Icon Sport

FFR - Alain Doucet : "Il y avait beaucoup de certitudes dans cette Fédération, elles ont explosé !"

Doucet : "Il y avait beaucoup de certitudes dans cette Fédération, elles ont explosé !"

Le 03/12/2016 à 16:28Mis à jour Le 03/12/2016 à 16:38

ÉLECTIONS FFR - Sans surprise, Alain Doucet est arrivé troisième à l’élection du président de la FFR, ce samedi à Marcoussis. Le Bigourdan est revenu sans langue de bois sur les résultats du vote qui a sacré Bernard Laporte et infligé une lourde défaite à Pierre Camou.

Êtes-vous déçu par votre résultat ?

Alain DOUCET : Non, ce n’est pas une déception pour moi. Je suis bisounours quand je veux bien l’être. Je savais très bien que mon rôle était avant tout de réveiller les foules, de faire venir des gens autour des urnes et de donner à cette élection tout le sens qu’elle doit avoir. Je ne pensais pas bousculer les deux ténors que sont Pierre Camou et Bernard Laporte. Je fais 12% (12,16%, ndlr), j’aurais aimé faire un peu plus. Je crois que l’engagement des gens qui étaient autour de moi méritait qu’on fasse 20% et qu’on ait 4 élus (au lieu de 2 élus, ndlr).

Le score très bas du président sortant vous a-t-il surpris ?

A.D : Tout d’abord, les sortants n’ont qu’à regarder pourquoi ils ont fait un résultat faible. Si je suis parti de la FFR, c’est parce qu’il y avait des choses qui n’allaient pas. Il y avait beaucoup de certitudes dans cette Fédération, elles ont explosé ! Dont acte. Je ne pensais pas que Bernard Laporte passerait la barre des 50%, il l’a fait, cela veut dire que son travail a été récompensé. Il n’y a rien à redire, les gens se sont exprimés. On ne pouvait pas avoir une plus grande représentation que cela. Il faut maintenant rebâtir, les choses seront totalement différentes. Désormais, je suis non pas à la disposition de Bernard Laporte mais du rugby français pour m’activer dans les chantiers qu’on voudra bien m’assigner.

" Pierre Camou s’est entêté dans son idée de Grand Stade et son mode de fonctionnement"

Vous étiez plus proche du programme de Bernard Laporte que de Pierre Camou…

A.D : Pas du tout, j’avais beaucoup d’amis dans la liste de Camou, certainement plus que dans celle de Laporte. Mais Pierre Camou s’est entêté dans son idée de Grand Stade, dans son mode de fonctionnement autour d’une petite nomenclatura qui gravitait autour de lui sans jamais impulser quoi que ce soit de nouveau dans les décisions fédérales. Mon départ était un signal d’alarme. J’étais un sale type, un mauvais garçon... Ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas compris.

Alain Doucet - 3 décembre 2016

Alain Doucet - 3 décembre 2016Icon Sport

Qu’allez-vous faire désormais ?

A.D : Je suis au Comité Directeur de la FFR et je reste un serviteur du rugby français. Les bonnes propositions, je les voterai consciencieusement. Quant aux mauvaises, je les combattrai avec le potentiel qui est le mien.

Contenus sponsorisés