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Et Dupont survola Paris avec la Patrouille de France...

Et Dupont survola Paris avec la Patrouille de France...
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 14/07/2022 à 11:27Mis à jour Le 14/07/2022 à 15:14

DÉFILÉ DU 14 JUILLET - Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est le capitaine des Bleus, Antoine Dupont, qui a ouvert ce matin le défilé du 14 juillet, au sein de la mythique Patrouille de France. Impressions…

C’est un hommage unique, un cadeau rarissime qu’a offert ce matin la Patrouille de France à Antoine Dupont, le capitaine tricolore. A bord de l’un des huit Alpha Jet de l’escadron, le meilleur rugbyman du monde a donc ouvert le défilé du 14 juillet et, quelques minutes durant, observé la capitale à 250 mètres d’altitude et à une vitesse oscillant entre 800 et 1000 km/h.

"La Patrouille de France, confie-t-il à présent, c’est quelque chose de légendaire à mes yeux. Alors, le jour où un ami qui connaissait certaines personnes de l’armée de l’air m’a demandé si ça pouvait me brancher de voler avec elle, j’ai dit « oui » tout de suite. Et puis, ce défilé est un symbole fort de notre nation, de la République, de la France. Avoir pu les rejoindre sur un tel évènement fut un immense honneur". A cet instant de l’interview, Super Dupont marquait une pause et reprenait ainsi : "Enfant, jamais je n’aurais pu m’imaginer vivre un jour une telle expérience. On parle souvent des inconvénients de la notoriété mais elle donne aussi accès à des choses assez incroyables..."

Un effort physique à la limite du supportable

Ce jeudi 14 juillet, c’est donc aux abords de 10 heures que Super Dupont, après avoir passé une batterie d’examens médicaux, a décollé de la base aérienne 107 de Villacoublay, dans les Yvelines. La veille, il avait testé l’appareil en conditions réelles et fut donc familiarisé une heure durant -soit de la base aérienne de Cazaux (Gironde) jusqu’à Villacoublay- au quotidien de ces aviateurs soumis en l’air à des pressions colossales, des forces telles qu’elles multiplient le poids du corps par sept et rendant le moindre mouvement difficile, pour ne pas dire totalement impossible.

"Le premier jour, disait-il, on a survolé le bassin d’Arcachon et le pilote a fait quelques loopings et plusieurs figures (des « tonneaux barriqués », des trajectoires en tire-bouchon, N.DL.R.), au-dessus de l’eau. Là, je lui ai demandé de calmer un peu le rythme parce je commençais à vraiment avoir mal aux tripes. Et puis, à 6 G de pression, je ne pouvais même pas bouger le bras tellement il était lourd."

Pour rappel, un pilote de la Patrouille de France perd entre 2 et 3 litres d’eau par vol. Ca vaut toutes les pré-saisons du monde, non ?

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