Coupe d'Europe

Rodriguez: "Montrer une autre copie"

Laurent Rodriguez, le manager de Biarritz, est revenu sur la surprenante et humiliante défaite face à la province italienne des Aironi. Un accident de parcours que les Biarrots devront effacer dès ce week-end à l'occasion du match retour à Aguilera. Une réaction est attendue chez les joueurs.

 
"Montrer une autre copie" - Rugby - Coupe d'EuropeIcon Sport
 

Arrivez-vous à comprendre ce qui s'est passé à Aironi ?

Laurent RODRIGUEZ: Sur l'entame du match, on avait demandé aux joueurs d'être plus efficaces que sur notre dernier match face à Bourgoin. Ils se sont appliqués, on a marqué deux essais puis on a baissé les bras trop rapidement. On a manqué de respect parce qu'il y a deux niveaux d'écart entre cette équipe d'Aironi et la nôtre, quand elle a décidé de bien jouer. On n'aurait pas dû galvauder ce match et il nous tarde d'en découdre au plus vite pour montrer une autre copie en mettant tous les atouts de notre côté.

L'échec est-il collectif ?

L. R.: Oui. Dans un match comme celui-là, on relâche la pression et forcément cela se ressent auprès des joueurs. Nous avons peut-être baissé la garde, nous l'encadrement. Il faut que cela nous serve de leçon pour le restant de la saison et pas uniquement pour une semaine.

Est-ce une chance de les rejouer rapidement ?

L. R.: Même si on devait les rejouer dans quelques semaines, les joueurs s'en souviendraient encore. Gagner ce match-là, même avec la manière, n'effacera pas notre déconvenue. C'est sur les matches à venir que nous devons laver cet affront parce qu'on l'a considéré comme tel. Il faut respecter l'adversaire, quelle que soit l'équipe. Des matches cela arrivera à tout le monde d'en perdre, ça nous arrivera encore à nous. Mais c'est quoi un match perdu quand on a tout donné ?

Que faut-il changer ?

L. R.: Il faut l'implication de tous. C'est un rugby collectif qu'on doit retrouver. Sur certaines phases on a su être collectif, mais quand on a mené au score, on a baissé les bras. Donc, il faut être concentré pendant 80 minutes et ce, jusqu'à la fin de la saison. Dans un sport de combat quand vous baissez les bras, vous prenez ce qu'il faut en pleine figure. En boxe comme au rugby, il faut être très humble et cette humilité on n'a pas su la préserver. Il faut préparer Aironi comme on le fait pour le Munster ou le Leinster.

L'objectif de disputer le quart de finale à domicile, à Anoeta, a-t-il du plomb dans l'aile ?

L. R.: Non, il est toujours envisageable. Malgré cette déconvenue, on rapporte deux points (bonus offensif et défensif). On avait trois victoires auparavant avec un bonus offensif à domicile contre l'Ulster. On s'est mis en difficulté mais on va penser au prochain match et arrêter de se projeter trop en avant. En ayant connu une déconvenue comme celle du week-end dernier, il faut savoir raison garder.

Quel a été la réaction du président Serge Blanco après cette défaite ?

L. R.: C'est la réaction d'un président qui ne comprend pas l'attitude de ses joueurs, qui ne la comprenaient pas d'ailleurs eux non plus. Il nous a mis devant devant nos responsabilités et s'est bien fait comprendre. Maintenant j'espère qu'on va donner un élément de réponse vendredi, mais on n'effacera pas tout vendredi, mais sur notre comportement lors des différentes rencontres à venir.

 - Rugbyrama
 
 
 
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