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XV de France - Mathieu Bastareaud : "Ça ne me dérange pas de gagner 3-0 !"

Bastareaud : "Ça ne me dérange pas de gagner 3-0 !"

Le 03/11/2018 à 18:14Mis à jour Le 07/11/2018 à 10:33

XV DE FRANCE - Capitaine des Bleus en Nouvelle-Zélande en juin dernier, Mathieu Bastareaud est un des hommes forts de l'ère Jacques Brunel. Pour le Toulonnais, qui a vu revenir le capitaine Guilhem Guirado, le XV de France doit croire en lui et surtout gagner pour prendre confiance. Qu'importe la manière.

Rugbyrama : Qu'avez-vous retenu de positif de la tournée en Nouvelle-Zélande ?

Mathieu Bastareaud : Nous devons croire en nous, en notre potentiel et en ce qu'on fait. A chaque fois, on rivalise avec la meilleure équipe au monde sur cinquante ou soixante minutes. On est même parfois surpris d'être à ce niveau-là. Et à la fin... Eux accélèrent, nous on panique. Au contraire, il faudrait rester lucide sur ce qu'on veut faire. L'état d'esprit est là, les résultats non. Pourtant, ce dont nous avons besoin, ce sont des victoires.

Le problème est-il technique ou mental ?

M.B. : Techniquement, on a montré que nous étions capables d'être là. Mais on doit se mettre dans le crane, qu'en allant tous dans le même sens, on peut battre n'importe qui. Malheureusement, on doute parfois. Que les gens extérieurs au groupe puissent douter, je peux le comprendre. Mais que nous, nous doutions, ce n'est pas possible.

Avez-vous senti de la fraîcheur au sein du groupe depuis lundi dernier ?

M.B. : Tout le monde était content de se retrouver et d'avoir un objectif commun. Des jeunes ont intégré le groupe, ce qui nous fait sentir un peu plus vieux. Aujourd'hui, j'ai dix ans d'écart avec Demba (Bamba)... (il souffle longuement) Mais c'est bien pour le rugby français.

Au regard de votre situation avec le RCT, est-ce une bouffée d'oxygène d'être en ce moment en équipe de France ?

M.B. : Le sentiment était particulier lundi dernier. J'étais forcément heureux de faire parti du groupe pour faire cette tournée, mais j'étais aussi triste d'avoir quitté mes copains de club après une défaite à la maison. Maintenant, nous sommes des grands garçons et on doit savoir mettre ces choses-là de côté.

Vous avez été capitaine lors de la tournée en Nouvelle-Zélande. Guilhem Guirado est de retour pour cette tournée. Vous êtes-vous donc mis naturellement en retrait ?

M.B. : Non, pas du tout. Chacun a sa place. Avec Guilhem, on se connaît bien. Il dit souvent qu'un capitaine n'est jamais seul. Je sais qu'il ne peut pas prendre sur ses épaules ce rôle comme il a pu le faire seul trop longtemps. J'essaie donc de l'aider le plus possible. Il n'y a pas de rôle prédéfini entre nous. Quand il y a des choses pertinentes à faire remonter au staff, on en parle et on discute avec le staff.

" ce n'est pas parce que j'ai le visage fermé que je fais la gueule"

Votre personnalité parfois atypique qui était peut-être un frein par le passé, n'est-elle pas devenu un atout aujourd'hui dans le groupe ?

M.B. : J'essaie d'être le plus simple, le plus naturel possible. Après, je suis parfois difficile à cerner, je le sais. Mais ce n'est pas parce que j'ai le visage fermé que je fais la gueule et qu'on ne peut pas venir me parler. Que ce soit le staff ou les joueurs, ils ont appris à me connaître. Ça me libère d'un poids car par le passé, j'avais parfois l'impression de surjouer pour avoir l'air normal. Tout ça m'a aussi permis de m'ouvrir un peu plus. Et ça ne me déplaît pas.

Au contraire, vous semblez prendre beaucoup de plaisir dans ce rôle de leader. Vrai ou faux ?

M.B. : Vrai. Échanger, partager, c'est ce qui fera que ce groupe ira loin. Ce n'est pas en restant de son côté, en ne communiquant pas qu'on fera avancer les choses. J'essaie donc de me mettre au service du groupe.

Justement, le groupe s'est-il fixé un objectif sur cette tournée ?

M.B. : Il n'y a pas à discuter : à partir du moment où l'on joue trois matchs en France, l'objectif, c'est trois victoires. En étant exigeant, une tournée réussie, ce sera trois succès. En étant plus réaliste, ces trois victoires ne seront pas faciles à obtenir. Le premier match contre l'Afrique du Sud donnera le ton de la tournée.

XV de France - Mathieu Bastareaud et les Bleus à l'entraînement en août

XV de France - Mathieu Bastareaud et les Bleus à l'entraînement en aoûtIcon Sport

A moins d'un an de la Coupe du monde, est-il préférable de gagner "moche" ou de perdre avec les honneurs ?

M.B. : Ça, c'est la question à dix mille (rires). Bien sûr que la manière est importante, mais ça ne me dérange pas de gagner un match trois à zéro. En tout cas, je préfère ça que de perdre 41 à 40 en ayant livré un grand match.

Quinze jours pour préparer ce premier match, c'est une chance ?

M.B. : Oui, c'est toujours mieux d'avoir un peu de temps. Après, si on perd samedi, ça n'aura servi presque à rien. En fait, je pense que ça n'a pas une si grosse incidence que ça.

A part ça, vous l'avez eu votre permis de conduire ou pas ?

M.B. : Je peux vous dire que c'est très positif, mais je n'en parlerai pas ici (rires).

Mourad Boudjellal en parle pour vous...

M.B. : Ne m'en parlez pas (rire) !

Est-ce un jeu entre vous ?

M.B. : Peut-être mais il n'y a que lui qui joue. Moi, à aucun moment, je n'ai été invité dans la partie (rires).

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