Midi Olympique

L'attraction Raka

L'attraction Raka
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 04/08/2019 à 15:00Mis à jour Le 04/08/2019 à 15:34

PRÉPARATION COUPE DU MONDE 2019 - L'ailier à zéro sélection est l'une des attractions de ce stage, pour ne pas dire : l'attraction majeure de la délégation française. Rencontre.

Sur le terrain, on l'appelle un peu sèchement par son nom de famille : "Raka !" "Oui, c'est plus facile à dire. A Clermont c'est pareil." confie-t-il de sa petite voix. On n'oublie pas qu'il se prénomme Alivereti. Il était bien sûr l'une des curiosités de ce stage, l'un des cinq joueurs à zéro sélections (avec Setiano et Mauvaka plus Rattez et Cros chez les réservistes). "Quand je suis arrivé à Paris, je me sentais tout timide. Mais heureusement, je me suis retrouvé en chambre avec Sébastien Vhaamahina, mon coéquipier de club. Nous avons pu parler ensemble, il m'a expliqué comment ça marchait...".

Parmi tous ces néophytes, l'ailier de Clermont est sans doute le plus observé. Déjà parce qu'il est fidjien et que l'idée même de sa sélection faisait polémique. En plus, son profil de chasseur d'essais capable de faire des différences énormes lui donne une image particulière, celle d'un sauveur potentiel de sa nouvelle patrie. Jacques Brunel s'est volontiers exprimé à son sujet : "On connaissait son profil évidemment, puissant, très efficace près des lignes. On essaie de le faire bouger un petit peu plus qu'il ne le fait car il a tendance à rester dans sa zone. On veut qu'il se propose un peu plus pour pouvoir utiliser sa puissance à d'autres endroits. C'est notre recherche."

Une pratique très acceptable du Français

Alivereti confirme : "Oui, je dois venir autour de l'ouvreur et des centres pour faire avancer l'équipe. C'est le message qu'on m'a fait passer. Je dois aussi apprendre à défendre d'une autre façon, ça c'est tout aussi nouveau pour moi. J'avais l'habitude de défendre aux côté de l'arrière, en retrait. Là, Fabien Galthié m'a demandé de participer à la montée de la ligne défensive." Vendredi, il passait un premier "pré-test", un match avec de vrais plaquages : "Oui, oui, ce que vous avez vu, c'était comme en match. C'était un cap dans notre préparation que j'ai trouvé très dure. Au début, je pensais que c'était pareil que ce que j'avais vécu avec Clermont, mais je le reconnais, au fil des jours, j'ai ressenti une exigence physique nouvelle."

Il ne cache pas que cette place parmi les 31 "premiers choix", il l'a vécu comme une vraie surprise : "N'oubliez pas que j'ai vécu une saison difficile avec des blessures et notamment mon problème de poignet. Pendant une longue période, je n'ai fait que du physique, c'était pas évident, mais quand j'ai enfin pu rejouer, j'ai retrouvé le moral tout de suite ?" Il n'est revenu c'est vrai que fin mars à la compétition. Après une coupure totale de trois mois. Mais à cause de multiples pépins, entre août 2018 et mars 2019, il n'a joué que cinq matchs de Top 14 et deux de Coupes d'Europe.

Si l'on ajoute les interrogations sur le principe de son éligibilité chez les Bleus, on comprend donc que dans sa tête, son avènement chez les Bleus n'avait rien d'évident. Il s'est retrouvé embarqué dans cette nouvelle aventure porté par une euphorie certaine. "J'ai vécu un petit bizutage avec une danse sur YMCA." confie-t-il dans un Français tout à fait acceptable, c'est le point le plus important de cette rencontre. Il nous a montré que cette cape en Bleu, il l'a méritait aussi sur le plan de la culture. Il a même confié qu'il essayait d'apprivoiser les premiers vers de la Marseillaise.

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