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Ollivon : "C'est déjà une belle histoire"

Ollivon : "C'est déjà une belle histoire"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 06/08/2019 à 18:05

PRÉPARATION COUPE DU MONDE 2019 - Le numéro 8 de Toulon est en train de revenir à son meilleur niveau. Confidence d'un joueur qui a rongé son frein pendant un an et demi.

Charles Ollivon fait partie de la liste des six "réservistes" théoriques. Mais selon certaines confidences, le numéro 8 de Toulon, formé à Bayonne, fait une préparation d'enfer. Il nous a donné ses impressions avec une bonne humeur qui faisait plaisir à voir. On se souvient qu'il a subi une longue blessure à une omoplate, avec rechute, une pathologie complexe qui lui a coûté en gros, un an et demie de galère et d'absence des terrains. Sa présence dans le groupe est une magnifique récompense.

Rugbyrama : Quel bilan tirez-vous de ce début de préparation ?

Charles Ollivon : Le premier bilan, c'est qu'on s'est beaucoup investi. On a trouvé pas mal de repères dans le jeu commun. Au niveau du groupe, on a appris à bien se connaître. Les choses prennent forme.

Avez-vous appris des choses sur vous-même ?

C. O. : Oui, car je n'ai jamais fait une préparation physique aussi intense. Alors, ça permet de voir jusqu'où on peut aller.

Sur le plan personnel, avez-vous progressé ?

C. O. : Oui, je sens que j'ai progressé évidemment, avec toutes les heures passées sur le terrain. On parle beaucoup des "mètres par minute", mais quand on est en pleine séance, on n'y pense pas, on se donne à fond tout simplement. Il y a des prédictifs à réaliser c'est vrai, après on regarde les données avec Quentin, notre spécialiste. Pour l'instant tout va bien pour moi.

Charles Ollivon et Scott Spedding (XV de France) - Novembre 2016

Charles Ollivon et Scott Spedding (XV de France) - Novembre 2016Icon Sport

Pensez-vous déjà aux matchs amicaux ?

C. O. : Pas vraiment, car nous sommes encore focalisés sur les entraînements en soi. Nous venons de commencer à travailler les lancements, donc il y a pas mal de nouvelles choses à assimiler. Nous n'avons pas eu le temps de penser au match à vrai dire.

Ce que nous avons vu les des séances en opposition, c'était vraiment les conditions d'un match ?

C. O. : Oui, les consignes étaient claires : engagement total. Ce que vous avez vu, c'était du rugby à cent pour cent.

Jacques Brunel ne cesse de dire que les "réservistes" n'ont de "réservistes" que le nom. Qu'en pensez-vous ?

C. O. : C'est vrai qu'à la base, il y a deux groupes. Mais au quotidien, ça ne change rien. On fait tous les mêmes exercices ? La seule différence, c'est que le 2 septembre, il y aura une autre liste et que les choses vont peut-être évoluer.

Cette possibilité vous motive-telle ?

C. O. : Oui, un petit peu quand-même, je suis un compétiteur.

Charles Ollivon (XV de France) - Novembre 2016

Charles Ollivon (XV de France) - Novembre 2016Icon Sport

" La fierté d'être appelé. Ca faisait un an et demi que ça ne m'était pas arrivé."

Vous considérez-vous comme un miraculé ?

C. O. : Un miraculé, je ne sais pas. J'ai eu pas mal d'épreuves à surmonter depuis un an et demi, deux ans, c'est exact, mais il y a des gens qui sont plus à plaindre que moi. Dans mon cas, c'est le mental qui a primé. Dans une carrière, il faut savoir surmonter ce genre de grosses blessures. Il faut se donner des objectifs et pour moi l'objectif, c'était d'être ici.

Est-ce que paradoxalement, le fait d'avoir été inactif ne vous sert pas en terme de fraîcheur ?

C. O. : Ah oui, mentalement je suis bien, je suis frais, plein de motivation et d'envie. Physiquement, je ne sais pas si c'est une bonne chose car il y a le rythme à retrouver avec l'enchaînement des tâches. Mais globalement, je me sens bien par rapport à ceux qui ont vécu une saison éprouvante pour qui, mentalement et physiquement, ça peut lâcher.

Avez-vous songé à arrêter votre carrière ?

C. O. : Non jamais. Je n'ai pas trop envie de revenir là-dessus, du moins maintenant. Ce fut une expérience difficile, il y a eu des caps à franchir les uns après les autres, ce fut un combat, mais jamais je n'ai pensé à arrêter.

Si vous arrivez à vous immiscer dans la liste des 31, ce sera une belle histoire...

C. O. : Oui, c'est déjà une belle histoire d'être ici. Je n'ai pas trop de mots pour parler de ça. Mais ce serait génial.

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