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Leo Cullen (Leinster) allume les Saracens et Montpellier

Cullen allume les Saracens et Montpellier
Par Midi Olympique

Le 10/10/2017 à 11:49Mis à jour Le 10/10/2017 à 11:54

CHAMPIONS CUP - En conférence de presse, l'entraîneur du Leinster a sévèrement critiqué le modèle économique des Saracens. Et, plus globalement, la culture dépensière des clubs anglais et français.

"Comment voulez-vous rivaliser ?" À quelques jours du début de la Champions Cup, l'entraîneur du Leinster et ancien deuxième ligne du XV du Trèfle (32 sélections), Leo Cullen, s'en est pris aux clubs français et anglais qui dépensent à tout-va. Depuis que le Leinster a gagné son dernier titre européen en 2012, la compétition a été dominée par Toulon et les Saracens, deux clubs qui disposent de moyens financiers sensiblement différents de ceux du Leinster, selon Cullen. "Les Saracens, il n'y a qu'à regarder les pertes qu'ils accumulent : 5 M£, 5M£, 5M£, 6M£, 4M£. C'est pour cela qu'ils dominent le rugby européen depuis deux saisons". La dette que les Saracens ont accumulé s'élevait à plus de 50 millions de livres en janvier 2016. De leur côté, le Leinster ne peut pas se permettre ce genre d'écart car les comptes des provinces irlandaises sont surveiller de près par l'IRFU.

"Nous avons notre manière de faire les choses, réplique Cullen, et notre modèle économique est viable. On ne peut pas contrôler ce que font les autres clubs, ni accumuler 50 millions de livres de pertes, ce n'est pas ainsi que nous fonctionnons. Je sais que les Saracens ont cette chose qu'ils appellent 'fabriquer des souvenirs' mais ils le font en accumulant des dettes colossales dans le même temps..."

Montpellier "construit sur le même modèle"

Ce week-end, le Leinster recevra Montpellier dans son antre du RDS Arena. Montpellier, "une équipe construite sur le même modèle", toujours selon l'entraîneur du Leinster. "Ils essaient de s'améliorer année après année. D'ailleurs, s'ils ont tant dépensé cet été, c'est pour être plus fort que l'année passée. On ne s'en inquiète pas, nous sommes focalisés sur nous-mêmes, on ne contrôle rien d'autre de toute façon."

Difficile de contredire Leo Cullen quand il explique que le modèle irlandais est différent de celui des clubs français ou anglais. Pour preuve, le Leinster a aligné ce samedi, dans le derby contre le Munster, 21 joueurs issus de leur académie sur 23 joueurs présents sur la feuille de match. Un fait rare et à mettre en avant dans le rugby moderne.

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