Sylvain Nicolas (Stade français) face à Trevise - Décembre 2015 - Icon Sport
Champions Cup

Stade français-Munster - Une frustration à évacuer et des chevaux à (enfin) lâcher pour Paris

Une frustration à évacuer et des chevaux à (enfin) lâcher
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 09/01/2016 à 12:03 - Publié le 09/01/2016 à 12:03
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 09/01/2016 à 12:03

CHAMPIONS CUP - Frustré par ses prestations en Top 14, le Stade français retrouve la Champions Cup avec l’ambition de chasser ses doutes. Mais pour disposer du Munster (samedi, 17h45), les Parisiens devront se dégager de la pression accumulée en Championnat.

C’était des minots. Jules Plisson et Jonathan Danty avaient 10 ans, Hugo Bonneval 11 ans. Ce 26 janvier 2002, sur la pelouse de l’ancêtre Jean-Bouin, le Stade français était battu par le Munster (14-16) en quart de finale de la H Cup. Les Juillet, Rabadan, Poulain, Galthié étaient évincés de la Coupe d’Europe par la bande à Paul O’Connell. Ce samedi (17h45), dans leur sublime écrin de la Porte d’Auteuil, les Parisiens retrouveront la Red Army pour préserver leurs chances d’accéder aux phases finales de la Champions Cup. Un vrai choc, contre un très grand d’Europe, double lauréat du trophée en 2006 et 2008, que les Parisiens n’avaient plus vécu à domicile depuis 2010 et une victoire contre Bath (15-13).

Une rencontre où Julien Arias est aujourd’hui l’un des rares survivants avec Rabah Slimani". On l’a tellement attendue depuis quelques saisons que l’on est très heureux d’être là, de pouvoir jouer une équipe comme le Munster", savoure le trois-quarts aile parisien. "Contre Trévise, on a fait deux super matchds même si on peut se demander ce que valait cette opposition. Après, on avait fait aussi un bon match à Leicester, même si on a perdu. Et là c’est vrai que le Munster c’est un gros morceau : on va voir un peu ce qu’on a dans le ventre".

Sergio Parisse (Stade français) face à Leicester
Sergio Parisse (Stade français) face à Leicester - Icon Sport

Arias: "Le Munster, c'est un gros morceau: on va voir ce qu'on a dans le ventre"

Victorieux, dans la douleur, de Toulouse dimanche dernier (18-17), la formation de Sergio Parisse n’a absolument pas chassé ses doutes du début de saison. Et si le Munster n’est plus l’ogre d’antan (le Munster est actuellement cinquième de la Ligue Celte, NDLR), l’opposition de la province de Limerick sera un nouveau révélateur du renouveau ou de la fébrilité du Champion de France. "Ça a fait du bien de gagner contre Toulouse mais ce match n’est pas satisfaisant dans la façon dont on veut jouer", insiste Parisse. "Je ne pense pas que de changer de compétition, ça donne moins de pression, plus d’oxygène. Pendant six ans, on a regardé ces équipes à la TV. Maintenant, on est acteurs et on a envie de continuer cette aventure".

Car c’est bien un tournant qui semble se présenter aux Parisiens. "Si on arrive à s’imposer samedi, on aura encore une chance en Irlande de se qualifier", rappelle le troisième ligne transalpin. "Depuis trois, quatre ans, le Munster est peut-être moins performant en Coupe d’Europe mais c’est une équipe structurée qui base son jeu sur une bonne conquête. S’ils doivent faire dix mille pick and go avant d’écarter le ballon, ils vont le faire. C’est une équipe pragmatique dont il faut se méfier".

L'ailier du Stade français, Julien Arias, face à Agen - 31 octobre 2015
L'ailier du Stade français, Julien Arias, face à Agen - 31 octobre 2015 - Icon Sport

Parisse: "Je ne pense pas que de changer de compétition, ça donne moins de pression, plus d’oxygène"

Actuellement deuxièmes de leur poule, à huit longueurs de Leicester (qui compte un match en plus, NDLR), les Parisiens peuvent véritablement se dégager le chemin des quarts de finale en disposant des Munstermen dans ce match reporté de la deuxième journée (match reporté à la suite des attentes du 13 novembre 2015, NDLR). "On sait que ça va être difficile mais on est encore en position pour la qualification", martèle Julien Arias. "Si on l’emporte on élimine le Munster. On a envie de continuer à progresser, retrouver notre jeu et tout ce qui a fait que l’on a mérité cette place en Coupe d’Europe. Au niveau du jeu, on va pouvoir un peu lâcher les chevaux". Pour ne plus claudiquer.

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