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XV de France - Au Mondial, mais avec qui ?

Au Mondial, mais avec qui ?

Le 24/03/2015 à 11:16Mis à jour Le 24/03/2015 à 14:54

Malgré une nouvelle prestation décevante dans le Tournoi des 6 Nations, le staff du XV de France en sait beaucoup plus sur les hommes qui partiront à la Coupe du monde. A neuf semaines de l’annonce des 36 élus (19 mai), et après 82 joueurs essorés en quatre ans, Philippe Saint-André affirme qu’il possède 85% de son groupe en tête. On vous propose un focus sur le groupe tricolore pressenti.

Première ligne: Debaty a marqué des points, Guirado confirme

Dans l’ensemble, la tenue de la mêlée tricolore a répondu aux attentes de Yannick Bru après une année 2013 en demi-teinte. Au poste de pilier gauche, Eddy Ben Arous a parfaitement endossé le rôle de titulaire en se révélant particulièrement précieux pour gratter les ballons. Vincent Debaty a quant à lui séduit contre l’Angleterre en rassurant le staff sur sa faculté à endurer le rythme du très haut niveau. A ce jour, Thomas Domingo, Xavier Chiocci et Alexandre Menini sont distancés.

En l’absence de Dimitri Szarzewski, préservé par Philippe Saint-André, Guilhem Guirado a confirmé les belles promesses entrevues lors des tests de novembre. Meilleur sur les phases de conquête, le talonneur de Toulon a également amené de la continuité dans le jeu grâce à une belle technique individuelle. Si Benjamin Kayser a parfaitement endossé le rôle de numéro 2, le retour de "Szarz" devrait chambouler la hiérarchie en place.

A droite, stigmatisé comme LE poste en souffrance du rugby français, Rabah Slimani a effectué un retour probant sous la tunique tricolore. Besogneux, dynamique, polyvalent à droite comme à gauche, le pilier du Stade français semble incontournable. Rappelé à la rescousse contre l’Italie et l’Angleterre, Nicolas Mas a démontré que son expérience était indispensable à cette équipe de France. Phénomène des Bleus, Uini Atonio doit encore fournir des efforts pour soutenir la cadence du niveau international. Mais sa puissance et sa gestuelle le propulseront en Angleterre.

Eddy Ben Arous a fait belle impression au poste de pilier gauche

Eddy Ben Arous a fait belle impression au poste de pilier gaucheIcon Sport

Deuxième ligne: Le patron, c'est Maestri. Flanquart s'est affirmé

Titulaire affirmé de l’ère Saint-André (36 matches sur 37 possibles, 33 titularisations), Yoann Maestri affiche des stats défensives impressionnantes. Leader du pack, le Toulousain doit encore progresser dans le jeu au cœur de la défense. En l’absence de Pascal Papé (suspendu), qui sera sans aucun doute retenu pour son expérience, Alexandre Flanquart (13 plaquages, 100% face aux Anglais) a prouvé qu’il était un soldat de l’ombre. Romain Taofifenua et Sébastien Vahaamahina, dont les sorties internationales sont trop souvent polluées de fautes grossières, malgré un potentiel exceptionnel, se disputeront la dernière place.

Troisième ligne : Picamoles indispensable, Chouly décalé ?

Ce fut le grand débat de ce Tournoi des Six Nations : la complémentarité de la troisième ligne. Capitaine inamovible, Thierry Dusautoir n’est peut-être plus le Dark Destroyer de 2007 et 2011 mais son charisme n’a pas d’égal. Seul problème, Bernard Le Roux, le lapin Duracell des Bleus à l’activité impressionnante, semble payer un profil trop similaire de celui du Toulousain. Le XV de France manque d’un joueur de rupture. Yannick Nyanga semble tout indiqué mais faut-il encore qu’il ait la confiance totale du staff… Le poste de numéro 8 restera comme le point noir de ce Tournoi. Damien Chouly a clairement déçu. Incapable de peser sur les défenses, le Clermontois est voué à évoluer côté fermé. Loann Goujon a marqué les esprits. Fort à l’impact, très habile de ses mains, toujours dans le sens du jeu, le Rochelais peut s’inviter dans la liste des 36 où Louis Picamoles doit encore apporter des garanties sur sa faculté de déplacement. Wenceslas Lauret est toujours en salle d’attente et Charles Ollivon reste plus que jamais en embuscade.

La puissance de Louis Picamoles semble indipensable au XV de France

La puissance de Louis Picamoles semble indipensable au XV de FranceIcon Sport

La charnière: Tillous-Borde par défaut, Lopez sur la selette ?

Le constat est un peu désespérant. Mais ce Tournoi 2015 n’aura pas permis d’asseoir une charnière. A six mois de la Coupe du monde, aucun nom ne semble évident. Au poste de numéro 9, Sébastien Tillous-Borde a la confiance de PSA mais son leadership est en-deçà de celui de Morgan Parra, le demi de mêlée le plus utilisé avec 12 titularisations mais qui doit revenir à 100% après sa sérieuse blessure (rupture du ligament croisé postérieur NDLR). Présenté comme le protégé de Saint-André, Rory Kockott n’a pas convaincu, notamment dans son jeu au pied.

C’est le feuilleton inattendu de cette fin de Tournoi. Le forfait surprise de Camille Lopez va-t-il relancer le débat autour du numéro 10 ? Hors-sujet dans ce Tournoi, Lopez est loin d’avoir assuré une place de numéro 1. Jules Plisson, malgré une prestation fébrile à Twickenham, pourrait redistribuer les cartes. Numéro 1 en 2014, Rémi Tales est porté disparu mais connaît le projet de jeu tricolore. Le fantasme de revoir Frédéric Michalak (10 titularisations) et François Trinh-Duc semble peu probable. PSA pourrait leur préférer la polyvalence de Pierre Bernard ou la précision de Jonathan Wisniewski.

Ailiers: Nakaitaci s'envole

Derrière son grand sourire, Noa Naikataci est le grand bol d’air frais de cette fin de Tournoi. Un profil, à la fois puissant et insaisissable, dont le XV de France ne peut se priver. Pour accompagner le Clermontois, Yoann Huget et sa polyvalence s’avancent sereinement vers le Mondial. Sofiane Guitoune devrait également s’inviter en Angleterre à la seule condition d’être épargné par une litanie de bobos. Révélation des tests de novembre, Teddy Thomas est peut-être l’incarnation de la starlette stigmatisée par Philippe Saint-André. Si son insouciance est appréciée, sa nonchalance peut également agacer… Le Racingman pourrait être le grand absent du Mondial.

Centre: La rédemption de Mermoz. Dumoulin incontournable...

Il y a embouteillage ! Et les talents sont nombreux. Saint-André devra sacrifier un joueur de classe internationale. Wesley Fofana (33 sélections) et Mathieu Bastareaud connaîtront leur première Coupe du monde. Pour les accompagner, Maxime Mermoz a chassé ses états d’âme pour éclairer le jeu tricolore de sa justesse technique. Gaël Fickou incarne l’avenir du XV de France mais le retour d’Alexandre Dumoulin pourrait contrarier sa présence en Angleterre. Aux yeux de PSA, l’ancien Berjallien est incontournable.

Alexandre Dumoulin plait énormément au staff du XV de France

Alexandre Dumoulin plait énormément au staff du XV de FranceIcon Sport

Arrière: Spedding détrône Dulin

On le pensait indiscutable au poste d’arrière. Homme fort du projet de Philippe Saint-André (19 sélections), Brice Dulin a clairement fait les frais de sa blessure au péroné puis au biceps. En son absence, Scott Spedding s’est affirmé en se lâchant avec le même enthousiasme que sous le maillot de l’Aviron bayonnais. Le natif de Krugersdorp possède à ce jour un léger avantage sur le Racingman.

La liste des 36 probables :

Pilier gauche: Ben Arous, Debaty, Ménini
Pilier droit: Mas, Slimani, Atonio
Talonneur: Guirado, Kayser, Szarzewski
Deuxième ligne: Maestri, Papé, Flanquart, Taofifenua
Troisième ligne aile: Dusautoir, Le Roux, Nyanga, Lauret
Numéro 8: Picamoles, Goujon, Chouly
Demi de mêlée: Parra, Tillous-Borde, Kockott
Demi d'ouverture: Lopez, Plisson, Tales
Centre: Fofana, Bastareaud, Mermoz, Dumoulin
Ailier: Huget, Nakaitaci, Guitoune, Thomas
Arrière: Spedding, Dulin

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