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Fofana : "Je ne pense pas que vous verrez un jeu débridé au possible vendredi"

Fofana : "Je ne pense pas que vous verrez un jeu débridé au possible vendredi"

Le 28/08/2019 à 09:30Mis à jour Le 28/08/2019 à 10:11

XV DE FRANCE - Après avoir manqué le deuxième test en Écosse (17-14), Wesley Fofana retrouve, contre l’Italie, le XV de départ français dont il sera le vice-capitaine. Le centre Clermontois dresse un état des lieux après la déception de Murrayfield et se projette, à la fois collectivement et individuellement, sur ce dernier match avant la Coupe du monde.

Rugbyrama : Comprenez-vous les critiques qui ont suivi la prestation du XV de France en Écosse ?

Wesley Fofana : On sait qu’on est attendu dès maintenant. Nous, ce qu’on vise est un peu plus loin : c’est l’Argentine ! On a tous envie de gagner, on était tous très heureux après le premier match et on a tous eu un très bon sentiment. Mais la victoire n’était pas le plus important. On veut vraiment mettre notre système en place et nous jauger sur des longues séquences de vitesse. On a vu, samedi, qu’on n’est pas encore où on souhaite aller et ces matchs servent à cela.

Qu’est-ce qui a cloché ?

W.F. : On voit que les courses ne sont pas encore parfaites et que tout le monde ne connaît pas encore son job à 100%. Or, si on veut s’éclater dans ce système, il faut que tout le monde maîtrise parfaitement ce qu’il doit faire et soit pile au bon endroit au bon moment. Ces matchs amicaux servent donc à effectuer tous les petits réglages.

Peut-on imaginer un XV de France qui ne tentera pas toutes les pénalités dans le camp italien, vendredi, afin de travailler le jeu ?

W.F. : Pas du tout ! Cela n’a pas été évoqué et je ne crois pas, en tout cas, que le sélectionneur, ni personne ici d’ailleurs, ne pense comme cela. Jacques (Brunel) connaît bien cette équipe d’Italie et nous met en garde, au contraire. Je ne pense donc pas que vous verrez un jeu débridé au possible vendredi.

" Je vais rester le même et travailler dans l’ombre avec les mecs"

Vous avez été nommé vice-capitaine pour ce match. Est-ce pour vous l’occasion d’assumer un peu plus votre leadership ?

W.F. : Non ! Je suis comme d’habitude et je ne vais pas changer ma nature. Jeff (Jefferson Poirot, capitaine vendredi) a une manière de fonctionner différente de Guilhem (Guirado) et il demande effectivement un peu plus d’aide au niveau de la prise de parole. J’essaie de lui apporter et parler quand il le faut mais sans pour autant forcer ma nature car cela serait, je crois, mal perçu par le groupe qui connaît ma façon de fonctionner. Je vais rester le même et travailler dans l’ombre avec les mecs.

Cette marque de reconnaissance du staff n’est-elle pas d’autant plus appréciable pour vous après la période d’incertitude que vous avez traversée avec l’équipe de France ?

W.F. : Je suis très heureux et très fier de pouvoir épauler les leaders dans ce rôle-là. Maintenant, ce n’est pas une fin en soi et je reste le même sur et en dehors du terrain. Et puis cela peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre, comme on l’a vu récemment, donc je ne vais pas me prendre la tête plus que ça par rapport à cela.

Comment avez-vous accueilli la réduction de la suspension de Paul Gabrillagues (de 6 à 3 semaines), qui redevient donc sélectionnable pour la Coupe du monde ?

W.F. : Je suis super content pour lui. Il y a des gestes très méchants dans le rugby mais là, pour le coup, je ne pense pas que Paul ait visé son adversaire (John Barclay, ndlr) en voulant lui faire mal. C’est donc une bonne chose pour lui et pour le groupe.

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