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Année bleue

Année bleue

Le 01/01/2018 à 15:54Mis à jour Le 01/01/2018 à 15:55

Après une année 2017 très difficile, 2018 ne peut s'annoncer que plus reluisante. Pour cela, les Bleus du nouveau sélectionneur Jacques Brunel doivent retrouver le chemin de la victoire.

En 2018, tout ira mieux. Un vœu pieu ? Forcément, oui. Mais le rugby français vient de si loin… 2017 s’était pourtant ouvert sur un Tournoi des 6 Nations encourageant. La suite fut d’une telle tristesse pour l’équipe de France que 2018, à défaut d’être franchement bleu, ne peut décemment être aussi noir. Il y a d’abord le calendrier. Avec trois réceptions pour deux déplacements seulement (Écosse et pays de Galles), les années paires du Tournoi sont traditionnellement plus favorables au XV de France. Sa dernière victoire dans la compétition, assortie d’un grand chelem, ne remonte-t-elle pas à 2010 ? Il y aura ensuite cette tournée néo-zélandaise, en juin.

XV de France - France / Nouvelle Zélande

XV de France - France / Nouvelle ZélandeIcon Sport

Trois matchs aux antipodes, chez les références ultimes de ce jeu. Si une seule victoire serait un authentique exploit, peu de monde tiendra rigueur à ces Bleus d’une triple débâcle en terre all black. Il y aura enfin la tournée de novembre. Quand ils ont affronté deux fois les Blacks et une fois l’Afrique du Sud en novembre dernier (en plus du Japon), les Bleus croiseront cette fois la route des Springboks, de l’Argentine et des Samoa, comme révélé ci-contre. "L’objectif, c’est de retrouver au plus vite le chemin de la victoire", clamait Jacques Brunel dans ces mêmes colonnes, il y a trois jours. Le contexte lui est plutôt favorable.

L’intérêt commun, enfin ?

Derrière cette analyse factuelle du calendrier, il y a les synergies qui, à défaut d’être avancées, sont au moins enclenchées. Guy Novès n’est peut-être plus l’homme fort du XV de France, sacrifié il y a une semaine sur l’autel de ses résultats mais, surtout, d’une incompatibilité de personne que le président Laporte aura nourri pendant une année. Mais reconnaissons une chose au Toulousain : s’il n’a jamais trouvé de continuité dans les résultats, il aura permis au rugby français d’avancer. Lors de la première année de son mandat, sous la présidence de Pierre Camou, la mise à disposition des internationaux ne s’est jamais faite aussi grande. Les collaborations avec les clubs également. Aujourd’hui, un sélectionneur du XV de France tient dans sa main, par un simple clic, toutes les données chiffrées des performances des joueurs qu’il souhaite suivre.

Pierre Camou

Pierre CamouIcon Sport

Ensuite, sous l’impulsion de Bernard Laporte, une préparation physique estivale s’est mise en place, en 2017, pour les internationaux. "N’en attendez pas de miracle. Nous n’en verrons que des effets timides, peut-être aucun effet pour ces test-matchs de novembre 2017. Mais avec les années et la répétition de ces préparations, cela va porter ses fruits", avait prévenu Novès. S’il ne sera toujours pas question de révolution en 2018, Jacques Brunel devrait aussi bénéficier, dans ce secteur, d’effets accrus.

Jacques Brunel

Jacques BrunelIcon Sport

Enfin, il y a les volontés des acteurs de notre rugby. Le quart de finale de Coupe du monde 2015 et son échec majuscule face aux All Blacks avaient été un électrochoc pour le rugby français. Toujours insuffisant. Le licenciement à venir de Guy Novès devrait encore faire avancer les lignes en direction du XV de France. Grand manitou des clubs, Paul Goze a, de son propre chef, fait un pas en direction de la sélection nationale le mois dernier, s’affirmant prêt à prendre les décisions nécessaires à son épanouissement. Du côté des clubs, le son de cloche est identique. "S’il faut aider le XV de France, on le fera", clamait ainsi Pierre Mignoni, la semaine dernière. C’est maigre ? Bien sûr, au regard du déficit structurel de notre rugby sur ceux qu’il souhaite concurrencer, et du vaste bordel qui semble actuellement régner dans les murs de la FFR. Mais c’est un premier pas. Et si 2018 ne fera toujours pas du XV de France une nation dominante, cette année devrait lui permettre de remettre la marche avant. C’est peu. Mais vu le contexte, c’est déjà beaucoup.

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