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Coupe du Monde 2019 - Le Japon, c’est demain

Le Japon, c’est demain

Le 21/06/2018 à 18:53Mis à jour Le 21/06/2018 à 18:58

L’équipe de France dispute ce samedi à Dunedin (9h35, heure française) son dernier match de la saison. Après cette troisième confrontation face aux All Blacks, il ne restera plus que huit matchs avant l’annonce du groupe qui disputera la prochaine Coupe du monde au Japon.

Le compte à rebours est lancé. Depuis samedi dernier et le deuxième test match face à la Nouvelle-Zélande à Wellington, il reste moins de dix matchs avant l’annonce de la liste des heureux élus choisis par Jacques Brunel et son staff pour le prochain Mondial au Japon. Une échéance que le sélectionneur avait rappelé dès son arrivée au pays des All Blacks : "Il y a ici, en Nouvelle-Zélande, beaucoup de joueurs qui, pour différentes raisons, n’étaient pas là pendant le Tournoi, soit sur blessures ou parce que j’estimais qu’ils n’étaient pas suffisamment en forme. Ils reviennent. Cela veut dire que c’est la dernière occasion pour prendre une place dans ce groupe pour la Coupe du monde. Parce qu’à partir de novembre, on va sans doute se resserrer et on le fera encore sur le prochain Tournoi."

Test Match - Yoann Maestri (France) contre la Nouvelle-Zélande

Test Match - Yoann Maestri (France) contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Lundi, quand le groupe France prendra l’avion pour rentrer au pays et profiter de vacances bien méritées après onze mois de compétition. L’heure de se vider la tête et d’offrir enfin un peu de repos à son corps. Les Bleus auront certainement une pensée pour la prochaine Coupe du monde. Si lointaine et si proche. Certains auront marqué des points, d’autres espéreront n’en avoir pas trop perdu. Après quasiment un mois de vie commune, Jacques Brunel aura, lui, une idée bien plus précise de ses joueurs mais aussi de ses hommes. Car cette seule tournée de l’ère Brunel est aussi un avant-goût de l’aventure japonaise, qui commencera en France dès le mois de juillet pour se terminer à l’autre bout du monde quatre mois plus tard.

La valeur du troisième test

Trois matchs en novembre, contre l’Afrique du Sud et les Fidji au Stade de France, et l’Argentine à Lille, puis un dernier Tournoi des 6 Nations avec notamment trois déplacements (Angleterre, Irlande, Italie). Un véritable sprint à l’échelle du rugby international. Ce dernier match en Nouvelle-Zélande est donc tout sauf anodin. S’imposer chez les meilleurs du monde, à défaut d’être un sésame, est une garantie non négligeable pour les joueurs présents. Déjà, le deuxième test de Wellington, malgré la défaite, a donné du crédit aux hommes présents, à ceux qui ont su relever le défi de tenir tête aux All Blacks pendant soixante-dix minutes à quatorze. Des hommes qui lui ont montré qu’ils pouvaient partir à "la guerre" : "Ce qui me plaît, c’est le caractère de cette équipe dans la difficulté. Ça me conforte dans les qualités de ce groupe."

Test Match - Dany Priso (France) plaqué par Luke Whitelock (Nouvelle-Zélande)

Test Match - Dany Priso (France) plaqué par Luke Whitelock (Nouvelle-Zélande)Icon Sport

Si le mois de juin rime généralement avec examens pour les lycéens et étudiants de France, il en va donc de même pour les rugbymen aspirant à une Coupe du monde. Anthony Belleau, seulement six sélections au compteur avant cette confrontation de Dunedin en témoigne : "C’est dans un an maintenant, donc ça va arriver très vite. Je crois que cette tournée était un moment important dans la construction du groupe à un an de la Coupe du monde, d’autant plus que nous jouons trois fois contre la meilleure équipe du monde."

Test Match - Teddy Thomas (France) contre la Nouvelle-Zélande

Test Match - Teddy Thomas (France) contre la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Pour l’ailier du Racing 92 Teddy Thomas, habitué à connaître des hauts et des bas depuis ses débuts internationaux en 2014 avant de manquer le mondial 2015, la route reste néanmoins encore longue et semée d’embûches : "Nous n’y pensons pas trop encore. On peut se poser toutes les questions du monde, ça n’y changera rien. Huit matchs, oui, c’est peu pour espérer être à cette Coupe du monde. Mais en fait, il y a encore une année de Top 14, qui est long. Surtout, pour la plupart, nous jouerons encore une saison de Coupe d’Europe, où le niveau se rapproche énormément des rencontres internationales. Parfois, c’est même plus intense. Ces matchs de Champions Cup, pour moi, ont autant de valeur représentative que les huit matchs qu’il reste avec l’équipe de France. Si on compile tout ça, ça laisse encore du chemin pour se montrer." Mais ceux qui auront su se mettre en évidence en Nouvelle-Zélande devraient emprunter une route moins sinueuse que d’autres.

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