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Thierry Dusautoir : "Le XV de France a retrouvé son identité"

Dusautoir : "Le XV de France a retrouvé son identité"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 08/06/2018 à 16:07Mis à jour Le 08/06/2018 à 16:31

À l’heure de la tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande, Thierry Dusautoir a accepté de se confier à Midi Olympique. En vrac, il évoque les souvenirs de ce premier capitanat, « l’affaire Bastareaud » mais n’hésite pas non plus, à souligner combien le XV de France, lors du dernier Tournoi des 6 Nations, lui a donné quelques raisons de croire en des jours meilleurs pour le rugby français.

Midi Olympique : Vous vous exprimez peu dans les médias depuis la fin de votre carrière. Pourquoi ?

Thierry Dusautoir : Je n’ai jamais forcé ma nature. Surtout, je n’ai jamais été le meilleur client pour la presse (rires). Mais quand je vois un intérêt à une prise de parole, je ne m’en prive pas. Je le fais d’autant plus facilement aujourd’hui que j’ai pris un peu de recul et que j’observe le monde du rugby d’un peu plus loin. C’est plus facile pour moi de parler. Je n’ai plus à m’inquiéter du prochain match, de la façon dont mon propos va être perçu, par mes coéquipiers notamment. J’ai toujours fait très attention à ça. Je suis donc plus libre dans ma prise de parole. Et c’est avec plaisir que, lorsque j’ai quelque chose à dire, je le fais.

Le 13 juin 2009, pour votre premier capitanat avec le XV de France, vous aviez battu les Blacks à Dunedin. Quels souvenirs en gardez-vous ?

T.D. : Un excellent souvenir, surtout que nous avions également remporté la série sur l’ensemble des deux matchs. Pour moi, ce fut une expérience exceptionnelle. Au départ, je ne savais pas trop où j’allais. Je partais dans l’inconnu avec l’objectif de forcer ma nature. Je n’ai jamais été le plus bavard. Les prises de paroles répétées, ce n’était pas mon truc. Le faire de façon spontanée parfois, c’est une chose. Le faire régulièrement avec une attente toute particulière de tes partenaires, c’en est une autre. Et puis à l’époque, je n’étais pas le plus ancien de l’équipe mais Marc Lièvremont m’avait quand même choisi pour remplacer Lionel Nallet. Au départ, ce ne devait être qu’un remplacement... ça s’est bien passé malgré les soucis extra-sportifs que nous avons rencontrés.

Marc Lièvremont

Marc LièvremontIcon Sport

Vous évoquez des "soucis extra-sportifs" à l’époque. Pensez-vous que ce qu’il est convenu d’appeler "l’affaire Bastareaud" (Au soir d’une troisième mi-temps à Wellington, Mathieu Bastareaud, blessé au visage, avait dit avoir été agressé par des supporters néo-zélandais avant de se rétracter : les caméras de surveillance de l’hôtel des Bleus l’avaient montré rentrant sans être blessé. Il prétexta ensuite être tombé sur sa table de nuit...) a éclipsé un peu l’exploit réalisé ?

En France, cette affaire a pris une ampleur immense. Seulement, nous étions à l’autre bout du monde... Nous avions voyagé jusqu’en Australie pour le dernier test-match et nous n’avons pas tout de suite pris conscience de la situation. En revanche, la presse australienne s’était emparée de l’affaire et se faisait un malin plaisir de nous questionner sur le sujet. Je me souviens de la première conférence de presse : toutes les questions ne tournaient qu’autour de ça. Pour Marc (Lièvremont) et moi, c’était une vraie surprise.

Avez-vous le sentiment qu’un souffle nouveau est apparu lors du dernier Tournoi des 6 Nations au sein de cette équipe ?

T.D. : Ce qui m’a plu, c’est que cette équipe a débuté la compétition dans un contexte compliqué pour plutôt bien le terminer. Dès le départ, ils ont réussi à trouver les réponses pour créer un véritable esprit d’équipe et réussir des performances de bon niveau. On ne peut pas s’enflammer non plus, ils n’ont pas gagné le Tournoi. Mais, l’intérêt de cette édition, au-delà des résultats, c’est que le XV de France a trouvé son identité.

Thierry Dusautoir - France

Thierry Dusautoir - FranceIcon Sport

Votre nom a durant un temps circulé pour éventuellement occuper un poste de manager. Seriez-vous intéressé pour vous investir auprès des Bleus ?

T.D. : Personne ne m’a jamais appelé pour une telle mission (rires).

Vous avez pourtant été cité... Seriez-vous tenté de répondre à une éventuelle sollicitation ?

T.D. : Ça se fera peut-être demain, mais je ne sais pas à quel niveau. Peut-être avec l’équipe de France, peut-être avec un club. Mon choix a été de ne pas me lancer tout de suite dans le rugby. J’ai besoin de découvrir autre chose, de me confronter à d’autres réalités. Bref, pour moi, le rugby, ce n’est pas d’actualité.

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