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Il y a dix ans, les « sales gosses » (4/4) : plongez dans les coulisses de la finale de 2011

Il y a dix ans, les « sales gosses » (4/4) : plongez dans les coulisses de la finale de 2011
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 14/10/2021 à 09:25Mis à jour Le 14/10/2021 à 09:35

XV DE FRANCE - Nous revenons enfin sur les quelques heures ayant précédé la finale entre la France et la Nouvelle-Zélande, à l’Eden Park d’Auckland. Du déchaînement de haine ayant contribué à resserrer les Bleus autour d’un dessein commun à l’élaboration de la flèche ayant frappé le Haka en plein cœur, les acteurs de l’événement reprennent le fil de l’histoire.

Pour la troisième fois de son histoire, le XV de France s’apprête à disputer une finale de Coupe du monde et, sur notre minuscule planète, on pense à ce point que les All Blacks méritent ce titre derrière lequel ils courent depuis vingt-quatre ans que la bande à «Titi» Dusautoir devient soudainement l’ennemi à abattre. En Nouvelle-Zélande, c’est même un déchaînement de haine assez primaire qui s’abat, sans raison ou presque, sur l’équipe de France. Andrew Mehrtens, pourtant mortifié par Lamaison et Magne en 1999, dégaine le premier : "Les Français sont mauvais : ils sont incapables de vaincre les All Blacks et gagner cette Coupe du monde." Dans les colonnes du New Zealand Herald, l’indélicat Peter Bills trempe sa plume dans le vitriol, inhumant ces Tricolores "aussi effrayés qu’indigents".

Au gré de sa chronique, le plumitif « so british » tient même à ressusciter les fantômes de Maso et Villepreux, les princes de 1968 ayant alors ensorcelé la Nouvelle-Zélande, pour mieux les opposer aux «wimps» (mauviettes) de 2011, fossoyeurs du french flair et de son cortège de clichés surannés.

À la télé, un présentateur de Sky TV joue du col en reprenant la saillie verbale de Marc Lièvremont au sujet de ses joueurs : "Au-delà d’être de vrais sales gosses, les Français sont surtout de piètres rugbymen." Et quoi ? Ont-ils tous oublié, ces Saxons, le cauchemar de 2007, les larmes de Richie McCaw ou le visage livide de Graham Henry ? Ont-ils biffé de leurs mémoires le match du siècle, l’enfer de Twickenham et le regard exorbité de Richard Dourthe ?

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