Isabelle Picarel

Féminines : le plaisir de se retrouver

Féminines : le plaisir de se retrouver
Par Rugbyrama

Le 08/08/2020 à 15:25Mis à jour Le 08/08/2020 à 15:29

XV DE FRANCE FÉMININ - Bonjour, bonjour chez les filles, y’a d’la joie. Hier, le XV de France féminin a terminé son deuxième stage de préparation de la nouvelle saison. Une semaine marquée par la bonne humeur.

Le groupe vit bien. C’est un précepte que l’on entend machinalement dans le sport, mais à le voir et l'entendre, ce XV de France là, vit vraiment bien. En fin de discussion avec nous, Annick Hayraud, manager de cette équipe, n’a pas pu s’empêcher de nous glisser un mot à ce sujet. Comme marquée, mais pas surprise par les attitudes d’un groupe qu’elle connaît particulièrement bien. "Je crois qu’après ce qu’on vient de traverser, les filles étaient vraiment contentes de se retrouver, en ce moment, avec le soleil c’est d’autant plus agréable. Même si on travaille dur, qu’il fait chaud, l’ambiance reste légère, très bon enfant. Pour tout vous dire, on ne s’occupe même pas de faire des activités pour la cohésion du groupe. Elles l’ont la cohésion. Mercredi après-midi elles étaient off, elles ont organisé un tournoi de pétanque."

Une ambiance générale de sérénité plane également sur le groupe. Le sentiment que chacune sait ou elle en est, et ou elle veut aller. D’ailleurs cela se prouve dans les chiffres car aucune fille ne s’est blessée à l’occasion de cette reprise. Maëlle Filopon en est le meilleur exemple. Elle qui a intégré le XV de France féminin il y a 3 ans, galère depuis entre blessure et rééducation pour un genou contrariant.

Elle compte bien faire les choses dans l’ordre. "Impatiente de retrouver la compétition ? Non pas vraiment. Avec ces blessures, j’ai gagné en patience. Je sais que de toute façon je vais reprendre donc ça ne sert à rien de se presser. Le confinement tombait vraiment bien pour moi, je devais revenir de blessure durant le mois d’avril. J’ai pu retourner chez mes parents à Grenoble, je n’étais pas à plaindre. J’ai pu poursuivre ma rééducation. Aujourd’hui, on va dire que je suis à 95 %. Je n’ai pas fait tous les exercices à fond. Normalement pour le prochain stage dans 10 jours, je serais à 100 %."

XV de France Féminin - Gaelle Hermet (France) pendant un entraînement des Bleues

XV de France Féminin - Gaelle Hermet (France) pendant un entraînement des BleuesIsabelle Picarel

La capitaine Gaëlle Hermet qui selon les dires de ses partenaires, est plus à l’aise avec un ballon ovale qu’une boule de pétanque, ne peut que confirmer les propos ci-dessus. "Ça va chaudement, mais on est franchement toutes très heureuses de se retrouver, ça fait du bien. On est dans une ambiance plus "rugby" par rapport au premier rassemblement. Depuis que je suis dans cette équipe il y a toujours eu de bons groupes, ça fait partie de notre identité maintenant. Une fois sur le terrain ça reste très sérieux, mais avec la banane, on ne dirait pas qu’on vient de vivre 3 mois de confinement."

Néanmoins, cette dernière ne perd pas le Nord. "On montre crescendo avec ces trois stages, et on ne perd pas de vu notre objectif, maintenant dans un an. Ça fait 3 ans qu’on y pense à cette Coupe du monde. Ça nous titille un peu. Il n’y a que la vérité du terrain qui compte, on a une grosse année qui arrive, et on veut vraiment montrer notre vrai visage."

Pour le moment, dans l’aspect compétition, les filles doivent se limiter à leur concours de pétanque mais nul doute que la compétition fit rage. Avant la pandémie, le XV de France féminin, s’était lancé sur de nouveaux rails avec une nouvelle charnière Sansus-Bourdon. Pas d’inquiétude concernant leur association puisque face au cochonnet, c’est la doublette qui s’est montré le plus habile.

Par Baptiste Barbat

Crédit photo : Isabelle Picarel / France Rugby

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