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Champions Cup

Dupuy, Williams, Macalou, Bonneval... Avec ces quatre-là, le Stade français peut vraiment y croire

Avec ces 4 là, le Stade français peut vraiment y croire…
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Dernière mise à jour Le 13/01/2016 à 09:33 - Publié le 13/01/2016 à 09:20
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 13/01/2016 à 09:33

CHAMPIONS CUP - Fort de son succès en infériorité numérique contre le Munster (27-7), le Stade français semble enfin tenir son match référence. Une rencontre marquée de l’empreinte de quatre joueurs, aujourd’hui incontournables, qui pourraient complètement relancer la saison du club parisien.

Sékou Macalou (20 ans)

Le 10 septembre 2014, dans son bureau du club de Massy, Olivier Nier, alors entraîneur du RCME, nous confiait: "Celui-là, on a réussi à le garder cette saison mais on va vite nous le piquer. C’est un futur grand". Dix-huit mois plus tard, Sékou Macalou (1,94m, 106 kg) a impressionné l’Europe du rugby en inscrivant un essai d’anthologie contre le Munster (27-7). Une course de 50 mètres ponctuée de deux raffûts et d’une accélération héritée de son passé de trois-quarts aile à 7 et en Crabos.

Sekou Macalou (Stade français) face au Munster - 9 janvier 2016
Sekou Macalou (Stade français) face au Munster - 9 janvier 2016 - Icon Sport

Capitaine des U20 où il avait marqué un essai similaire contre l’Irlande lors du Tournoi des Nations 2015, Sékou Macalou est un troisième ligne de rupture, à la Yannick Nyanga, dévoreur d’espaces mais également impressionnant par son abattage défensif (meilleur plaqueur (13) du Stade Français contre la Red Army, ndlr). "Je ne veux pas être méchant, mais il est à 50 % de son potentiel", confie Julien Dupuy. "Quand on voit ce qu’il fait à l’entraînement..." Avec les blessures d’Antoine Burban et de Raphaël Lakafia, Sékou Macalou pourrait très vite devenir le X Factor du Stade français.

Julien Dupuy (32 ans)

On ne l’avait plus revu en Champions Cup depuis le 13 novembre dernier et la défaite du Stade français sur la pelouse de Welford Road (33-20). Victime d’une blessure à la cheville contre les Tigers dès la 16e minute de jeu, Julien Dupuy a cruellement manqué à la formation de Gonzalo Quesada. En son absence, même si Julien Tomas n’a jamais démérité, le Stade français a accumulé les doutes et les défaites.

Julien Dupuy (Stade français) face à Toulon - le 6 septembre 2015
Julien Dupuy (Stade français) face à Toulon - le 6 septembre 2015 - Icon Sport

A 32 ans, l’expérience de "la Grole", sa grande gueule et sa science de cornac derrière la mêlée ont indéniablement fait défaut au collectif parisien. Et sa place de titulaire à la mêlée semble indiscutable le temps que Will Genia retrouve l’intégralité de ses moyens physiques et s’adapte complètement aux schémas de jeu de Gonzalo Quesada. Associé à Jules Plisson ou Morné Steyn, Julien Dupuy est le métronome du jeu parisien.

Paul Williams (32 ans)

Il y a un an, Paul Williams multipliait péniblement les aller-retour seul sur un bout du terrain d’entraînement du Saut du Loup. A 32 ans, la carrière du trois-quarts centre samoan, handicapée par une grave blessure à un tendon d’Achille, semblait être clouée sur place. Avant de ressusciter cette saison. Auteur de six essais, toutes compétitions confondues, Paul Williams est redevenu un premier choix au centre de l’attaque parisienne.

Paul Williams et Jérémy Sinzelle (Stade français)
Paul Williams et Jérémy Sinzelle (Stade français) - Icon Sport

Décisif contre le Stade Toulousain (18-17, 12e journée), l’ancien joueur de Sale et des Auckland Blues a retrouvé toute sa puissance physique qui a martyrisé tant d’adversaires dans le passé et cette faculté à casser les plaquages pour franchir les défenses. Qu’il soit titularisé aux côtés de Jonathan Danty, Geoffrey Doumayrou ou Waisea, Paul Williams est redevenu un joueur clé de l’attaque parisienne.

Hugo Bonneval (25 ans)

"En début de saison, je n’avançais pas…. Il n’y avait rien". Hugo Bonneval (25 ans) revient de loin. Après une année blanche en raison d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche en juin 2014, l’arrière du Stade français a entamé la saison 2015/2016 sans être à 100% de ses moyens. Mais depuis deux mois, l’international français (4 sélections), appelé par Guy Novès lors des deux journées de prise de contact avec le staff du XV de France, a retrouvé le rythme de la compétition et, surtout, ses accélérations et ses crochets fulgurants.

Geoffrey Doumayrou et Hugo Bonneval (Stade français) - 19 décembre 2015
Geoffrey Doumayrou et Hugo Bonneval (Stade français) - 19 décembre 2015 - Icon Sport

Et son magnifique essai face au Munster a levé les dernières inquiétudes sur l’état de santé de son genou. "Même pour l’égo, ça fait plaisir d’avoir cette sensation d’accélérer et de sentir que le mec ne peut pas te reprendre", confiait-il dernièrement. Grâce à sa confiance retrouvée, Hugo Bonneval est tout proche de redevenir ce joueur insaisissable qui avait enflammé le Top 14 en 2013/2014. Et nul doute que ces quatre joueurs participent dans les prochaines semaines au retour en grâce du Stade français.

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