinq minutes ! A la 48e, Bergamasco contrait un dégagement de de Kock dans ses 22 mètres et s'en allait aplatir le premier essai tandis que Durand, capitaine exemplaire, jouait vite une pénalité à cinq mètres à la 53e pour marquer le deuxième. A 14-16, tous les espoirs étaient permis.

Mais les Français avaient semble-t-il pris trop de retard en première mi-temps. Malgré leur domination, ils ne parvenaient plus à scorer alors que la neige redoublait d'intensité et rendait les conditions de jeu extrêmement difficiles. On parlera sûrement longtemps de cette mêlée à la 75e qui a vu les Ciel et Blanc enfoncer leurs adversaires sur plusieurs mètres. Une pénalité semblait inévitable... mais n'a pas été sifflée par M. Clancy et le ballon était perdu au sol en suivant. Les Saracens s'employaient alors à gagner du temps et Farrell glaçait définitivement les Racingmen avec une troisième pénalité à la 80e suite à un hors-jeu de Dellape. C'en était fini des espoirs franciliens. Pour ce match et pour la qualification. Il n'y a pas à dire : les Sarries, qui n'avaient plus d'espoir de jouer les quarts avant ce match, ont jeté un grand coup de froid sur Colombes.