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Médard veut s'éclater

Médard veut reprendre son pied
Par Rugbyrama

Le 10/02/2012 à 09:48Mis à jour Le 10/02/2012 à 10:57

Gêné par une douleur à son pied de frappe, l'arrière toulousain Maxime Médard sait ne pas avoir livré une prestation des plus abouties contre l'Italie. Revanchard à souhait et reconduit par Philippe Saint-André, il compte bien redresser la barre dès ce week-end face à l'Irlande.

Maxime Médard est une exception. Un joueur de classe, de ceux que l'on remarque immédiatement, et pas forcément pour leurs petites folies capillaires. Un surdoué de ce jeu, rugbyvore à l'extrême, capable de planer sur une rencontre comme peu de ses partenaires. Mais aussi, dans un mauvais jour, de passer à côté de son sujet, comme ce fut plutôt le cas samedi dernier contre l'Italie. Sans erreur, mais sans éclat. Propre, mais insuffisant pour un joueur de son talent. Constater que le Toulousain fut le seul joueur de la ligne de trois-quarts à ne pas inscrire d'essai contre les Transalpins demeure bien évidemment un drôle de hasard. Mais de ceux qui interpellent... "Sur tous les essais, j'étais juste derrière le marqueur, sourit Médard. Mais j'étais content pour les autres. Wesley Fofana pour sa première, Vincent Clerc pour son record... Vous savez, il ne faut pas prendre un ou deux mètres de retard derrière ces mecs-là car ensuite, ils sont durs à rattraper. Mais concernant ce match, j'ai surtout des regrets quant à mon jeu au pied. Je n'ai pas permis à l'équipe d'avancer."

Œdème gênant

La raison ? Elle est peut-être à chercher, justement, dans le pied gauche du Toulousain. "Pendant la Coupe du monde, un œdème s'est formé sur mon cou de pied gauche, qui s'est calcifié au fil du temps et me gêne depuis quelques mois. En match, cela ne me dérange pas trop. En revanche, j'ai plus de difficulté à travailler à l'entraînement, entre le froid qui ralentit la balle et cette douleur. Du coup, je travaille plus mon pied droit que mon pied gauche. Dans un sens, c'est assez positif... Et puis, cette semaine, j'ai repris un peu de calcitonine. Cela va déjà un peu mieux."

Du coup, Maxime Médard n'aura plus d'excuses. Le Toulousain sait parfaitement qu'en d'autres circonstances, la prestation livrée face à l'Italie aurait pu lui coûter sa place de titulaire. Sauf que la composition du groupe des 23, avec un seul arrière de métier, et la volonté du staff de reconduire le même groupe ne le permettait pas. "Le fait d'être le seul numéro 15 de métier dans le groupe est un signe de confiance. C'est vrai qu'à l'annonce de la première liste, j'ai été assez surpris car Clément Poitrenaud réalisait de très bonnes prestations avec Toulouse. Mais ce n'est pas pour cela que je me sens plus titulaire qu'un autre. Je sais faire la part des choses : en équipe de France, il faut toujours être au top. Je sais pertinemment que si je ne suis pas bon, je ne serai pas là au match suivant. D'ailleurs, en cours de match, François Trinh-Duc ou Lionel Beauxis peuvent très bien me remplacer."

Challenge

Obligation est donc faite à Maxime Médard de revenir à son meilleur niveau face à l'Irlande, s'il souhaite écouter pour la première fois de sa carrière, dans deux semaines, le Flowers of Scotland chanté a capella dans l'enceinte légendaire de Murrayfield. Cela tombe bien: le Toulousain raffole de ce genre de challenges. Comme celui que ne manqueront pas de lui imposer les Irlandais, redoutables sous les ballons hauts distillés par Jonathan Sexton... "Il va falloir être bon sous les ballons hauts, mais je n'ai pas plus d'appréhension que d'habitude. De toute façon, quel que soit le match, il y a toujours une ou deux chandelles à négocier. Et puis, nous avons bien travaillé à la vidéo et savons à peu près à quel moment les Irlandais seront susceptibles d'en taper." Dès lors, à Médard de jouer.

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