Peyrelongue - Biarritz - Décembre 2012 - Icon Sport
 
European Challenge Cup

Peyrelongue (Biarritz): "Ce serait bien de se qualifier car on vit des moments difficiles"

Peyrelongue: "Ce serait bien de se qualifier car on vit des moments difficiles"

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 17/01/2014 à 12:25 -
Par Clément Mazella - Le 17/01/2014 à 12:25
Très peu utilisé en Top 14 cette saison, Julien Peyrelongue profite du Challenge Européen pour accumuler du temps de jeu avec Biarritz. Les Basques disputent à Aguilera un match au sommet face à Sale et la possibilité d’une qualification en quart de finale. Le demi d’ouverture du BOPB, qui voudrait encore jouer un ou deux ans, se verrait bien disputer une nouvelle phase finale.
 

Face à Sale c’est un véritable huitième de finale avec handicap pour le BO. Êtes-vous prêt à relever le défi ?

Julien PEYRELONGUE: Oui. Il faut que l’on soit ambitieux. On aurait préféré attaquer ce match avec un peu moins de pression après une victoire à Oyonnax, mais la performance défensive de l’équipe n’a pas été bonne à Oyonnax (défaite 28-24) et nous n’avons pas pu ramener plus qu’un point de bonus défensif. Contre Sale, on est dans l’obligation de l’emporter avec trois essais d’écart, car au match aller on avait perdu trois essais à un. Si on ne leur laisse pas le bonus défensif, la différence se fera au nombre d’essais. À 3-0 on passe. À nous d’être ambitieux.

Que s’est-il passé à Oyonnax ?

J.P: L’équipe a pris du plaisir là-bas, mais il y avait la frustration du résultat, car on n’a pas mis la même intensité, la même générosité en défense que l’on a mis en attaque. À nous d’être performants dans les deux domaines pendant quatre-vingts minutes, car on sait que l’on va tomber sur une grosse équipe, qui joue bien au rugby, très bien organisée défensivement. Au match aller ils nous avaient posés beaucoup de problème. On s’attend à un match rude.

Sale à besoin d’un point pour se qualifier. Vont-ils vouloir fermer le jeu d’après vous ?

J.P: Je pense qu’ils vont nous laisser jouer au début pour essayer d’exploiter nos fautes. J’organiserais ça comme ça si j’étais leur entraîneur. C’est une équipe anglaise et s’ils peuvent gagner, ils le feront. C’est une équipe qui joue beaucoup, qui tourne bien dans son championnat. La moindre défaillance de notre part sera payée cash. Il faudra prendre le score. En coupe d’Europe, on sait qu’on ne marque jamais deux essais dans le premier quart d’heure. Il faudra les faire lâcher petit à petit. Jouer au rugby tout simplement, ne pas faire n’importe quoi. On doit commencer par les mâcher devant et ensuite essayer de passer avec le ballon un  peu plus facilement.

" Je me vois encore jouer un ou deux ans"

Ce week-end marque les festivités du centenaire du Biarritz Olympique. Ce match a-t-il une saveur particulière ?

J.P: On doit en tenir compte. Ce serait dommage de fêter ce centenaire sur une défaite. Ce match c’est pour nous aussi. De temps en temps il faut savoir aussi être égoïste. Pour l’équipe, ce serait bien de se qualifier, car on vit des moments difficiles. Un peu de challenge et de phase finale ça fait toujours plaisir à vivre pour un groupe. 

Le Biarritz Olympique c’est quoi pour Julien Peyrelongue ?

J.P: J’y ai passé 14 ans. C’est une belle histoire. C’est beau. J’en suis là grâce au club et aux différents entraîneurs que j’ai pu connaitre au BO et aux résultats que j’ai pu avoir par le passé. Toute la génération de 2002, on se voit dimanche. Je sais qu’on va passer un bon moment et il ne faut pas oublier la victoire samedi pour fêter ça.

À 32 ans pensez-vous à votre avenir dans le rugby ?

J.P: J’y pense forcément. Je me vois encore jouer un ou deux ans. Je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu cette année. Ça fait quinze jours que j’enchaîne les matchs et j’ai besoin de retrouver le rythme. On est des privilégiés et on a de la chance de faire ce métier. Je n’ai pas envie de m’arrêter en ayant des regrets. Tant que j’ai envie de jouer et tant que je me sens bien, j’ai envie de continuer. J’ai préparé ma reconversion et j’ai eu mon BTS (étude et économie de la construction, ndlr) l’année dernière. Je suis sans pression et j’irai pour vraiment prendre du plaisir sur la fin. Pro D2 ou Top 14 ? Ce n’est pas forcément un objectif. Juste prendre du plaisir et donner un peu aux jeunes. Bien sûr si je peux rester ici...

 
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