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XV de France - Questions de cohérence pour les choix de Jacques Brunel

Questions de cohérence pour les choix de Brunel

Le 08/11/2018 à 10:24Mis à jour Le 08/11/2018 à 10:33

XV DE FRANCE - C'est dans la matinée de jeudi que Jacques Brunel a livré la première de ses compositions pour les tests de novembre. Levant, comme de juste, les premières incompréhensions...

Autant vous faire tout de suite l’aveu : on a bien compris, depuis quelques années passées à exercer ce métier, à quel point l’exercice de la conférence de presse d’avant-match est une coquille vide. Appelé à justifier des choix qu’il effectue en son âme et conscience, le sélectionneur quel qu’il soit (ce fut vrai aussi pour Bernard Laporte, Marc Lièvremont, Philippe Saint-André ou Guy Novès) n’a d’autre choix que d’user de circonvolutions baroques lorsqu’il s’agit de les justifier par A+B, alors qu’ils relèvent le plus souvent de l’intime conviction, du cœur ou des sanctions internes, toujours inavouables. Mais l’exercice s’avère on ne peut plus périlleux lorsqu’on le mesure à l’aune de la cohérence, c’est-à-dire au moment de vérifier si ce qui est vrai pour les uns l’est aussi pour les autres.

XV de France - Jacques Brunel durant une session d'entraînement

XV de France - Jacques Brunel durant une session d'entraînementIcon Sport

Ainsi, lorsqu’il s’est agi de justifier la présence sur le banc du meilleur joueur du Top 14 depuis le début de la saison, Jacques Brunel a oblitéré par l’argument des repères collectifs. "Fickou est bien, mais sur ce premier match, on a préféré conserver la complémentarité qu'on eu des garçons comme Bastareaud ou Doumayrou au centre." Fort bien, puisque cette paire était effectivement celle aperçue lors du dernier Tournoi. Mais alors, pourquoi ce même argument n’a-t-il pas été favorable à Benjamin Fall, dernier arrière régulier des Bleus, sacrifié sans avoir démérité au nom de la forme du moment à Maxime Médard, qui évolue pourtant davantage à l’aile en club ? Là, on sèche.

XV de France - Jacques Brunel durant une session d'entraînement

XV de France - Jacques Brunel durant une session d'entraînementIcon Sport

Et il faudra des trésors de diplomatie pour le faire entendre au Montpelliérain, tout comme Fickou aura probablement du mal à gober qu’après avoir enchaîné quatre sélections à l’aile, cette même place de titulaire lui soit elle aussi soufflée par Damian Penaud. Alors, nulle question ici de contester les titularisations de Médard ou Penaud, qui réalisent tous deux d’excellents début de saison.

Reste qu’il semblerait que les entraîneurs du XV de France aient été plutôt disposés à récompenser les "bons élèves", à savoir ceux dont le staff a joué le jeu des Bleus en procédant aux repositionnements suggérés, Fickou payant de son côté le fait de n’avoir jamais été utilisé à l’aile avec le Stade français malgré les demandes des Bleus.

Dommage pour la cohérence vis-à-vis des joueurs et du grand public, qui aura forcément beaucoup de mal à comprendre. Mais comme après tout celui-ci se fait tirer les oreilles pour venir au stade samedi, on entend bien que ce genre de sujet ne soit pas du genre prioritaire pour le moment...

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