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Test Match - Mathieu Bastareaud (France) : "Mon cas personnel passe au second plan"

Bastareaud : "Mon cas personnel passe au second plan"
Par Nicolas Augot via Midi Olympique

Le 08/06/2018 à 08:33Mis à jour Le 08/06/2018 à 08:49

Capitaine pour la deuxième fois consécutive Mathieu Bastareaud est apparu détendu vingt-quatre heures avant le premier choc face aux All Blacks ce samedi à l'Eden Park. Il est pourtant au centre de toutes les attentions de la part des médias néo-zélandais.

Rugbyrama : Est-ce une responsabilité supérieure d'être capitaine de l'équipe de France en tournée ?

Mathieu Bastareaud : Être capitaine, c'est les mêmes responsabilités en tournée et ou lors du Tournoi. Etre capitaine de l'équipe de France, ce n'est pas rien, surtout avant une série de trois matchs très difficiles qui nous attend. A nous d'être prêt.

La presse néo-zélandaise parle beaucoup de vous depuis plusieurs jours, comment le vivez-vous ?

M.B. : Je ne suis pas quelqu'un qui lit beaucoup la presse. Je préfère rester concentré sur ce que j'ai à faire, d'abord en tant que joueur mais aussi comme capitaine car c'est une grande bataille qui nous attend demain. Mon cas personnel passe au second plan.

Mathieu Bastareaud (France)

Mathieu Bastareaud (France)Icon Sport

N'avez-vous pas peur d'avoir joué ce match avant le coup d'envoi demain ?

M.B. : Il y a quelques années, j'aurais certainement joué ce match avant mais j'ai grandi, j'ai plus d'expérience et je sais maintenant gérer ce genre de rendez-vous.

A quoi vous attendez-vous ce samedi à l'Eden Park ?

M.B. : Nous allons affronter la meilleure équipe du monde, donc il faut s'attendre à tout. Nous restons sur une bonne fin de Tournoi où nous nous sommes un peu retrouvés, en nous appuyant sur notre point fort, c'est-à-dire une grosse défense. On va encore s'appuyer dessus demain mais il faudra surtout rester concentrés pendant quatre-vingt minutes car la moindre erreur, le moindre faux pas est puni face aux All Blacks. A nous d'être concentrés et de ne rien lâcher car cette équipe peut prendre rapidement le score. Leurs adversaires ont alors tendance à se décourager. Moi, en tant que capitaine, je refuse ce scénario là. Et je veux transmettre cet état d'esprit à mes coéquipiers.

Hugo Bonneval, Wesley Fofana et Mathieu Bastareaud (France) lors d'une session d'entrainement

Hugo Bonneval, Wesley Fofana et Mathieu Bastareaud (France) lors d'une session d'entrainementIcon Sport

Etes-vous satisfait de la préparation de l'équipe depuis son arrivée ?

M.B. : Je suis un éternel insatisfait. On aurait pu mieux faire, mais dans l'ensemble je suis satisfait de ce que nous avons fait, car ce n'est pas facile de se remettre d'un tel voyage et du décalage horaire. Hier lors du dernier entraînement, il fallait avoir des certitudes et je pense que l'on y parvenu. Attention, je ne dis pas que l'on arrive en pleine confiance face aux Blacks, mais il faut croire en ce que nous avons travaillé pour espérer quelque chose.

Vous avez aussi des certitudes après le Tournoi...

M.B. : Le tournoi c'est du passé. Nous sommes dans d'autres conditions. C'est un autre adversaire. C'est complètement différent. Je ne dirais pas que l'on part dans l'inconnue mais je sais que ce sera un autre rythme, une autre bataille.

Morgan Parra (France)

Morgan Parra (France)

Les retours de joueurs expérimentés, comme Morgan Parra ou Yoann Maestri, sont-ils une aide pour vous ?

M.B. : Ce sont des joueurs expérience, Morgan et Yoann, je les connais depuis plus de dix ans. Je peux m'appuyer sur eux. C'est un plus, une bénédiction même. Comme dit Guilhem Guirado, un capitaine n'est jamais seul. Là, j'ai des joueurs autour de moi pour me décharger un peu et cela me permet de me concentrer sur mon rôle de joueur. Il y a aussi Maxime Médard qui a beaucoup d'expérience et qui va encadrer nos deux ailiers un peu fou-fou.

Pour les journées, une tournée réussie, est-ce synonyme de billet pour la Coupe du monde au Japon ?

M.B. : Je me projette pas jusqu'à la Coupe du monde. Il y a déjà ce match de samedi puis deux tests en suivant. Mais une tournée réussie, ça peut... C'est une question à poser à Jacques Brunel, ce n'est pas à moi d'y répondre. Entre joueurs, on s'est seulement dit que l'on voulait faire quelque chose ici et on en a tous envie. Le premier match donne souvent le ton de la tournée, donc c'est un grand rendez-vous. Ce n'est pas la peine de parler beaucoup avant, la vérité c'est celle du terrain.

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