• International - XV de France - Thomas Ramos
    International - XV de France - Thomas Ramos

Ramos : "Il me tardait le coup d'envoi"

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XV DE FRANCE - Sous le feu des projecteurs pour sa deuxième titularisation sous l'ère Galthié, qu'il attendait avec impatience comme il le confie lui-même, l'arrière Thomas Ramos a répondu présent en rendant une excellente copie lors du court succès face aux Wallabies (30-29). Mais il sait qu'il sera encore mis à rude épreuve face aux Springboks, samedi prochain à Marseille.

Comment jugez-vous ce succès face à l'Australie ?

Il n'était pas simple mais il faut retenir cette victoire. L'équipe n'avait pas joué ensemble depuis un petit moment. Ce n'était peut-être pas non plus un match de reprise mais un match dans lequel il fallait retrouver des liens. La fin de rencontre est positive pour nous. Elle montre qu'on n'a rien lâché, que nous sommes allés chercher cette victoire. C'est un bel état d'esprit.

Comment expliquez-vous vos difficultés collectives sur ce match ?

Je pense qu'on a respecté le plan de jeu, ce qu'on avait travaillé durant les quinze derniers jours. On s'était dit qu'en le faisant, nos adversaires s'useraient peut-être et que des espaces s'ouvriraient sur la fin de match. C'est ce qu'il s'est passé. Il faut retenir cela.

A titre personnel, avez-vous pris du plaisir ?

Oui, cela faisait un moment que j'avais envie de démarrer, ou de redémarrer un match avec le numéro 15 dans le dos en équipe de France. Cela fait énormément de bien, surtout avec la victoire au bout. Collectivement et individuellement, cela restera une belle soirée.

On a vu dès le premier ballon, que vous avez relancé, que vous étiez dans un bon soir...

Dans un bon soir, je ne sais pas. Mais j'avais envie de prendre du plaisir sur le terrain. Sur ce premier ballon, j'ai vu que j'avais un petit espace devant moi, je ne m'y attendais pas forcément. Après, le rugby reprend sa place.

Vous sentiez-vous sous pression avant le match ?

Non. Il y avait forcément un peu de pression positive, dans le sens où il me tardait le coup d'envoi. J'en avais beaucoup parlé avec mes proches. Quand on prépare un match depuis deux semaines, qu'on sait plus ou moins qu'on va le débuter et qu'on a conscience d'être attendu, on a hâte d'y être.

Vous étiez notamment attendu sur l'équilibre entre l'occupation au pied et le fait de remonter quelques ballons. Vous l'avez trouvé sur ce match...

Oui. J'ai un peu grandi et appris. Je sais ce que demande le rugby international et, là-dessus, je suis assez lucide. Je pense avoir relancé un ou deux ballons qui étaient corrects. Sur mon jeu au pied, je crois qu'il peut être de meilleure qualité. On le reverra avec le staff mais nos adversaires étaient bien organisés sur le troisième rideau. On était en recherche des espaces et on ne les trouvait pas. Il faudra un jeu au pied plus efficace pour faire reculer notre adversaire le week-end prochain.

Contre l'Afrique du Sud, vous devriez effectivement être encore servi sur le jeu au pied...

On ne pouvait pas mieux le préparer du coup ! Il y a eu beaucoup de jeux au pied hauts de la part des Australiens. C'est bien, on connaît les Sud-Africains et cela fait partie aussi de leur stratégie. Il faudra être prêt, concentré et solidaire pour aller chercher les ballons en l'air. Et, si on les a pas en l'air, aller les chercher au sol.

Vous avez tenté deux pénalités à cinquante mètres, une convertie, l'autre non. Avez-vous hésité à les prendre ?

Non. Sur la première, j'avais un peu le vent dans le dos, donc je savais que j'aurais la puissance quoi qu'il arrive. En début de match, c'est toujours bien de se mettre en confiance avec ce genre de pénalité. Sur la deuxième, j'ai dit oui mais j'avais un peu de vent contre. Si elle est cadrée, elle est dedans. C'est surtout un problème de précision sur celle-ci.