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Médard : "Il faut envoyer !"

Médard : "Il faut envoyer !"

Le 12/07/2019 à 09:32

XV DE FRANCE - A 32 ans, Maxime Médard (56 sélections) vit sa deuxième préparation à une Coupe du monde. Auteur d’une excellente avec le Stade toulousain, l’arrière ou ailier du XV de France veut tout donner pour rattraper les meilleures nations mondiales.

Rugbyrama : Ces premiers jours de préparation physiques sont intenses...

Maxime Médard : On commence très tôt, on termine vers 14 heures et après on reprend l'entraînement en marchant pour pouvoir voir plus en détails le projet de jeu, les structures. Ce sont des bonnes journées mais on est en préparation Coupe du monde donc il faut envoyer ! Tu sais que tu es là pour souffrir les premières semaines. Il faut vite rattraper les autres nations.

En quoi cette préparation est-elle différente de ce que vous avez connu en 2011 ?

M.M. : J’en ai parlé avec Guilhem, je n’ai plus trop de souvenirs. Mais ce qui m’avait impressionné, quand on faisait du physique, c’est qu’on était plus comme des robots. On ne réfléchissait plus trop.

" En 2011, on était plus comme des robots…"

Quel regard portez-vous sur votre saison ?

M.M. : J’avais un objectif : être dans le bon wagon pour cette préparation à la Coupe du monde. J’ai essayé de continuer de jouer à l’instinct. J’aime cette forme de liberté. Je ne pense pas qu’à 32 ans on va me changer ou que je vais m’améliorer. Je ne pense pas. J’ai fait une bonne saison, peut-être l’une de mes meilleures.

Jacques Brunel confiait que les Toulousains apportaient de l’enthousiasme au groupe…

M.M. : On essaye d’apporter cette joie de vivre. Le jeu va se rapprocher de ça, avec plus de structures également. Mais sur le fond, ça ne change pas. La bonne humeur… tout le monde est content d’être là. Et pour ceux qui ont connu une saison difficile, les vacances leur ont quand même permis de se vider la tête. On essaye de mettre de côté tout ce qui a été négatif pour avancer.

" Je ne pense pas qu’à 32 ans, on va me changer"

Avec Guilhem Guirado, vous êtes les deux seuls rescapés du titre de Champion du monde U21 en 2006. Comment vivez-vous le fait d’avoir traversé les âges ?

M.M. : Ca prouve qu’on a été de bons joueurs et qu’on a fait une carrière quand même exceptionnelle. Mais au fond, cela ne nous a pas forcément trop servi d’être Champion du monde. Ce n’était pas le bon timing. Il y avait de nombreux joueurs expérimentés déjà installés en club. Je suis arrivé dans un groupe au stade qui était exceptionnel. On ne m’a pas fait de cadeaux. C’était plus compliqué de trouver sa place par rapport à la génération actuelle. Mais ça m’a forgé.

A 32 ans, vous vivez ces moments comme si c’était les derniers de votre carrière ?

M.M. : Je n’ai rien planifié. Je ne me suis pas fixé d’arrêt. Tant que mon corps répond présent et que j’ai l’énergie de jouer, je jouerai. Mais je ne jouerai pas encore dix ans, ça ira (sourire).

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