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Rugby - 6 Nations

Bastareaud : "Plus fort aujourd'hui"

Comme c'est le cas depuis la tournée en Nouvelle-Zélande et l'affaire qui porte désormais son nom, Mathieu Bastareaud est au centre des attentions. A quelques heures de l'annonce du XV de départ pour l'Ecosse, le Parisien fait le point sur ses ambitions et assure qu'il est plus fort aujourd'hui.

 
"Plus fort aujourd'hui" - Rugby - 6 NationsAFP
 

Mathieu, comment avez-vous vécu ces premiers jours marquant votre retour en équipe de France ?

Mathieu BASTAREAUD : Bien. Très bien même. Cela me fait plaisir de revenir en équipe de France, de revenir ici à Marcoussis. Je me sens très bien avec tout le monde. Je prends ce stage comme une nouvelle aventure qui commence. Je regarde devant moi, sans chercher à ressasser ce passé à longueur de temps. Il me faut avancer.

Pensiez-vous il y a quelques mois seulement, vous retrouver ici à Marcoussis ?

M.B. : Je le souhaitais en tout cas. Mais j’étais loin d’être à mon meilleur niveau. Je n’aurais donc pas pu me retrouver en équipe de France. Mais je travaillais pour pouvoir revenir. Marc Lièvremont, au cours de discussion que nous avons eue, me disait que si mon niveau le permettait je pouvais postuler à une place dans le groupe. J’ai un petit peu de chance aujourd’hui, il y a des joueurs blessés à mon poste. A moi de saisir cette chance.

Avez-vous toujours eu l’objectif de revenir en équipe de France ?

M.B. : Oui, c’est pour cela que j’ai travaillé en club. Il m’a fallu un déclic aussi. Une discussion avec mon entraineur, Jacques Delmas, juste avant Biarritz, pour me pousser un peu dans mes performances. Il m’attendait à un certain niveau. Il considérait que je n’étais pas au maximum de ce que je pouvais apporter à mon équipe du Stade français. Cette discussion m’a piqué au vif. J’ai souhaité lui montrer que je pouvais élever mon niveau de jeu.

Vous sentez-vous plus fort aujourd’hui après l’affaire de cet été ?

M.B. : Oui, clairement. J’ai beaucoup travaillé mentalement sur ce qui m’est arrivé. Aujourd’hui, je me sens bien, apaisé, soulagé. Mais surtout avec l’envie d’aller de l’avant. Cela ne veut pas dire que j’oublie ce qui s’est passé. Ce qui a été dit et écrit, je ne l'oublierai jamais. Mais je vis mieux avec.

Est-ce que cette histoire est un moteur pour avancer ?

M.B. : Pas vraiment. Si je reste scotché au passé, je n’avance pas. Ce qui me fait avancer, c’est l’envie de gagner ce tournoi, l’envie de participer à la coupe du monde en Nouvelle-Zélande, l’envie de gagner des titres, que ce soit avec l’équipe de France ou avec le Stade français.

Quelle place occupez-vous aujourd’hui au Stade français ?

M.B. : D’abord, je me sens redevable de mon club qui m’a épaulé du début à la fin de l’affaire. Et puis, mes entraîneurs m’ont demandé de prendre plus de responsabilités au sein de l’équipe. Mais par ce que je fais sur le terrain, pas par de longs discours. Je ne suis pas doué pour cela et je préfère le laisser à des joueurs qui ont plus d’expérience. Je sais que cela viendra un jour, mais pour le moment c’est trop tôt.

Avez-vous le sentiment d’avoir étoffé votre registre de jeu ?

M.B. : Etant donné que tous les week-ends désormais, j’ai des "snipers" qui m’attendent aux quatre coins du terrain, il a été salutaire d’essayer d’aller là où ils ne m’attendaient pas. Dans ce sens, j’espère que j’étoffe mon jeu. J’essaie d’être le plus imprévisible possible. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut que je "surjoue". J’ai mon rugby et c’est celui-là que l’on me demande de faire.

 
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9 Commentaires
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  • 9.
    chaps1Vous citez tout le temps Giteau, ça pour sure en XV il excelle,tout simplement parce qu'en XIII il n'avait pas le niveau et fut recalé, mais les Australiens savent le faire jouer contrairement à nous Français qui gâchons le talent génial de Gasnier ou Williams. Jetez un œil au XIII, vous y découvrerez sans doute d'autres talents qui viendront au XV (comme Estebanez) ou passerez juste un bon momentLe 03/02/2010 à 04:51
     
     
     
  • 8.
    BonuxUne paire de centre Basta Trinh-Duc ca peut etre interessant. Je dis ca parce que Trinh-Duc je ne le vois plus en 10. A l'ouverture j'ai vraiment envie de voir Estebanez. (Boyet et Ellissalde on connait leur valeur meme si Boyet merite egalement d'etre revu dans des conditions plus propices)Le 02/02/2010 à 21:53
     
     
     
  • 7.
    BonuxJ'ai longtemps pense que la meilleure paire de centre au monde c'etait Giteau-Mortlock. A eux deux ils ne pesent pas lourd mais quelle classe! Aujourd'hui je trouve la paire Nonu-Smith tout aussi efficace dans un registre un peu different. Cela prouve qu'il y a la place pour tous les gabarits mais que la puissance a elle seule ne vaut pas grand chose. Il faut l'accompagner d'un peu de subtilite.Le 02/02/2010 à 21:51
     
     
     
  • 6.
    BonuxEt puis Boniface en face il n'avait pas les memes adversaires non plus. Il faut s'adapter aux donnees modernes du rugby, ceci dit il faut etre malin aussi, quand on voit un joueur comme Giteau capable d'effacer des adversaires qui font 40 kilos de plus, l'avenir n'est pas forcemment aux gros, il faut un savant melange. Basta et David sont complementaires de Baby et Mermoz par exemple,ou Trinh-Duc.Le 02/02/2010 à 21:47
     
     
     
  • 5.
    BonuxIl faut laisser le temps a Bastareaud il est jeune, il va apprendre a developper son jeu. Ma'a Nonu qui a un profil equivalent etait tres decrie il y a deux ans a peine. La description de coffre a ballon avec des mains en carton lui collait au dos. A force de perseverance du jouer et du selectionneur Nonu est devenu aujourd'hui incontournable. Bastareaud va progresser.Le 02/02/2010 à 21:42
     
     
     
  • 4.
    xave44Je suis heureux de constater que les internautes de ce forum partagent le même constat. Nous avons passé la dernière décennie à vouloir copier le jeu anglo-saxon avec laporte et Cie.
    J'espère qu'avec Lièvremont le beau jeu va enfin revenir. J'ai cru comprendre que c'était son ambition et je m'en réjouis.
    Le 02/02/2010 à 09:51
     
     
     
  • 3.
    litho48Je suis bien d'accord avec les précédents messages, si le french flair c'est avoir un bon jeu aux pieds c'est réducteur, la poésie du rugby c'est le jeu avec le combat, faites vivre la balle svp !!!Le 02/02/2010 à 08:56
     
     
     
  • 2.
    NéophyteComplétement d'accord avec toi, planchot. Maintenant cequi compte, c'est les grands coups de pompe pour maintenir l'adversaire dans son camp et le rentrededans pour perforer les défenses. Ou est le temps ou le rugby était un jeu d'évitement?Le 01/02/2010 à 21:10
     
     
     
  • 1.
    planchotMoi je le ferai carrément jouer pilier , il a la carrure et le même jeu , c'est le roi de l'auto-tamponneuse .André Boniface , ne doit plus reconnaître son rugby d'élégance , d'inspiration , de french flair , d'intelligence .Aujourd'hui c'est le temps deS bourrins .Triste pour notre beau rugby , qu'en a-t'on fait .Le 01/02/2010 à 20:28
     
     
     
 
 
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