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Brunel : "Le changement était nécessaire"

Brunel : "Le changement était nécessaire"
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 11/07/2019 à 14:58Mis à jour Le 11/07/2019 à 15:23

XV DE FRANCE - Depuis lundi, l'intégralité du groupe France est concentré à Marcoussis afin de préparer le Mondial japonais. Jeudi après-midi, le sélectionneur Jacques Brunel a procédé à un premier état des lieux, présentant les nouveaux venus au sein du staff, le contenu de la préparation et les objectifs à venir.

Midi Olympique : Comment avez-vous trouvé votre groupe ?

Jacques Brunel : Le premier groupe est arrivé voici trois semaines mais on est au complet depuis seulement lundi. Malheureusement, nous sommes la seule nation qui se prépare comme ça. Par exemple, les Italiens, avec lesquels j'ai encore quelques contacts, s'entraînent depuis déjà un mois. [...] On connaît la problématique et on tâche de s'y adapter. Nous espérons néanmoins que les joueurs seront tous au même niveau de préparation dès la semaine prochaine.

Vous a-t-il fallu beaucoup de réunions afin d'intégrer les nouveaux venus au staff déjà en place ?

J.B. : Le staff devait être costaud pour transmettre un message fort, pour qu'on ait le même discours. Il a donc fallu quelques réunions préalables. Aujourd'hui, on a trouvé notre rythme de croisière.

Qu'apporte Fabien Galthié, au juste ?

J.B. : Il fait partie des nouveaux arrivés et comme eux, il amène un regard extérieur. Fabien Galthié s'occupera de l'organisation offensive, Laurent Labit sera chargé des « skills » (technique individuelle). Les uns et les autres participeront à l'élaboration du projet commun et au dernier moment, s'il y a un désaccord, ce sera à moi de trancher.

Est-ce une nouvelle page pour le XV de France ?

J.B. : Il y a du changement et celui-ci était nécessaire. Un contexte similaire aurait pu créer des conditions similaires. Les gens qui nous rejoignent -Thibault Giroud, Fabien Galthié et Laurent Labit- ont un passé et des expériences. Cela crée une émulation autour du projet. C'est une force pour nous. Ces arrivées ne créent en rien un trou ou une opposition entre nous.

Quel est le contenu de la préparation ?

J.B. : On a privilégié le travail avec ballons. Je pense que les joueurs y sont sensibles et y trouveront du plaisir.

XV de France - Sofiane Guitoune lors d'un entraînement des Bleus

XV de France - Sofiane Guitoune lors d'un entraînement des BleusIcon Sport

Pourrez-vous rattraper le retard sur les autres nations ?

J.B. : C'est le but. Je ne sais pas si on le rattrapera mais on va s'y employer. Vous avez pu voir l'énergie que l'on déploie sur le terrain. C'est une succession d'ateliers sur lesquels on va tenter, sans arrêt, de mettre de l'intensité et de la vitesse. Il faut que les joueurs sachent réagir dans la fatigue. Mais je peux vous assurer que l'on sera prêt pour le début de la Coupe du monde.

Demba Bamba, récemment opéré d'une hernie, est à l'écart des autres joueurs. Comment travaille-t-il ?

J.B. : On connaît la situation depuis le début. C'est un problème osseux et ici, la période de cicatrisation est obligatoire. Il ne peut participer aux séances avec contacts, il se prépare à l'écart mais peut faire tout le reste. Nous espérons que dans trois semaines, lorsqu'il reverra le chirurgien, il aura le feu vert et sera prêt pour entamer l'opposition.

N'avez-vous pas peur qu'il soit trop isolé ?

J.B. : (il sourit) On a pensé à lui envoyer régulièrement ses copains et on lui a acheté une Game Boy.

Le stage va être long. Comment éviter l'ennui dans le groupe France ?

J.B. : Pourquoi faudrait-il qu'ils s'ennuient ? On prépare une Coupe du monde, c'est un moment extraordinaire. Cette semaine, j'ai vu Paul Willemse pleurer parce qu'il était obligé de nous quitter. Lui, il ne s'ennuyait pas ici, je vous le dis ! Certains rugbymen ne feront jamais de Coupe du monde de leur vie, la chance d'être ici est donc immense. L'idée même d'ennui n'existe pas.

Quid des blessés ?

J.B. : Arthur Iturria s'est blessé à la cuisse le jour de la finale du Top 14. Il en avait pour six semaines. On peut espérer qu'il sera opérationnel dans moins d'un mois et entre temps, il n'est pas inapte au travail. Demba, j'en ai déjà parlé. Quant à Yoann Huget, il souffre un peu d'un tendon mais sera rétabli dans une dizaine de jours.

Quelle est l'ambition ?

J.B. : Tout le monde peut dire : "on veut être champion du monde". C'est la facilité. Nous, on va s'attacher à trouver des repères le plus rapidement possible, à être prêts pour rivaliser avec les équipes de notre poule. Le premier objectif, il est là.

Avez-vous une idée de la composition de l'équipe qui démarrera le premier match amical en août prochain ?

J.B. : La marge persistant entre les 31 titulaires et les 6 réservistes est infime. Si les titulaires ne mettent pas l'investissement qu'il faut, l'ordre des choses peut changer. La compo d 'équipe, je n'y pense pas encore. Pour le moment, on se concentre surtout sur le contenu physique et technique.

Sentez-vous des garçons revanchards ?

J.B. : Il y a plusieurs sous-groupes à l'intérieur du groupe. Il y a ceux qui ont subi des revers en club et en équipe de France. Il y en a d'autres qui ont eu des passages difficiles avec le XV de France mais qui, en club, ont connu des succès. Ce fut le cas des Toulousains ou des Clermontois. J'espère que ces gens-là nous insuffleront donc leur enthousiasme et leur positivité dans cette préparation. Ca ne suffira pas mais tôt ou tard, on aura besoin de cette forme d'optimisme.

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