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Belleau : "J’ai conscience de ne pas avoir fait ma meilleure saison"

Belleau : "J’ai conscience de ne pas avoir fait ma meilleure saison"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 21/07/2019 à 08:30Mis à jour Le 21/07/2019 à 08:42

XV DE FRANCE - Invité à évoquer son difficile statut de suppléant, le jeune ouvreur du RCT ne s’est pas caché. Et préfère croquer à plein dans ce qui lui est proposé pendant la préparation des Bleus, en espérant en retirer le meilleur bénéfice.

Rugbyrama : Comment aborde-t-on une préparation avec le statut de suppléant, sachant que les chances sont fortes que tous les efforts consentis ne soient pas payés ?

Anthony Belleau : Dès le départ, c’était assez mitigé, entre la déception de ne pas faire partie des 31 et le plaisir de faire partie du groupe malgré tout. Alors, on s’accroche, on se dit que ce n’est pas fini. Il reste trois matchs où tout peut arriver, alors on essaie de se donner à 200 % en gardant à l’esprit qu’au pire des cas, ce travail permettra d’être en pleine forme à la reprise du Top 14.

Le fait d’avoir connu Thibault Giroud en club vous aide-t-il à mieux digérer la préparation ?

A.B. : Quand on a déjà vécu ce type d’entraînement, c’est peut-être un peu plus facile. Tous les préparateurs physiques ont leur propres méthodes de travail et il faut toujours un certain temps pour s’y adapter. Pour les Toulonnais, avoir connu Thibault Giroud en club permet de gagner un peu de temps. On sait qu’il est très axé sur le déplacement, qu’il demande beaucoup d’efforts sur le bas du corps et aime travailler sur la fatigue.

Vous étiez titulaire en novembre 2017 et juin 2018… Comment vous expliquez-vous d’avoir été relégué dans la hiérarchie ?

A.B. : Déjà, j’ai conscience de ne pas avoir fait ma meilleure saison. C’était une déception… J’avais l’ambition de faire partie des 31, alors je ne peux pas me satisfaire de ne pas y être.

La mauvaise saison de Toulon ne vous a pas aidé non plus...

A.B. : Il y a eu beaucoup d’instabilité ces dernières saisons que nous avons payée cette année, mais il fallait peut-être passer par là pour se reconstruire. On commence à remettre tout ça dans l’ordre grâce au travail de Patrick Collazo, qui veut remettre l’institution RCT au centre de tout. Il ne s’agit pas de jouer à Toulon, mais de jouer pour Toulon.

Vous avez alterné aux postes d’ouvreur et de centre, l’an dernier. Qu’en est-il de votre polyvalence, aujourd’hui ?

A.B. : C’est clair pour tout le monde : mon premier poste, c’est 10, c’est là que je me sens le mieux. Centre, c’est un autre poste, même si y passer en cours de match est encore quelque chose de différent.

Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la reconversion de Mathieu Bastareaud en troisième ligne à Lyon ?

A.B. : Déjà, je suis très triste qu’il nous quitte. Et concernant sa reconversion, je n’ai pas d’avis. Peu importe le poste, j’espère juste ne pas avoir à le prendre plein fer.

Cette préparation vous permet en tout cas de prendre quelques repères avec votre futur partenaire de la charnière à Toulon, Baptiste Serin...

A.B. : On se connaît depuis longtemps, on s’était déjà côtoyés au pole espoirs de Talence. J’ai été très content qu’il signe à Toulon. On s’était un peu éloignés, je suis content de le retrouver. Avec Emerick Setiano, on le briefe déjà un peu sur ce qui l’attend à Toulon, car ça reste spécial, quand même… Mais je suis sûr qu’il va s’y plaire.

Au début de l’entretien, vous évoquiez les trois matchs de préparation restants. Cela vous semble-t-il suffisant pour présenter un collectif abouti, sachant que toutes les autres nations en joueront quatre, voire cinq ?

A.B. : Il fallait des plages pour se reposer, d’autres pour se préparer dans un timing très restreint… Il est sûr que trois matchs pour se préparer, c’était le minimum. Après, c’est une question d’organisation. Les jours d’entraînement étaient finalement peu nombreux, puisqu’on n’en avait que 20 avant le début des matchs amicaux. Et puis, on joue tellement dans la saison qu’il y avait un équilibre à trouver. Le staff à essayer de faire au mieux. Après, à nous de faire en sorte d’intégrer les choses le plus vite possible.

Propos recueillis à Monaco par Nicolas ZANARDI

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