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Des turbulences en interne, Reigt en médiateur... Une coupe du monde sous tension pour les Bleues

Par Rugbyrama
Le | Mis à jour

COUPE DU MONDE FEMININE - Les Françaises se sont qualifiées ce week-end en quart de finale de la Coupe du monde. Un pas de plus vers l'objectif ultime. Et si les sourires étaient évidemment sur tous les visages, en coulisses se cachait en réalité un grand nombre de tensions et de désaccords entre le staff et les joueuses. Retour sur cet épisode de turbulences.

Après de larges victoires contre l'Afrique du Sud et les Fidji (entrecoupées d'une défaite face aux Anglaises), les Bleues ont assuré l'essentiel en se qualifiant en quart de finale de la Coupe du monde. Une réussite qui, malgré tout, n'a pas effacé les désaccords en interne. Une crise qui avait en réalité débuté bien avant le départ en Nouvelle-Zélande.

D'abord, il y a eu les licenciements, au mois de mai, des anciens entraîneurs adjoints, Samuel Cherouk et Stéphane Eymard. Après cela, les Bleues semblaient incapables de produire un match référence, à quelques mois du Mondial et les rencontres amicales du mois de septembre contre l’Italie (une victoire, une défaite) n’ont fait que confirmer la tendance. Il se trouve qu'une partie des joueuses rejetait le management du sélectionneur, Thomas Darracq, qu’elles jugeaient trop dans le contrôle de tous les aspects du quotidien et du sportif plutôt que dans la responsabilisation. Dans les colonnes du Midi Olympique, Laure Sansus expliquait : "Nous avons une équipe de monstres et pourtant, nous sommes sur la retenue. On n’ose pas, comme ce fut le cas contre les Anglaises où nous gâchons des opportunités de contre-attaque. On s’enferme dans des " kicking games "… Alors, oui, on tape fort dans le ballon. Mais nous avons des nanas qui savent jouer comme " JackJack " (Chloé Jacquet), Pauline (Bourdon), Maëlle Filopon, Emilie Boulard, Caroline Drouin… Ces filles puent le rugby, elles savent jouer les coups. Aujourd’hui, il faut qu’elles se délestent de la pression qui les inhibe, qu’elles n’aient pas de regret. "

Au sujet des tensions, l'entraîneur expliquait : "Il y a eu des échanges, on a partagé des ressentis. Le plus important, c’est que tout le monde avait la même ambition : aller chercher quelque chose. Nous, le staff, on est là pour accompagner le groupe, l’aider à se remettre en question positivement pour chercher la meilleure performance. On veut qu’il aille au bout, même si la concurrence est féroce".

Un appel au directeur technique national

Avant le match d'ouverture de la Coupe du monde, les Bleues ont convoqué une réunion en interne avec le sélectionneur, pour lui faire part de leurs doléances. Mais voyant que la situation n'évoluait pas vraiment, pas malgré leurs demandes, elles ont décidé de faire appel au directeur technique national (DTN), Olivier Lièvremont, alors en France. Christophe Reigt, manager général des équipes de France à 7 et féminin qui devait rendre une simple visite aux Bleues est resté et a joué un rôle de médiateur qui semble avoir tout changé...

L'intégralité de l'article et de l'interview de Thomas Darracq sont à retrouver sur midi-olympique.fr