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Villière : "Je ne pouvais plus courir, l'opération était obligatoire"

Villière : "Je ne pouvais plus courir, l'opération était obligatoire"

Le 04/10/2022 à 17:32Mis à jour Le 04/10/2022 à 17:51

XV DE FRANCE - La semaine dernière, Gabin Villière s'est de nouveau fait opérer de la cheville à Marseille. L'ailier international (12 sélections), ne devrait faire son retour à la compétition que fin novembre. De ce fait, il ne disputera pas la tournée de novembre avec les Bleus. Un forfait difficile à accepter pour le Toulonnais.

On a appris que vous avez dû subir une nouvelle opération de la cheville, comme s’est-elle passée ?

Cela s’est plutôt bien passé. De toute manière, je n’avais pas le choix, c’est la seule manière d’effacer tous les problèmes. Cette opération n’était pas prévue, mais elle était malheureusement obligatoire.

Ressentiez-vous encore des douleurs ?

J’avais d’énormes douleurs. Je ne pouvais quasiment plus courir, j’en étais incapable sur une moyenne distance. Cette nouvelle opération a permis de tout nettoyer et d’enlever tous les parasites qui étaient loin d’être bénéfiques pour mon retour à la compétition. Je m’entraînais en salle depuis le début de la saison, mais dès que j'étais à deux doigts de retrouver le terrain, les douleurs refaisaient leur apparition. Cela repousse encore mon retour, mais il faut l’accepter.

Justement, à quand est programmé votre retour désormais ?

Il est prévu fin novembre. Je ne pourrai pas prendre part à la tournée de novembre avec les Bleus, mais c’est comme ça… Il me reste une semaine de plâtre, avant une autre semaine de botte et de la rééducation.

Ce forfait est-il dur à accepter psychologiquement ?

Un peu oui. En fait, le plus dur, c’est quand vous n’avez pas imaginé de revenir plus tard que prévu. Et pour ma part, c’était difficile. J’ai mis un peu de temps à l’avaler mais il faut avancer. Initialement, je devais reprendre en tout début de saison avec le RCT mais mon corps ne me l’a pas permis. Mais une semaine après l’opération, je peux dire que j’ai complètement compris qu’il faudra encore attendre un peu. Et c’est le plus important.

Gabin Villière en béquilles après la finale de Challenge Cup.

Gabin Villière en béquilles après la finale de Challenge Cup.Icon Sport

Avez-vous directement prévenu le staff du XV de France ?

Fabien (Galthié, NDLR) m’a appelé le lendemain de l’opération. Ses mots m’ont fait énormément de bien. Cela m’a permis de plus rapidement passer à autre chose. C’était important pour moi d’échanger avec lui, même si je n’étais pas le plus heureux du monde au moment de lui annoncer mon forfait pour le prochain rassemblement.

On parle énormément (et logiquement) de cette année Coupe du monde, toujours délicate à gérer. Quand on est dans votre situation, que se dit-on ?

Tout d’abord, plusieurs personnes m’ont dit : "C’est mieux de se blesser maintenant que dans six mois." Je ne suis pas forcément d’accord car cette opération ne va pas m’immuniser contre de futurs pépins physiques. On a juste envie d’une chose : retrouver le terrain au plus vite et tourner la page. Je veux reprendre du plaisir avec un ballon dans les mains et pour cela, une nouvelle opération était nécessaire.

Vivez-vous avec ce Mondial 2023 dans la tête ?

C’est toujours dans un petit coin, c’est normal. Mais il y a d’autres échéances qui m’attendent à mon retour fin novembre. J’ai envie de jouer les phases finales avec Toulon, de bien figurer en Champions Cup mais également de disputer le Tournoi des 6 Nations si j’en ai le niveau. La Coupe du monde arrivera très vite, mais il y a énormément de travail avant cela !

Au niveau du Top 14, quel regard portez-vous sur le début de saison du RCT ?

Je trouve que notre début de saison est prometteur. Cette victoire à Pau nous a fait énormément de bien à la tête car je pense que nous avons le groupe pour viser très haut. C’est difficile pour moi de ne pas pouvoir aider mes coéquipiers, mais je suis leur premier supporter quand je suis en tribunes.

Que faites-vous de vos journées en ce moment ?

Avec un plâtre, on ne peut pas tout le temps faire ce que l’on veut (rires). Mais je me rends tout de même dès que possible à l’entraînement voir mes coéquipiers. J’ai besoin d’être au plus près du terrain, même si je ne peux pas être dessus.

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