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Poirot : "Ça commence à sentir bon"

Poirot : "Ça commence à sentir bon"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 16/08/2019 à 20:22Mis à jour Le 17/08/2019 à 11:04

XV DE FRANCE - À quelques heures de son premier match de préparation à la Coupe du monde au Japon, Jefferson Poirot, capitaine pour la première fois du XV de France, a fixé les objectifs de cette rencontre face à l’Écosse. Et évoqué son émotion pour son premier capitanat.

Comment avez-vous accueilli votre désignation au poste de capitaine du XV de France ?

Je l'ai appris dans la semaine. J'ai accueilli ça avec joie et beaucoup de concentration. C'est quelque chose de très important dans une équipe. C'est beaucoup de responsabilité. J'ai donc voulu être très vite concentré sur le match plutôt que de penser à ce statut de capitaine.

Vous êtes capitaine à l'UBB. Est-ce différent de l'être en équipe de France ?

Ce n'est pas le même village ! (rires) C'est plus de responsabilités, mais ça reste du rugby. J'ai essayé de mettre en place rapidement les mêmes choses qu'à Bordeaux. J'aime bien travailler avec plusieurs joueurs, être épaulé. Il y a quand même pas mal de joueurs d'expérience comme Wesley (Fofana) ou encore Louis (Picamoles) qui sera sur le banc. Pour moi, c'est facilitant.

Qu'est ce que ça signifie "avoir plus de responsabilités en équipe de France" ?

Ça veut dire faire un gros match. Depuis quatre ans, notre capitaine Guilhem Guirado donne son corps. J'ai envie d'être à son niveau. Ensuite, ce sera de gérer les situations un peu critiques, de garder son sang-froid. Et puis, faire les bons choix au bon moment. Je n'ai pas la prétention d'affirmer que je maîtrise tous les aspects du rugby. C'est pourquoi j'aime être aidé, être épaulé pour m'appuyer sur les joueurs d'expérience.

Après presque deux mois de préparation, ce premier match est-il une libération ?

J'ai ressenti beaucoup d'excitation dans la semaine, sur les derniers entraînements. Tout le monde est un peu électrique. Il y a des petites erreurs liées à l'excès d'envie, mais honnêtement je préfère ça. On a beaucoup souffert tous ensemble, ça commence à sentir bon après huit semaines de travail. On est impatient de se retrouver sur du concret.

Attendez-vous des réponses concrètes sur ce premier match ?

On aura forcément des réponses à la fin du match. On va chercher à construire, à mettre une base, un socle sur lequel on veut construire jusqu'à la Coupe du monde. Avec cette belle équipe d'Écosse, nous allons être vite dans le vif du sujet. L'objectif sera d'être un peu meilleur à chaque sortie. Samedi, ce sera un premier jet, j'espère qu'il sera bon.

Que va-t-on voir dans le jeu de cette équipe de France, qui bénéficie d'un staff technique renforcé, que nous n'avons pas vu jusque-là ?

Ce sera à vous de juger samedi. On a des schémas clairs, plus de repères que lors des derniers mois. On va essayer de se mettre en place proprement. Mais, on sait aussi que tout ne sera pas parfait. C'est une évidence.

Le plus gros risque sur ce match n'est-il pas de subir le contre-coup de la préparation physique ?

C'est une donnée qu'on a pris en compte. Notre pic de forme physique ne sera pas sur les match de préparation. Le but, c'est de pourvoir mettre les choses en place rugbystiquement et tenir le plus longtemps possible sur le plan physique. Après, j'imagine que les Ecossais vivent la même période que nous. Ce sera sur des critères techniques et stratégique qu'on devra rendre une belle copie.

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