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Bousculé, Brunel sort du silence et tente de reprendre la main

Bousculé, Brunel sort du silence et tente de reprendre la main
Par Rugbyrama

Le 07/05/2019 à 09:58Mis à jour Le 07/05/2019 à 11:19

XV DE FRANCE - En marge de l'officialisation par la FFR de l'entrée dans le staff des Bleus de Fabien Galthié et Thibault Giroud, l'actuel sélectionneur s'est confié à Sud Ouest. Avec un message : le patron, c'est lui. Mais est-il crédible ?

Annoncées de longue date, les arrivées dans le staff des Bleus de Fabien Galthié projet de jeu et Thibault Giroud sont officielles depuis ce mardi matin. Une annonce en deux temps avec, avant le communiqué de la FFR, une interview donnée par le sélectionneur Jacques Brunel dans les colonnes de Sud Ouest.

Muet médiatiquement depuis la fin du Tournoi et toutes les tractations qui ont suivi, Brunel tente de se remettre au centre du jeu. D'abord en affirmant que la venue de Galthié est de son fait : "Même si l'on a pris rapidement la décision de solliciter Fabien Galthié, on n'était pas sûr qu'il vienne. Moi, je n'avais pas d'autres pistes. C'était Fabien ou personne. Parce que j'ai confiance en lui et que je connais sa méthode de travail. Mais je ne savais pas s'il allait dire oui ou non". Mi-avril, Galthié a dit oui. Et Brunel en profite pour réaffirmer son autorité : "Chacun peut donner son avis. Moi, je tranche et cela va rester pareil".

Compréhensible, le discours se heurte toutefois aux faits. Dans un premier temps, en milieu de Tournoi après la déroute anglaise, Brunel avait fermé la porte à double-tour à la venue de Galhtié, déjà évoquée. "Pour moi, il n'en a jamais été question. J'ai un staff et je suis bien dans mon staff".

Galthié en position de force, Brunel en froid avec Laporte

Ensuite, le nom de Galthié est apparu pour la première fois, officiellement, dans les colonnes de Midi Olympique. Pas à son initiative mais dans la bouche de son président, Bernard Laporte. "A mon sens, il faut apporter encore plus de compétences dans l’encadrement. Il faut amener d’autres idées et, à l’image des autres sélections, avoir une véritable addition de compétences. Je veux que Jacques (Brunel) mais aussi ses adjoints partagent ce constat. […] Ce n’est pas à moi de dire si Fabien peut entraîner avec Jacques. C’est Jacques qui va travailler probablement avec le ou les techniciens supplémentaires dont on parle ! Cela doit venir de lui".

Brunel, qui ne souhaitait pas modifier son staff à quelques mois de la Coupe du monde, a d'abord traîné des pieds. Avoir de se voir contraint. Une situation qui, s'il la justifie aujourd'hui publiquement, a entraîné ces dernières semaines un sérieux froid entre le sélectionneur et son président de Fédération, Bernard Laporte, qui l'avait pourtant installé au poste en décembre 2018 après s'être séparé de Guy Novès.

Toujours dans les colonnes de Sud Ouest, Brunel minimise le rôle qu'aura Galthié dans son encadrement et anticipe un possible point de tension : la cohabitation avec Jean-Baptiste Elissalde, sur des prérogatives proches. "Fabien viendra en tant qu'adjoint, comme les autres, comme Jean-Baptiste Elissalde. Il apportera quelque chose dans le groupe mais sans avoir un rôle prépondérant. Lui va plutôt s'occuper des animations collectives. Jean-Baptiste Elissalde continuera de s'occuper des trois-quarts, de la qualité des lancements de jeu".

Difficile toutefois d'imaginer Galthié intégrer l'aventure en se contentant d'un rôle accessoire. D'autant que l'ancien demi de mêlée international (50 ans, 64 sélections), habitué au rôle de numéro 1 dans sa carrière d'entraîneur, sait déjà qu'il prendra la place de Brunel à compter de novembre 2019, dès la Coupe du monde au Japon terminée. A ce propos, un entraîneur du Top 14 confie : "Les joueurs ne sont pas bêtes : ils savent que Galthié sera le futur sélectionneur alors, hormis pour ceux qui arrêteront après le Japon, ils vont chercher à se faire bien voir auprès de lui pour assurer la suite. Ils vont rouler pour lui". Pas sûr que la prise de parole de Brunel suffise à désamorcer cette situation.

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