Vidéo - "Marchand : c'est l'assurance tous risques ! Je ne l'ai jamais vu mauvais"

01:44

Un vivier sans limite, Macalou ailier: ce que cette tournée d’automne nous a appris sur les Bleus

Un vivier sans limite, Macalou ailier: ce que cette tournée d’automne nous a appris sur les Bleus

Le 21/11/2022 à 09:02Mis à jour Le 21/11/2022 à 16:46

XV DE FRANCE - Grâce à leur victoire 35-17 face au Japon ce dimanche, les Bleus ont terminé l’année 2022 invaincus avec un trois sur trois lors de ce mois de novembre. Entre un Sekou Macalou impressionnant sur l’aile, un vivier toujours plus grand et un réalisme sans égal, cette tournée d’automne nous aura appris de nouvelles petites choses sur cette équipe de France.

Macalou à l’aile, c’est plus que crédible

Il y a quelques mois, l’hypothèse de voir Sekou Macalou évoluer à l’aile avec le XV de France pouvait en faire sourire certains. Et bien à l’issue de cette tournée d’automne 2022, force est de constater que le joueur du Stade français a fait taire les critiques, où plutôt convaincu les plus pessimistes. Pas entré en jeu face à l’Australie, Macalou a épaté son monde face à l’Afrique du Sud. Lui qui a foulé la pelouse dès le quart d’heure de jeu au Vélodrome face aux Springboks a paru dans son élément au bord de la ligne. Considéré par de nombreux supporters comme l’homme du match face aux champions du monde en titre, Macalou offre une polyvalence rare à ce niveau entre la troisième ligne et l’aile.

Face aux Nippons, l’ancien Massicois est également entré très tôt dans la partie mais n’a pas autant brillé qu’à Marseille. Ce sont peut-être des mots que l’on aurait jamais pensé écrire il y a plusieurs mois, mais Sekou Macalou au poste d’ailier, c’est plus que crédible !

XV de France - Sekou Macalou

XV de France - Sekou MacalouIcon Sport

Le vivier du rugby français est sans limite

Sans manquer de respect aux blessés qui n’ont pas pu prendre part à cette tournée (Willemse, Jaminet, Villière, Gros…), leurs absences ne se sont pas vraiment faites remarquer. Chaque victoire de cette équipe de France nous a prouvé la grandeur du vivier français. En simple exemple, les inquiétudes étaient réelles autour du poste de pilier gauche après le forfait de Jean-Baptiste Gros avant le début des tests. S’est ajouté à cette absence celle de Cyril Baille, touché face aux Springboks.

C’est finalement un néophyte qui a été lancé dans le grand bain, et il fait plus que tenir la baraque. Le Rochelais Reda Wardi a fêté ses deux premières sélections, le tout avec une franche réussite. On pense aussi à Bastien Chalureau, intéressant lors de son entrée en jeu face aux Nippons. Fabien Galthié possède en ses mains une mine d’or que tous les entraîneurs de cette planète lui envient. Il est également l’occasion de citer Pierre Bourgarit, Léo Berdeu ou encore Mohamed Haouas qui ont rongé leur frein dans les tribunes durant les trois rencontres des Bleus.

Bastien Chalureau et Reda Wardi ont répondu présent sous le mailot bleu.

Bastien Chalureau et Reda Wardi ont répondu présent sous le mailot bleu.Icon Sport

Avec ce mental, les Français peuvent voir (très) loin

On a beau s’extasier devant cette série de treize victoires consécutives que les tricolores ont prolongée durant ce mois de novembre, peu de supporters français avaient le sourire aux alentours de l’heure de jeu face à l’Afrique du Sud voire même contre l’Australie. Et pourtant, le XV de France a toujours trouvé les ressources pour détruire le mur qui tentait de les stopper.

Face aux Boks et aux Wallabies, les Français ont par deux fois réussi à inverser une tendance qui était loin de leur être positive. On a beau venter le talent, il faut bien plus que cela pour faire craquer des Sud-Africains bien dans leurs pompes et dominants physiquement. Les puristes répètent souvent que le rugby, ça se joue énormément dans la tête. Quand on voit ces Bleus, on a bien envie de les croire.

Ollivon, toujours un patron

Le grand Charles a répondu présent ! Vice-capitaine des Bleus lors de cette tournée, le joueur de Toulon a impressionné par son activité lors des trois rencontres. Face au Springboks - le match que tout le monde retiendra - il a autant été performant dans les airs que physiquement. Jacques Delmas a d’ailleurs déclaré : "Il m’a même fait penser à Pieter-Steph du Toit dans l’impact. En tout cas, le défi physique est un gros point à son capital confiance et à son capital joueur."

Bref, Charles Ollivon a tout simplement montré qu’il est un vrai cadre de ce XV de France devenu invincible. Face au Japon, l’ancien Bayonnais a retrouvé son brassard de capitaine en l’absence d’Antoine Dupont. Des retrouvailles plutôt réussies puisque le troisième ligne a inscrit le deuxième essai tricolore. Ollivon est bel et bien un des patrons de cette sélection française, et on se demande bien qui débutera en flanker lors du prochain Tournoi des 6 Nations si toutes les forces tricolores sont présentes.

Charles Ollivon - XV de France

Charles Ollivon - XV de FranceIcon Sport

Un réalisme toujours implacable

Du talent, parlons-en tiens ! Les Australiens doivent encore faire des cauchemars dans lesquels Damian Penaud fait parler la poudre sur son aile et s’en va offrir la victoire aux siens. De même pour les Sud-Africains qui aimeraient tous pousser pour arrêter Sipili Falatea à quelques centimètres de la ligne.

Au final, tous auront le même constat. Ces Bleus sont d’un réalisme sans égal aujourd’hui sur la planète rugby. Demandez aux Japonais. Quelques minutes encourageantes avant que l’équipe de France ne prenne le jeu à son compte. Une seule action offensive dans le camp nippon qui se termine par une réalisation de Damian Penaud, encore lui.

Il ne suffit pas de dominer ces Français pour les faire céder. Il faut surtout les museler durant quatre-vingt minutes pour espérer quelque chose face à eux. Lors de cette tournée d’automne, aucune formation n’aura réussi à le faire, ni lors de toute l’année 2022.

Vidéo - "Jalibert ? Il n'y a que Beauden Barrett de plus talentueux"

01:44
Contenus sponsorisés