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Serin : "Jalibert était prêt"

Serin : "Jalibert était prêt"

Le 06/02/2018 à 13:09Mis à jour Le 06/02/2018 à 13:26

Des questions ont été émises, la semaine dernière, quant à la préparation physique des jeunes internationaux français. Etait-ce trop tôt pour Matthieu Jalibert, sorti blessé du dernier France/ Irlande ? Baptiste Serin, son coéquipier à Bordeaux et en équipe de France, n'en est pas convaincu...

Rugbyrama : Dimanche, votre président Laurent Marti a réagi vertement à la blessure au genou de Matthieu Jalibert, estimant que le demi d'ouverture de l'UBB était peut-être encore trop tendre pour le niveau international. Qu'en pensez-vous ?

Baptiste Serin : J'ai du mal à répondre... J'ai beaucoup de respect pour Laurent, vraiment. Mais pour moi, Matthieu était prêt. J'ai évolué à ses côtés en Top 14 et à mes yeux, Matthieu Jalibert a été le meilleur numéro 10 de la première partie de saison. Cela aurait été bête de ne pas le prendre, non ?

Cette blessure est-elle la faute à pas de chance, finalement?

B.S. : Je crois, oui. Une blessure genou contre genou, j'aurais pu me la faire même avec Parentis (son village natal), en Honneur... Je vous rappelle que l'Irlandais (Bundee Aki) n'était pas bien non plus, sur le coup... Je comprends Laurent parce qu'il a envie de protéger son joueur. C'est son petit. Je suis d'ailleurs passé un peu par là il y a deux ans, quand mon président essayait de me protéger.

Bundee Aki (Irelande) plaqué par Matthieu Jalibert (France) le 03/02/2018

Bundee Aki (Irelande) plaqué par Matthieu Jalibert (France) le 03/02/2018Icon Sport

Les jeunes français sont-ils placés dans les meilleures conditions ?

B.S. : En France, on se plaint parce que les jeunes ne jouent pas. Et quand ils jouent pour montrer leur talent, on se plaint encore. Moi, j'ai été mis dans les meilleures conditions possibles à mes débuts. Et je suis sincère en le disant.

Pensez-vous néanmoins que les jeunes joueurs sont suffisamment mâtures, physiquement parlant, pour répondre aux exigences du très haut niveau ?

B.S. : Quand j'ai commencé en équipe de France, je faisais 75 kg. A Bordeaux, j'ai joué la moitié d'une saison en numéro 10. Je me suis fait renverser par moments. J'ai pris Tuisova dans la gueule... Mais je ne m'étais pas sorti... C'est le rugby. C'est notre sport.

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