Midi Olympique

Galthié : "On a vécu le chaos"

Galthié : "On a vécu le chaos"
Par Simon ValzerPar Pierre-Laurent Gou via Midi Olympique

Le 15/03/2020 à 20:00Mis à jour

XV DE FRANCE - Vendredi 13 mars, 10 h 30 précise. C’est avec un large sourire que Galthié nous accueille à la brasserie Le Florida, place du Capitole à Toulouse. "C’est sympa non comme lieu d’entretien ? Cela change d’un bureau ? Je venais ici quand j’étais lycéen y boire des cafés", glisse-t-il. Sans filets et sans notes, il se montrera très précis sur le déroulé des six semaines de compétitions.

Durant ce Tournoi qui vient de s’achever, vous avez fait le pari de ne pas cacher votre jeu lors des entraînements. Pourquoi ?

Parce que c’est notre volonté. Raphaël Ibanez est même chargé de vous expliquer en amont ce que l’on y fait. Nous avons été consultants pour la télévision pendant 15 ans, donc nous connaissons le monde des médias. Et puis nous avons fait le tour du monde : nous avons vu que l’on pouvait faire mieux avec les médias, qui sont in fine nos supporters. Pendant trop longtemps, il y a eu une défiance entre l’équipe et les médias. Nous, on a voulu changer le prisme. Quand on parle aux médias, on parle à nos supporters. Aux gens qui nous aiment. Je ne sais pas comment on en était arrivés là. Tout s’était contracté. L’équipe de France vivait en vase clos, cela sentait le renfermé.

Ce fut votre ressenti lors de la Coupe du monde ?

Oui, mais c’était le cas depuis 10 ans. On voyait le Stade de France se vider, les journaux perdre des ventes… On s’est dit qu’il fallait qu’on parle. Alors nous sommes repartis dans les campagnes, les petits clubs, à nos origines, avec les enfants. On joue pour vous. L’équipe de France ne doit pas être en guerre avec les médias.

Vous allez donc maintenir cette ouverture ?

Oui car c’est notre prisme. L’équipe de France c’est le petit village, l’école, l’éducateur, les parents, les frères et sœurs… Il me semblait que le rugby professionnel français s’était détaché et vivait dans une tour d’ivoire. On ne voulait pas cela. Et cette équipe est à cette image : elle est composée de gens aux parcours parfaits, d’autres imparfaits qui ont une force de vivre et c’est très bien ainsi.

Comment procédez-vous pour faire la sélection des joueurs ?

Là, on touche au domaine de l’intime mais sachez que l’on prend l’avis de tous les membres du staff. Nous sommes même allés plus loin que ce que nous avions prévu : au lieu de suivre 75 joueurs, soit cinq par poste, nous sommes montés jusqu’à 89 joueurs. On ne s’interdit pas de suivre des joueurs de Pro D2, ou même qui viennent de Fédérale. Et cela a eu un impact car les joueurs de Fédérale se disent que leur championnat compte. Notre travail consiste donc dans un suivi très approfondi des joueurs, une écoute active des managers, ainsi que d’un rapprochement avec Didier Retière et Sébastien Piqueronnies pour suivre toutes les filières jeunes. On s’est entraînés avec Massy, les moins de 20 ans, on a failli le faire contre Dijon… L’équipe de France n’est plus dans une tour d’ivoire.

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Retrouvez dès maintenant l'interview complète de Fabien Galthié sur Midi Olympique

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