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XV de France - Tournée de novembre: en trois jours, le staff a bricolé avec ses outils

En trois jours, le staff a bricolé avec ses outils

Le 29/10/2014 à 17:38Mis à jour Le 29/10/2014 à 17:46

Un peu plus encore que lors du premier stage, les Bleus ont davantage passé de temps à récupérer du week-end qu'à travailler dans l'intensité. Conscients des difficultés, les entraîneurs du XV de France tirent malgré tout du positif de ce second rassemblement préparatoire à la tournée d'automne.

Serge Blanco le reconnaissait lui-même ce dimanche, ce second stage de l'équipe de France n'était pas des mieux placés, arrivant au lendemain d'un week-end européen très chargé. Une proximité gênante qui se traduisait lundi sur le pré du terrain d'honneur de Marcoussis par la mise au repos forcée mais légitime d'un tiers du groupe. Ils étaient un peu plus le lendemain, mais toujours avec cette obligation de récupération en fil rouge qui oblige le staff à préserver les organismes: "Les 48 premières heures sont toujours à la carte en fonction du temps de jeu, de la fatigue et du temps de récupération, explique l'entraîneur des avants Yannick Bru. C'est notre lot habituel".

Un constat devenu routine dont s'est accommodé l'ancien talonneur: "Il n'y a pas de frustration car on l'avait anticipé. On savait que ce serait difficile pour nous de travailler sur le plan énergétique lors de ce stage. C'est pourquoi on avait bossé de manière plus dense sur le premier rassemblement et que cela a été cette fois plus axé sur des discussions et du travail analytique. On savait qu'on allait passer plus de temps en réunion que sur le terrain. L'objectif était de bâtir des complicités". À défaut de répéter efficacement les phases statiques, notamment la touche, puisque Thierry Dusautoir, Yoan Maestri et Damien Chouly, trois cadres du secteurs, étaient dispensés de séance.

Lagisquet: "Mercredi matin, je me suis régalé!"

Lors du premier stage, les Bleus n'étaient vraiment entrés dans le vif du sujet que le troisième jour et ce fut a fortiori encore le cas cette semaine. Deux journées de travail intense sur six en tout, c'est peu. Très peu, même: "Les contraintes sont là et on s'adapte, assure Patrice Lagisquet. Vous allez entendre des entraîneurs de clubs se plaindre de ne pas avoir eu leurs joueurs pendant trois jours pour préparer le match de ce week-end. En équipe de France, on sait aussi qu'on a ce type de contraintes. La semaine prochaine, jusqu'à mercredi, nous ne pourrons pas travailler avec l'intensité qui serait nécessaire pour préparer un match international. Cela ne correspond peut-être pas à l'équilibre que l'on recherche dans une semaine, mais on fera avec. Si on passe notre temps à nous plaindre, cela vous donnera à manger mais nous n'avancerons pas".

Malgré les entraves, le staff tricolore s'impose le précepte de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ce stage aura été l'occasion d'intégrer les nouveaux, dont Alexandre Dumoulin, qui a visiblement conquis le coeur de ses entraîneurs, et de revoir les systèmes de jeu qui seront mis en place le 8 novembre contre les Fidji. La séance de mercredi a même été saluée par Patrice Lagisquet: "C'était bien ! Les nouveaux ont été très intéressants, que ce soit Alexandre ou même Teddy. Je dois vous avouer que c'est certainement l'une des séances où je me suis le plus régalé et où j'ai pris le plus de plaisir depuis trois ans que j'évolue avec cette équipe". Un plaisir qu'on ne demande qu'à partager.

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