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Chez les Bleus, Jelonch peut tout bousculer

Chez les Bleus, Jelonch peut tout bousculer
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 19/01/2021 à 13:57Mis à jour Le 19/01/2021 à 14:23

XV DE FRANCE - Depuis plusieurs mois, le troisième-ligne du Castres olympique Anthony Jelonch marche sur l'eau. Pourrait-il bousculer la hiérarchie du poste en équipe de France ? C'est une possibilité, en effet...

Sous les couleurs du Castres olympique, Anthony Jelonch brille actuellement de mille feux. Renversant au contact, très actif en défense, le numéro 8 du CO est comme inarrêtable depuis qu'il a renoué avec le XV de France, à l'automne dernier. Excellent face à l'Italie puis l'Angleterre lors de la Coupe des Nations, le futur joueur du Stade toulousain évolue sur ce même tempo depuis son retour en club et, selon toute vraisemblance, a une carte à jouer pour le Tournoi des 6 Nations. De fait, François Cros revient à peine d'une longue blessure et manquera de rythme au jour du coup d'envoi de la compétition, le 6 février prochain. Cameron Woki, très bon à l'Union Bordeaux-Bègles depuis le début de saison, est quant à lui blessé à la cheville, le Lyonnais Dylan Cretin semble quelque peu marquer le pas et Sekou Macalou, qui souffre de la hanche, n'a pas été retenu dans le groupe France par Fabien Galthié. Dans ce contexte, qui d'autres que Jelonch pour accompagner Charles Ollivon et Grégory Alldritt en troisième-ligne ?

La balançoire qui changea sa vie...

Formé dans le Gers, Anthony Jelonch (24 ans, 1,93 et 105 kg) possède un parcours peu commun, dans le sens où il n'avait pas fait, au départ, du rugby son sport de référence. Son père Jérôme, ancien flanker du club de de Vic-Fezensac (division Honneur), raconte : "Petit, il voulait jouer au foot avec ses copains du village, mais notre passion dans la famille, c’était le rugby. Comment faire pour l’en dissuader ? Un jour, j’ai eu de la chance. Il y avait une balançoire dans le jardin et il s’est cassé la figure et s’est fracturé le bras. Je me suis dit qu’il était temps d’enlever cette balançoire et je l’ai transformé en poteaux de rugby. Même s’il m’a dit qu’il ne jouerait pas pour autant au rugby, il a commencé à taper petit à petit vers les poteaux. À 6 ans, je lui ai dit : "Viens on va jouer ensemble au rugby à Vic. Je t’accompagne et tu verras le samedi on ira se promener en même temps." C’est parti comme ça. Cette balançoire et cette chute m’ont sauvé, en quelque sorte."

105 kg de force brute

A ceux qui, aujourd'hui, s'interrogent sur le gabarit atypique du numéro 8 du Castres olympique, naturellement costaud sans être ni très dessiné ni très athlétique, son père Jérôme répond : "Moi, j’étais paysan. Il a d’ailleurs lui aussi une formation puisqu’il a un bac agricole. J’avais une petite exploitation et je m’étais mis à faire du bois de chauffage. C’est là que je l’ai un peu endurci. Il aimait bien la tronçonneuse, même tout jeune. Il était costaud et il avait l’occasion de se dépenser. C’était un entraînement assez naturel. Il ne rechignait pas à la tâche et il était plutôt content. Et quand il a réussi à prendre des bois plus gros que papa, ça l’a un peu motivé..."

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